• La philosophie politique et la psychanalyse ont en partage un problème essentiel à la vie des hommes et des sociétés, ce mécontentement sourd qui gangrène leur existence. Certes, l'objet de l'analyse reste la quête des origines, la compréhension de l'être intime, de ses manquements, de ses troubles et de ses désirs. Seulement il existe ce moment où savoir ne suffit pas à guérir, à calmer, à apaiser. Pour cela, il faut dépasser la peine, la colère, le deuil, le renoncement et, de façon plus exemplaire, le ressentiment, cette amertume qui peut avoir notre peau alors même que nous pourrions découvrir son goût subtil et libérateur. L'aventure démocratique propose elle aussi la confrontation avec la rumination victimaire. La question du bon gouvernement peut s'effacer devant celle-ci : que faire, à quelque niveau que ce soit, institutionnel ou non, pour que cette entité démocratique sache endiguer la pulsion ressentimiste, la seule à pouvoir menacer sa durabilité ? Nous voilà, individus et État de droit, devant un même défi : diagnostiquer le ressentiment, sa force sombre, et résister à la tentation d'en faire le moteur des histoires individuelles et collectives.

  • Les deux textes composant cet ouvrage constituent une présentation de la psychanalyse qui s'adresse d'abord aux non-spécialistes.

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    Le rabbin et le psychanalyste - deux professions qui pour beaucoup représentent une promesse de révélation du sens. C'est par exemple la démarche très caricaturale du patient qui souhaite à tout prix que son psychanalyste interprète son rêve et lui en révèle sa signification sans ambiguïté, mettant fin à toute équivoque possible. Celui qui écoute, qui lit, serait donc détenteur d'une lecture «?vraie?», d'un sens authentique, signant la fin de la possibilité de toute autre lecture.
    Delphine Horvilleur explique ici combien cette théorie de l'interprétation comme théorie du signe serait en réalité gage de la mort de l'interprétation, en l'enfermant dans une fidélité stérile et sourde.

  • Nous sommes tous assoiffés d'amour, nous vivons dans l'idée romantique que l'amour va nous tomber dessus sans crier gare. Et si nos relations amoureuses échouent, c'est bien souvent parce que " nous n'avons pas trouvé la bonne personne ".
    Pour Erich Fromm, éminent psychanalyste d'après-guerre, l'amour, qu'il soit parental, fraternel, érotique ou amour de soi, est un art. Et comme tout art, il s'apprend et se cultive. Apprendre à aimer, c'est prendre conscience de sa place dans la société ; c'est comprendre qu'en se tournant vers l'autre, on explore ses propres ressources ; c'est aussi, paradoxalement, réaliser que c'est en s'aimant soi-même qu'on se rend libre.
    Accessible, profondément humaniste,
    L'Art d'aimer est un ouvrage majeur, un classique indispensable, plus que jamais en résonance avec notre époque.

  • Freud est l'incarnation même d'une révolution. Avec l'avènement de la psychanalyse, c'est toute une vision du sujet humain qui est remise en question. Même si on parle aujourd'hui du déclin de la psychanalyse, la figure de Freud suscite les débats les plus passionnés, même aujourd'hui.
    Le but de cet ouvrage est de vulgariser la pensée de Freud à travers les éléments biographiques qui ont jalonné son existence. Il permet au lecteur de (re)-découvrir ou comprendre Freud et la psychanalyse, et surtout pourquoi cette science ne peut être remplacée par les dérives neuroscientifiques (notamment la prescription  abusive médicamenteuse). 

  • La norme est une fiction, une version lissée de nous-mêmes, un guide imaginaire qui nous rassure. Et si la norme d'aujourd'hui considérait nos fantaisies ? Aussi étrange que cela puisse paraître, être hors-norme, est-ce la nouvelle tendance ?
    L'incitation perpétuelle à nous définir nous fait trop souvent oublier nos ambivalences, nos angles morts, nos pulsions. Nous sommes divisés et multiples déviants, parfois.
    En bousculant nos idées reçues, en nous livrant ses réflexions et son intimité, Mardi Noir nous invite à composer avec ce qui nous encombre : nos corps, nos peurs et nos désirs.
    Neuf portraits parcourent ce livre. Neuf incarnations des normes contemporaines. Et vous, que faites-vous de vos dérives ?

  • Le moi et le ça

    Sigmund Freud

    « L'importance fonctionnelle du Moi s'exprime en ceci qu'il lui est concédé normalement la maîtrise des passages à la motilité. Il est semblable ainsi, par rapport au Ça, au cavalier censé tenir en bride la force supérieure du cheval, à ceci près que le cavalier tente la chose avec des forces propres, tandis que le Moi le fait avec des forces empruntées. Cette comparaison nous emmène un peu plus loin. De la même façon qu'il ne reste souvent pas d'autre solution au cavalier, s'il ne veut pas se séparer du cheval, que de le conduire là où il veut aller, le Moi a coutume lui aussi de convertir la volonté du Ça en action, comme si cette volonté était la sienne propre. »Sigmund FreudTraduit de l'allemand par Jean-Pierre LefebvrePrésentation, notes et bibliographie par Patrick Hochart

  • Voyage au pays de Psyché...
    La psychanalyse est l'une des aventures les plus fortes du XXème siècle, un nouveau messianisme, né à Vienne entre 1895 et 1900, au coeur de la monarchie austro-hongroise et inventé par des Juifs de la Haskala en quête d'une nouvelle terre promise : l'inconscient, la clinique des névroses et de la folie. Phénomène urbain, la psychanalyse est une révolution de l'intime, fondée sur l'actualisation des grands mythes de la Grèce antique. Elle annonce que l'homme, tout en étant déterminé par un destin, peut se libérer de ses chaînes pulsionnelles grâce à une exploration de lui-même, de ses rêves et de ses fantasmes. Une nouvelle médecine de l'âme ? Certes, mais aussi un défi au monde de la rationalité. Cette discipline étrange a été injuriée autant par les religieux fanatiques que par les régimes totalitaires ou les scientistes forcenés, soucieux de réduire l'homme à une somme de circonvolutions cérébrales. Mais elle a été aussi tristement adulée par ses adeptes qui ont souvent contribué à son abaissement à force de jargon.
    Pour ce Dictionnaire amoureux, j'ai adopté le style de la leçon de choses - classer, réfléchir, distinguer, nommer - afin d'éclairer le lecteur sur la manière dont la psychanalyse s'est nourrie de littérature, de cinéma, de théâtre, de voyages et de mythologies pour devenir une culture universelle. J'ai donc traversé des villes et des musées, rencontré des personnages et des thèmes qui me sont familiers et que j'aime particulièrement. De Amour à Zurich, en passant par Animaux, Buenos Aires, La conscience de Zeno, Le deuxième sexe, Sherlock Holmes, Hollywood, Gttingen, Jésuites, La lettre volée, Marilyn Monroe, New York, Paris, Psyché, Léonard de Vinci, etc., on trouvera ici une liste infinie d'expériences et de mots qui permettent de tracer l'histoire et la géographie de cette aventure de l'esprit en permanente métamorphose.

  • La plus libre des disciples de Freud, cette Lou Andreas-Salomé (1861-1937) qu'il appelle par son prénom et à laquelle il a confié la formation analytique de sa fille Anna, adresse au maître en hommage d'affection pour son soixante-quinzième anniversaire cette lettre ouverte. L'amie de Nietzsche et de Rilke, l'écrivain qui a laissé sur chacun d'eux la plus lucide des études, touche au cœur de l'analyse comme de l'écriture. Thérapeute, elle est du sérail. Freud n'hésite pas : il publie le livre aux Éditions psychanalytiques.

  • Freud en un clin d'oeil

    Catherine Muller

    • First
    • 24 Janvier 2019

    Des petits livres pour découvrir et aimer les grands penseurs !
    Un petit livre pour découvrir ou redécouvrir Freud, le père de la psychanalyse mais aussi une figure controversée, encore aujourd'hui, grâce à une partie biographie, une partie analyse des concepts et une partie un plus ludique sur un aspect méconnu du penseur.

  • "Ce livre se penche particulièrement sur la question de l'excès d'amour, que ce soit l'amour fou de la mère pour son bébé ou l'amour fou de l'adolescent pour l'autre tant désiré.

    Comment se joue l'amour fou dans la rencontre entre le bébé et sa mère ? Se rejoue-t-il  à l'adolescence ? La dimension hallucinatoire de la première rencontre entre le bébé et sa mère jusqu'au drame triangulaire de la tragédie oedipienne de l'enfance est-elle réactivée dans l'après-coup du coup de foudre amoureux de l'adolescence et de la jalousie des pairs ? à partir de leur expérience clinique, les auteurs se penchent sur la nécessité de mieux différencier l'amour fou de la passion amoureuse. L'amour fou évoque une attraction irrépressible à la fois pulsionnelle et passionnelle : pulsionnelle où la source et l'objet se confondent ; passionnelle où le complémentaire et l'identique s'estompent. L'amour fou pose la question des modalités d'un travail analytique et en particulier des obstacles au transfert, tout autant avec le couple mère(père)-bébé qu'avec l'adolescent."

  • L'essentiel à connaître sur la psychanalyse ! Pourquoi la " psychologie des profondeurs " est-elle devenue la " psychanalyse " ? Comment peut-on analyser notre inconscient ? Qu'a-t-il à nous apprendre ? La discipline fondée par Freud il y a plus d'un siècle demeure mystérieuse. Pourtant, elle nous dévoile le sens caché de nos rêves, de nos fantasmes, de nos actes... y compris les plus absurdes. À travers toutes ses dimensions (théorique, pratique, historique) cet ouvrage propose, en 50 concepts clés, une approche simple de la psychanalyse.
    50 notions dont :
    o le fantasme
    o la sexualité
    o la phobie
    o le lacanisme
    o le rêve
    o le refoulement

  • « C'est vraiment trop injuste ! » Qui n'a jamais exprimé la plainte de Calimero ? Qui n'a jamais, aussi, pesté contre les bougons, grincheux et grognons qui passent leur temps à formuler leurs griefs ?
    Saverio Tomasella, psychanalyste, s'adresse ici aux Calimero qui voudraient devenir moins râleurs, ainsi qu'aux proches de ces individus difficiles à vivre.
    Nous faisons tous partie, plus ou moins consciemment, de cette cohorte d'éternels mécontents. Alors, comment sortir de la plainte ? L'auteur montre qu'en identifiant les maux véritables qu'elle recouvre, en reconnaissant, chacun dans son parcours de vie, les souffrances qui n'ont pas été entendues, il est possible de retrouver le gout de vivre sans se plaindre - et même dans la joie !

  • Au retour d'un voyage à Vienne début 2018 - c'est-à-dire au lendemain du retour de l'extrême droite au pouvoir en Autriche -, Yann Diener écrit un texte intitulé 'Vienne, toujours freudienne?' pour la chronique qu'il tient dans Charlie Hebdo. Ce texte l'incite à réunir les chroniques dans lesquelles il traitait déjà du concept de répétition. Comme ces chroniques, les chapitres qui les prolongent ici obéissent à l'exigence d'articuler des concepts de la psychanalyse à des questions politiques, pour pouvoir repérer les plis d'une Histoire chiffonnée. Chiffonnée, comme disait le "petit Hans" à propos de sa girafe ; chiffonnée, comme l'histoire même de ce livre (Yann Diener a en effet pris la suite de la chronique que tenait Elsa Cayat jusqu'à sa mort dans l'attentat du 7 janvier 2015). Mais la connotation négative du mot - qu'est-ce qui te chiffonne? - cède ici la place à une conceptualisation progressive, d'un pli à l'autre.
    Le chiffonné, qui n'a pas encore beaucoup attiré l'attention des analystes, est un objet théorique qui vient du champ de la physique autant que du rêve d'un jeune garçon de cinq ans vivant à Vienne au début du XXe siècle.

  • En attendant la femme aimée, au restaurant, un homme fait l'éloge de son amour - il s'appelle Pour. Un autre (le même) - c'est Contre - s'emploie à l'interrompre, à lui montrer qu'il est dans l'illusion, que cette femme est son invention.
    À mesure que l'échange avance, que les arguments se tendent et qu'on ne sait plus parfois si Pour l'est encore, le lecteur qui évoque ses expériences en pareille occurrence amoureuse reconnaît volontiers qu'il est convaincu par l'un et... par l'autre.

    En invoquant les paradoxes de la vie amoureuse - que de détours dans nos sincérités successives !-, l'auteur fait saisir dans quelle dépendance permanente nous sommes au registre de la pensée. Mais si nos pensées étaient soumises à nos passions ? Penser, n'est-ce pas avant tout être pour, être contre ? Aimer, n'est-ce pas avant tout penser qu'on aime ?

  • Quel discours se soucie encore de la vérité?? Pourquoi tenir cette exigence de vérité quand la parole est noyée dans des flux permanents d'informations et de duplications?? La littérature et la psychanalyse partagent un rapport singulier à la parole : celui du déploiement. À l'inverse de l'information, elles continuent à croire en la révélation d'une parole étrangère à l'intérieur de soi. En reprenant la scène de la rencontre entre Diane et Actéon des Métamorphoses d'Ovide, Yannick Haenel offre au lecteur une réflexion sur l'amour et le langage comme exposition d'une solitude sans laquelle aucun discours vers l'autre ne serait possible.

  • Les psychanalystes relèvent, depuis surtout deux ou trois décennies, que les mutations des discours sociaux ne sont pas sans effets sur la subjectivité individuelle. Ils ont plus de mal à penser, malgré quelques indications de Lacan, que « l'inconscient c'est la politique ». Ne peut-on pas alors soutenir que la politique constitue le refoulé de la psychanalyse elle-même ?

    Ce livre tente de lever ce refoulement, et d'en tirer quelques conséquences. Partant de réflexions nouvelles sur la question du sujet, il interroge ce qui peut le commander, en relation avec la question politique - et psychanalytique - du pouvoir. Cette démarche s'inscrit dans la perspective ouverte par Freud concernant la psychologie des foules, et elle suppose de prendre en compte les formes dominantes aujourd'hui de la vie politique, à commencer par le succès des divers populismes.

    À partir de là, l'ouvrage entreprend de traiter de façon nouvelle les questions essentielles de la psychanalyse, du signifiant à l'objet, du rêve au fantasme, du désir à la jouissance.

    Est-ce que pour autant ce livre s'inscrit en faux contre la thèse plus que centenaire selon laquelle l'inconscient c'est en nous à la fois l'infantile et le sexuel ? Non, en ce sens que l'enfant est confronté à la question de la loi, de quelque façon que celle-ci soit formulée. Et en ce sens aussi que le désir lui-même s'inscrit dans un jeu complexe de relations qui ont rapport avec le pouvoir, ou encore avec la position hiérarchique de chacun.

  • Tu aimes beaucoup ta mère, mais tu sais que tu ne pourras pas te marier avec elle.
    Jamais.
    À cause de ton père  : tout le monde connaît le complexe d'OEdipe.
    Parce que Freud l'a dit, et ton psy aussi.
    Mais si tu lis ce livre, tu seras libre... et tu pourras enfin faire ce que tu veux.
     
     
    Pépite d'humour illustré, ce livre apporte aux grandes questions de la psychanalyse des réponses claires, drolatiques et inspirées.
    En quelques coups de crayon impertinents, il explique l'univers freudien aux parents, aux enfants et à tous les autres.
     
    Un classique  !
     
     
    Louise Armstrong (1937-2008) a travaillé dans la publicité, milité pour la cause féministe et publié de nombreux livres pour adultes et pour enfants.
    Les dessins humoristiques d'enfants récalcitrants et malicieux ont très tôt valu une grande renommée à Whitney Darrow (1909-1999), qui fut un des plus célèbres illustrateurs du New  Yorker.
     
     
     

  • Alors que l'écriture d'une oeuvre peut protéger son auteur de la folie comme Lacan l'a montré pour Joyce, certains au contraire en meurent. C'est à résoudre cette contradiction que s'attache Franz Kaltenbeck en lisant des écrivains célèbres des XIXe, XXe et XXIe siècles, diagnostiqués comme mélancoliques. Il les considère comme des puits de savoir sur leur mélancolie, longuement décrite à travers leurs fictions. S'appuyant sur sa solide connaissance du texte freudien, il en tire des idées nouvelles grâce à un récit de Kafka.

    On comprend, à le suivre, que ce qui a d'abord résisté à la mélancolie chez ces auteurs a subi par la suite une défaite mortelle. L'écrivain américain David Foster Wallace met particulièrement ce phénomène en évidence : il dit qu'une catastrophe, qu'il identifie de loin sans pouvoir la maîtriser et la transformer par l'écriture, l'attend au tournant comme les tornades sauvages de son enfance dans le Midwest.  À l'instar de Kleist, Stifter, Nerval, Celan avant lui, il s'est suicidé au sommet de son art.

  • Un texte passionnant de référence sur la psychanalyse, complet et très personnel

    Dans cet ouvrage passionnant, Samuel Dock défend une pratique nouvelle de son métier, plus accessible et plus humaine. Récusant toute approche élitiste de la psychanalyse, il en présente les concepts fondamentaux : plus de cent vingt-cinq entrées, dont " amour ", " désir ", " obsession ", " inconscient ", " refoulement ", " dépression ", " narcissisme "... En puisant dans son propre vécu, dans celui de ses patients ainsi que dans la culture populaire pour illustrer son propos, l'auteur signe un texte profond et ludique.

    Samuel Dock décrit le rôle de la psychanalyse dans la société et confronte la science de Freud au monde contemporain : développement personnel, médias, société de consommation, réseaux sociaux, genre, pornographie... Ces nombreux thèmes, exposés dans une langue précise et délicate, sauront à la fois initier le néophyte à la psychanalyse et questionner le psychanalyste chevronné.

    Le lecteur est invité à découvrir l'envers d'une scène rarement dévoilé, mais surtout à partager la conviction que la cure analytique demeure un espace unique pour revivre son histoire intime et explorer les voies de sa transformation.

  • Le réel est dépourvu de sens, ce qui ne veut pas dire qu'il est sans représentation. Très tôt, Lacan l'énoncera dans son oeuvre. Et c'est par le biais du symptôme que l'analysant donne au psychanalyste les moyens d'appréhender ce qui se passe pour lui dans le réel. Cet ouvrage met au travail cette notion, que Lacan reprend et élabore tout au long de son enseignement, comme une recherche en lien avec la clinique.

    Pour les sciences, voire pour « la Science », cette notion de réel, tout aussi importante, se révèle indispensable à son élaboration.

    Des psychanalystes et des scientifiques de renom montrent en quoi le réel compte dans leur discipline et dans leurs recherches. En toute intelligence, les différences étant évidemment marquées, les exposés des deux approches viennent alimenter un débat d'une brûlante actualité. Ce dialogue vigoureux ouvre des perspectives passionnantes pour un travail encore en chantier.

  • Connais-toi toi-même ? Facile à dire. L'ambition de ce livre est de nous aider à le faire. Il s'inspire de la philosophie : connaître nos affects et nos émotions permet de les contrôler davantage et d'être moins passif vis-à-vis d'eux. De Spinoza à la psychanalyse, l'auteur propose une sorte de continuité où la connaissance de soi devient une manière de se rendre plus libre et prend une dimension éthique. En s'appuyant sur les neurosciences, ce livre expose et justifie une méthode qui peut être appliquée par un psychanalyste au cours des séances ou utilisée par le patient seul dans un contexte d'autoanalyse, en complément d'une analyse en cours ou pour prolonger une analyse achevée. L'argumentation est illustrée par des exemples de cas et vise un objectif concret : grâce aux fiches pratiques fournies dans l'ouvrage, aider le patient, adulte ou enfant, à se passer de l'analyste. Cette méthode permet de ne plus subir passivement nos émotions, de nous les représenter clairement et distinctement, afin de gagner en autonomie et de (re)devenir l'acteur de notre vie. Voici un livre précieux pour chacun, jour après jour, un vade-mecum pour la connaissance de soi. S'il ne promet pas le bonheur, il peut, plus modestement, contribuer à réduire la souffrance. Serge Stoléru est psychiatre, docteur en psychologie. Il est à la fois clinicien et chercheur à l'Inserm. Son itinéraire de chercheur l'a mené de la psychanalyse aux neurosciences.?Vingt-cinq ans de travaux de recherche clinique débouchent sur la nouvelle approche de la connaissance de soi décrite dans cet ouvrage. 

  • "L'image arrive souvent sous cette forme : l'analyse touchera à sa fin quand... Ce qui suit a tout d'un inventaire à la Perec : quand elle aimera danser, quand il saura nager sous l'eau, quand il présentera un concours de soliste, quand elle rencontrera un homme autre que "perdu sans collier", quand il pourra penser à rien, quand elle découvrira que j'existe, quand il arrêtera d'avoir faim, quand elle cessera de confondre "faire une analyse" et "faire une scène", quand il (ou elle) prendra une maîtresse, quand elle aura le temps...
    Au fil d'une même analyse, les images changent. Leur valeur prédictive, elle, vaut ce que vaut le bulletin météo. Pour Anaïs l'image était : quand nous pourrons parler tranquillement de la pluie et du beau temps."

  • Le bébé et ses possibles

    Bernard Golse

    • Eres
    • 8 Octobre 2019

    Le bébé est un monde en soi, un monde de possibles, de virtualités, d'ouvertures, qui nous émerveille et nous surprend. Son étude a mobilisé Bernard Golse tout au long de sa trajectoire professionnelle. Il nous montre qu'elle nous offre désormais de nouvelles pistes de réflexion pour comprendre comment nous devenons des sujets et comment le bébé que nous avons été demeure inscrit au plus profond de chacun d'entre nous.

    À partir des conditions initiales de sa conception et de sa naissance, le bébé éprouve le monde qui l'entoure, il perçoit, il ressent, il doit se situer par rapport aux autres et faire face, parfois, à des traumatismes très précoces. Nous savons aujourd'hui que la question de son devenir dépend fondamentalement de la manière dont nous prenons soin de lui. Tout ceci nous oblige, à la lumière de différentes approches théoriques, à repenser la question du lien et de la causalité dans le champ psychique.

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