Vie pratique & Loisirs


  • Madagascar et les colonies excitent bien des appétits en France et la presse en témoigne pendant l'époque coloniale. D'autres volumes publiés par la Bibliothèque malgache compilent quantité d'articles parus dans les journaux de Madagascar ou de métropole, sur le ton général de : nous apportons la civilisation à ces grands enfants que sont les Malgaches, en échange nous prenons dans la Grande Île de quoi accroître nos richesses en même temps que nous offrons aux courageux colons les meilleures conditions pour entreprendre et prospérer.
    En écho à l'exposition parisienne Madagascar. Arts de la Grande Île, au musée du quai Branly-Jacques Chirac (du 18 septembre 2018 au 1er janvier 2019), nous avons fouillé cette presse à la recherche de textes qui se seraient intéressés à ces arts pendant l'époque coloniale.


    Cet ouvrage se complète d'un autre, Arts et coutumes de Madagascar : 2000-2012, où sont recueillis des articles plus récents rendant compte, sans esprit de méthode, d'une effervescence culturelle plus contemporaine.

  • Antoine de Baecque, qui connaît L´art de marcher, a donné sous ce titre, en 2013, un ensemble de textes d´Yves Gallot, précédé d´une copieuse préface. L´ouvrage que nous publions, s´il lui ressemble, est néanmoins différent. Il reprend la genèse de ce qui allait devenir, en 1898, L´art de marcher et, en 1909, Souvenirs du célèbre marcheur Gallot.


    Tout commence le 20 décembre 1896 dans le Journal des Voyages par un entretien avec l´étonnant marcheur Gallot, présenté comme une sorte de phénomène et qui ne rechigne pas à conter ses exploits. Si bien qu´il est invité à les partager plus largement dans les numéros suivants. Du 27 décembre au 14 février de l´année suivante, les lecteurs de l´hebdomadaire y lisent donc les huit livraisons des Souvenirs d´un marcheur, situés Au-delà des mers comme le précise un surtitre. Il s´agit en effet de ses aventures américaines, et il n´y est pas question que de marcher. Pour faire bonne mesure et à la demande de « nombreux lecteurs » (ils deviendront ses « nombreux amis » dans l´ouvrage publié en 1898), le feuilleton est prolongé par un article intitulé L´art de marcher.



    On notera avec un sourire que si, dans le Journal des Voyages, la caution littéraire utilisée par Gallot était Paul de Kock, il utilisera ensuite les exemples plus prestigieux de Victor Hugo et de Jean-Jacques Rousseau.

empty