Albin Michel

  • Le chien

    Eric-Emmanuel Schmitt

    « Si les hommes ont la naïveté de croire en Dieu, les chiens ont la naïveté de croire en l'homme. » Quel est donc le secret qui cadenasse l'âme de Samuel Heymann, ce médecin apprécié de tous mais qui reste un inconnu même aux yeux de sa fille ? Quelle est l'admirable relation qui le lie depuis 40 ans à ses chiens ? Mené comme une enquête policière, ce texte émouvant traite de la communication entre les êtres, de la vengeance et du pardon : une surprenante et bouleversante leçon d'humanité.

  • Aucun client ne sait comment il est arrivé à l´Hôtel des deux mondes. Personne ne sait quand il pourra en repartir, ni vers quelle destination.
    Dans ce lieu étrange, tout est possible, même les miracles. Les infirmes recouvrent l´usage de leurs membres et les menteurs disent la vérité. L´énigmatique docteur S. chargé d´accompagner leur séjour ne fait que rendre plus aiguës les questions de ses hôtes.
    Un suspense métaphysique entre rêve et réalité, vie et mort, comédie et tragédie, où Eric-Emmanuel Schmitt y poursuit sa recherche éperdue du sens et pose le mystère comme raison même d´espérer.

    Eric-Emmanuel Schmitt est l´un des auteurs francophones les plus lus et les plus représentés dans le monde. Normalien, agrégé de philosophie, docteur, il s´est d´abord fait connaître au théâtre avec Le Visiteur, un classique du répertoire international. Rapidement, d´autres succès ont suivi, aussi bien sur scène qu´en librairie : Variations énigmatiques, Le Libertin, Hôtel des deux mondes, Petits crimes conjugaux, Mes Évangiles, La Tectonique des sentiments, Kiki Van Beethoven, Milarepa, Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran, Oscar et la dame rose, L´Enfant de Noé, Le sumo qui ne pouvait pas grossir et Les dix enfants que madame Ming n´a jamais eus...
    Ses pièces ont été récompensées par plusieurs Molière et le Grand Prix du théâtre de l´Académie française. Ses livres sont traduits en 43 langues et plus de 50 pays jouent régulièrement ses pièces.

  • Salam Ouessant

    Azouz Begag

    « Mes filles, vous verrez comme c’est beau la Bretagne ! »Mais qu’est-ce qui a bien pu passer par la tête de ce père divorcé pour trainer à Ouessant contre leur gré deux gamines qui fantasment sur le soleil algérien ?Dans sa vie, il est passé à côté de pas mal de choses : le Lyon de son enfance, son pays « d’avant », un amour de jeunesse, son ex femme, et maintenant peut-être même ses adorables pestes de filles... Leur arrivée à Ouessant sous une pluie battante n’augure rien de bon. Mais il faut toujours compter sur la magie des îles…Débordant d’émotion, de tendresse, de drôlerie, le roman d’Azouz Begag, l’auteur du Gone du Chaâba, mêle à la mélancolie du gris de l’océan les accents ensoleillés de ses deux jeunes héroïnes dont la gouaille algéro-lyonnaise va s’avérer contagieuse !

  • Un soir, dans un appartement parisien, Henri et Sonia débattent : faut-il répondre aux appels de leur fils qui, de son lit, réclame à manger alors qu'il s'est lavé les dents ?
    La situation s'envenime quand apparaissent Hubert et Inès qu'ils croyaient avoir invités pour le lendemain. La situation se détériore encore, d'autant qu'Hubert - patron d'Henri -, lui apprend qu'une communication sur les halos de matière noire dans les galaxies, sur quoi Henri travaille depuis trois ans, vient d être publiée, ce qui réduit à néant ses rêves de promotion.
    Cette tragi-comédie du quotidien est rejouée trois fois de suite, dans des interprétations différentes.
    Après une création mondiale de Luc Bondy au Burgtheater à Vienne, fin octobre 2000, la pièce sera mise en scène en novembre 2000 au théâtre Antoine à Paris. Elle sera également à l'affiche en décembre 2000 à Londres, en version anglaise.

  • Claudine à l'école

    Colette

    « Ces quatre-là et moi, nous formons cette année la pléiade enviée, désormais au-dessus des grandes , qui aspirons au brevet élémentaire. »Avec Claudine, quinze ans, intelligente, séduisante, très avertie, ses camarades, la flamboyante directrice de l'école et sa jolie adjointe, les deux instituteurs des garçons et quelques autres, nous allons vivre une année scolaire peu banale...Rempli de vie et de sensualité, Claudine à l'école, premier roman de Colette, réunit déjà toutes les qualités qui assureront l immense succès du grand écrivain.

  • Killer kid

    Claude Klotz

    C'est un 9 mm à canon court et crosse quadrillée, on a livré la sécurité du chargeur. Je l'aime bien. Je suis tellement habitué à lui qu'il vient tout seul dans ma main. C'est avec lui que je vais tuer. J'espère que je m'en sortirais, parce que sinon, je n'aurais vraiment pas beaucoup vécu.Je dois avoir 11 ans.

  • Un étudiant savoyard, promu au rang de précepteur dans la famille d'un banquier de Marseille, occupe ses loisirs à rédiger son journal de vacances. Il a accepté, pour deux mois, la charge d'instruire un jeune garçon, mais il ne tarde pas à s'apercevoir que les femmes qui l'entourent sont autrement intéressantes et que, malgré sa science livresque et ses titres universitaires, il lui reste beaucoup à apprendre. Au départ, François a une haute idée de ses fonctions. Il tient de son éducation de solides principes de morale... La chaleur de l'été, la douceur de la Gloriette, l'intérêt qu'il inspire à une femme séduisante, auront enfin raison de ses méfiances et de sa résistance. Ce roman ne présente que des êtres normaux et assez sympathiques et, s'ils se font du mal, c'est avec les meilleures intentions du monde. Cependant un personnage invisible et diabolique rôde dans les parages ; il se substitue de temps en temps à François et tient la plume à sa place. Asmodée, s'il n'arrive pas exactement à ses fins, parviendra à détourner notre héros de ses devoirs. François n'a entrepris ce journal que pour se faire la main, pour se préparer à son oeuvre future. En effet, il se proposait d'abord d'écrire une tragédie en cinq actes et en vers... Il ne lui manquait plus qu'un bon sujet. Il maudit parfois la littérature, mais c'est par elle qu'à la fin il sera sauvé : par ce goût d'écrire qui se confond chez lui avec le goût de vivre, par cette nécessité d'aller jusqu'au bout, jusqu'au dernier chapitre d'une oeuvre dont il s'est épris : sa propre aventure notée au jour le jour.

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