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Klincksieck
-
Chroniques de la vie rurale : Journal d'une naturaliste américaine
Susan Fenimore Cooper, Jean-Jacques Audubon
- Klincksieck
- De natura rerum
- 17 Octobre 2025
- 9782252048856
Précédant Thoreau de quelques années, Chroniques de la vie rurale s'impose comme l'un des jalons fondateurs du naturalisme littéraire américain. Dans ce journal publié en 1851, jusqu'alors inédit en français, Susan Fenimore Cooper raconte la vie d'un village de l'État de New York au fil des saisons. Entre carnet de terrain et journal intime, sa prose lumineuse, jamais naïve, dit la beauté du détail et la fragilité des équilibres naturels. Fille du romancier James Fenimore Cooper, dont elle accompagna l'oeuvre et assura la postérité, Susan écrit avec la discrétion d'une sentinelle ou d'une veilleuse. Elle tisse une langue limpide et habitée, attentive à chaque nuance du paysage, à chaque oiseau, à chaque usage d'un monde rural aujourd'hui disparu. À la rigueur scientifique de ses observations répond une sensibilité poétique, qui fait de ce texte un manifeste d'écoute et de lenteur, à rebours de l'accélération contemporaine. Cette première traduction française, réalisée par Faustine Galicia, est illustrée de planches issues des Oiseaux d'Amérique de Jean-Jacques Audubon et préfacée par l'écrivaine Audrée Wilhelmy, qui, nichée dans la forêt québécoise, l'évoque en soeur : « Chroniques de la vie rurale est une leçon d'écoute : une conversation muette entre le monde extérieur et le monde intérieur. C'est dans cette correspondance subtile entre les saisons du paysage et celles de l'esprit que se forge, je crois, l'acte d'écrire. »
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Ce livre est né d'un paradoxe fécond : comment écrire sur les oiseaux sans rien savoir d'eux, ou presque ? Du jour au lendemain, Pierre Vinclair se met à enquêter au fil de poèmes-minute sur ce que les oiseaux nous font, sur la manière dont ils déplacent nos idées en nuées, frôlent nos matins, habitent un monde où leur présence s'efface. Guidé par une curiosité impressionniste, Pierre Vinclair ne s'approche jamais trop près, s'émerveille que l'on entende d'abord leur chant avant de les voir ou de vouloir les nommer. Les photographies de l'artiste coréen Byung-Hun Min, dans la contemplation desquelles s'est élaboré cet essai qui est d'abord une rêverie, viennent scander le texte comme des pointillés noir et blanc.
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Considérées comme les « antimémoires » d'un des plus grands écrivains allemands du XX siècle, les Chasses subtiles révèlent un pan essentiel de l'oeuvre d'Ernst Jünger : l'entomologie. L'observation des insectes, de leurs moeurs et de leurs métamorphoses, constitue une source d'inspiration inépuisable pour l'écrivain, dont il s'attache à rendre la beauté avec une précision qui n'enlève rien à la poésie du style.
Notre édition contient 13 planches en couleur issues d'un livre ancien d'entomologie anglaise, intitulé Illustrations of Exotic Entomology (1770-1882), par Dru Drury, redessinées et gravées par Moses Harris (1730-1787), un coloriste remarquable.
« Il n'y a rien de paradoxal, bien au contraire, à ce qu'un même homme, Ernst Jünger, ait rendu compte comme personne de l'expérience de la Grande Guerre et consacré son loisir à la poursuite des insectes. Dans chaque cas, il a passé outre aux interdits que les dieux jaloux ont dressés devant nous, à la crainte, au dégoût instinctifs que les insectes inspirent communément, à la terreur, à l'horreur stupéfiantes des combats. L'événement le plus important de l'histoire, c'est l'invention de l'écriture. La littérature accroît démesurément notre connaissance, notre conscience, aide à notre délivrance. Le monde s'en trouve élargi, augmenté, enrichi et nous, qui en sommes, avec lui. On voit autre chose, autrement, quand on lit Chasses subtiles. » Pierre Bergounioux -
Les armes des faibles : Formes quotidiennes de la résistance paysanne
James C. Scott
- Klincksieck
- Critique de la politique
- 22 Octobre 2025
- 9782252048863
L'absence de conflit ouvert ou de révolte n'est pas nécessairement l'expression de la soumission des dominés à leur condition ni de leur acquiescement à l'ordre social en place. James C. Scott a consacré deux ans (1978 - 1980) d'enquête ethnographique au sein d'un village rizicole au nord-est de la Malaisie à observer et interroger les villageois pauvres et aisés afin de comprendre les rapports de pouvoir régissant une société paysanne bouleversée par la « révolution verte » - la mécanisation de la récolte du riz ayant provoqué le doublement des rendements de la riziculture et la concentration des richesses. Comment, s'interroge Scott, les villageois pauvres et marginalisés répondent-ils à ces bouleversements qui menacent leurs conditions d'existence ? Sa description minutieuse met en lumière un conflit de classe qui comprend un niveau économique et un niveau symbolique ou idéologique. Si les paysans aisés et les grands propriétaires jouissent de nombreux avantages, les dominés leur opposent les « armes des faibles » pour atténuer les effets de la domination. Relevant de la « résistance quotidienne », celles-ci prennent la forme de dérobades, de petits larcins, de blocages temporaires, mais aussi, sur un plan symbolique, de calomnies, de racontars, d'attribution de surnoms visant à ternir la réputation des riches propriétaires. Scott ouvre un débat important sur les concepts de « fausse conscience » et d'« hégémonie » puisqu'il avance que ces concepts ne suffisent pas à expliquer les rapports de classe. Contrairement aux conclusions des traditions marxiste et gramscienne, Scott montre ainsi que, lorsqu'ils esquivent une part des contraintes liées à leur position de classe, les dominés agissent de manière rationnelle, dans la pleine conscience des limites de leurs ressources politiques, économiques et symboliques. Les analyses développées dans Les Armes des faibles préfigurent les travaux ultérieurs de Scott.
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Connu pour ses grandes fresques romanesques, Walter Scott révèle ici une autre facette de son génie : celle d'un écrivain enraciné, amoureux des arbres, du paysage et de ses métamorphoses. Dans ces deux essais inédits, il parle en praticien autant qu'en poète : sa plume y épouse la courbe des collines, la croissance des feuillus, les caprices du sol, les humeurs du ciel. Qu'il s'agisse de boiser les landes écossaises ou d'égayer les abords d'un manoir par un jardin romantique, Scott compose une véritable esthétique du végétal, où se rejoignent le goût de l'héritage, la conscience écologique naissante et l'intuition d'un art paysager à la fois national et sensible. Ce sont moins des traités que des promenades écrites, où se tissent les arbres et les mythes, le patrimoine et le soin du lieu. Ces textes, traduits pour la première fois en français, résonnent aujourd'hui avec une actualité surprenante : dans un monde en quête de racines et de récits, Scott rappelle que planter, c'est écrire dans la durée.
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« Dialogues imaginaires de Clint Eastwood avec les Grecs, Homère et Aristote, comme avec Spinoza, Kant ou Hegel, mais aussi les contemporains, Walter Benjamin, Emmanuel Levinas ou Jacques Derrida - la découverte d'un visage méconnu de Clint Eastwood. » Jean-Pierre Zarader
« L'imagination est un domaine de rêves, l'imaginaire, un domaine de formes » écrivait André Malraux. C'est en ce sens précis de l'imaginaire que Jean-Pierre Zarader analyse le travail cinématographique de Clint Eastwood. -
Le rat : frère des lisières
Julie Delfour, William Denis
- Klincksieck
- De natura rerum
- 5 Mars 2025
- 9782252048504
Il mesure dix-huit à vingt centimètres sans la queue dont la longueur est sensiblement égale à celle du corps. Ce rongeur prolifique est doté d'une intelligence aiguë et d'une détermination singulière à résister, à survivre, à s'infiltrer. À la campagne, en ville, au-dessus de nos têtes, sous nos pieds... il est partout. Et quoi que nous fassions pour l'éliminer, il revient toujours. Ainsi, le rat est devenu notre meilleur ennemi. Notre frère de l'ombre. Notre bête noire. Après s'être immiscé dans nos sous-sols et avoir pris possession de nos maisons, le voilà qui investit notre maison intérieure : la psyché. Ce double agaçant et rebelle, qui nous fascine autant qu'il nous effraie, nous invite à explorer le dédale de notre inconscient et à renouer avec cette part animale que nous préférons étouffer. Et si nous mettions nos angoisses en veille pour aller à la rencontre du rat-Minotaure ? À défaut de nous perdre tout à fait, nous finirions peut-être... par nous trouver.
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La Genette : Petite biographie d'une furtive
Yann Liotard, Jean Wollenschneider
- Klincksieck
- De natura rerum
- 7 Mai 2025
- 9782252048702
Certains animaux, oubliés du grand public, semblent tout droit sortis d'un bestiaire fabuleux. La genette en fait partie. Habitante discrète des campagnes, elle intrigue par son apparence composite : la souplesse d'un chat, les oreilles d'un fennec, les taches d'une panthère, la queue d'un lémurien. Elle ondule comme un serpent, se dresse en sentinelle tel un suricate. Insaisissable, elle échappe aux regards, se dérobe avant même qu'on la surprenne. Ce livre est une quête. Celle d'un petit prédateur que Yann Liotard n'a lui-même jamais vu, mais qu'il piste en amateur éclairé, à travers les lettres et les arts. De l'Afrique à l'Ardèche, d'Hérodote à Gérard Genette, de la tapisserie de la Dame à la licorne aux timbres-poste des années 1980, il suit ses traces à distance, là où elle laisse son empreinte dans l'imaginaire. Car la genette, tout occupée d'elle-même, ne se laisse approcher qu'en restant à l'écart. Elle nous apprend ainsi à porter un regard neuf sur le monde naturel, à le réenchanter.
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Gestes critiques
Georges Didi-Huberman
- Klincksieck
- Critique de la politique
- 4 Octobre 2024
- 9782252047897
La critique constitue sans doute l'activité primordiale de toute pensée émancipatrice. Or elle se doit d'être - philosophiquement - aussi délicate que radicale. Elle fera tout autre chose, par exemple, que seulement récriminer, dire du mal, chercher noise, vouer aux gémonies, exiger le dernier mot. Ainsi nul ne saurait lui prescrire une forme unique. Comment pourrait-elle devenir conforme à un modèle unique, elle dont la tâche est justement de déconstruire tous les conformismes ? La critique sera donc plurielle, faite de différents gestes possibles. Il y a le geste socratique, que Platon nommait une « technique critique » ou discriminante. Il y a le geste de la lecture philologique, celle qui aura permis à Lorenzo Valla ou à Spinoza de mettre en question, de façon aussi incisive que minutieuse, l'autorité religieuse attachée à certains dogmes. Il y a l'invention de la critique sensuelle par Diderot et, naturellement, ce geste des Lumières effectué par Kant qui, cependant, distinguait bien la critique de tout sys-tème. Il y a, chez les Romantiques allemands, cette façon de critiquer en poètes et, chez Marx, le grand combat critique destiné à transformer le monde. Il y a chez Walter Benjamin un geste critique destiné à nous faire saisir tout à la fois le « courage du poète » et, sur le plan politique, une certaine « organisation du pessimisme ». Il y a le geste d'inservitude se-lon Michel Foucault : le geste à faire pour n'être pas gouverné. En reprenant il y a cinquante ans la formule de Marx - « critique de la politique » -, Miguel Abensour n'a-t-il pas créé une collection exemplaire de ces gestes critiques ? Or son pluralisme n'a rien d'éclectique : c'est bien plutôt un éventail ouvert sur l'extraordinaire fécondité de l'activité critique dans la longue durée de l'histoire. Toute une bibliothèque de la liberté, en somme. Une ouverture aux mille façons possibles de mettre en pièces les conformismes de la pensée, politique notamment. Ayant introduit en France les textes majeurs de la Théorie critique, cette col-lection a également réuni, sous sa fameuse couverture rouge, des lignes de pensées qui vont d'Étienne de La Boétie à Ernst Bloch, de Karl Marx et Pierre Leroux aux surréalistes, de Hegel à Simmel, Benjamin, Arendt ou Kracauer... Elle n'a pas craint non plus de toujours donner la parole à de patients et radicaux chercheurs contemporains. Il fallait s'interroger, ce que tente ce livre, sur la cohérence et l'exigence propres à Miguel Abensour, tant dans sa poli-tique éditoriale que dans son oeuvre personnelle, car les deux sont indissolublement liées. On découvre alors que ce défenseur des « guetteurs de rêves », qui a repensé la notion d'utopie - donc d'espérance politique -, n'a cheminé en tous sens que pour éprouver la fécondité de ce qu'on devra, en fin de compte, nommer une constellation de l'imagination critique.
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La sagesse vient de l'ombre ; dans les jardins de Sicile
Edith de La Héronnière
- Klincksieck
- De natura rerum
- 12 Mai 2017
- 9782252040959
L'oeuvre littéraire d'Édith de la Héronnière a pour terreau la pratique d'un art majeur : celui de l'« égarement ». En s'égarant, on risque bien moins de se perdre que de rencontrer. Et lorsqu'on se trouve en Sicile, ce sont les jardins qui surgissent, ahurissants d'aspect et de tons, au beau milieu des chemins titubants de chaleur.
Édith de la Héronnière nous conduit ici au coeur des mythiques jardins siciliens, ancrés dans une histoire lointaine au parfum oriental. Ces oasis, à la flore si riche en espèces, en couleurs, en odeurs, ont souvent quelque chose d'un peu fou, à l'image du labyrinthe de Donnafugata où l'on peut se perdre à jamais.
Le point commun de tous ces jardins est sans doute l'exubérance créatrice. Derrière les clôtures, la nature n'a pas seulement fait germer le génie botanique ; elle a aussi produit le génie poétique et littéraire. Car nous sommes sur les terres de Lampedusa ou de Lucio Piccolo, et dans les pas de Goethe ou de Dumas. Sous les ficus géants, pétrifiés de soleil, s'étale l'ombre de la mort avec laquelle les Siciliens ont très lentement, note après note, composé une sorte d'« hymne au silence », chantant ainsi leur singulière sagesse. -
Les fleurs parlent. Leur langage original permet de dire, sans un mot, l'amour, l'amitié mais aussi le désespoir, le regret, et bien d'autres sentiments. Cet ingénieux mode d'expression fut véritablement codifié au XVIIe siècle en Perse, où l'arrangement symbolique d'un bouquet (sélam), discours de parfums et de couleurs mêlés, formait une sorte de message secret. Diffusé en Europe par la vague romantique, ce langage fleuri devient un genre littéraire prisé : plusieurs dictionnaires et guides de conversation florale paraissent alors.
Le plus célèbre est Le Langage des fleurs.
Charlotte de La Tour nous guide au fil des mois et des saisons à la découverte des fleurs.
Elle nous dévoile les secrets de leurs significations en une passionnante narration, où légendes et textes anciens les mettent en scène. Chaque fleur est méticuleusement décrite : des couleurs complexes de sa robe à son parfum, en passant par les caractéristiques de son mode de vie.
Richement illustré, ce classique de l'expression florale est l'ouvrage le plus poétique qui soit pour savoir précisément quelles fleurs offrir ou décrypter le message caché derrière un bouquet.
Publié en 1819 par Aimé Martin sous le pseudonyme de Charlotte de La Tour, Le Langage des fleurs sera réédité jusqu'en 1827, puis, à nouveau en 1844, toujours sous le même pseudonyme mais cette fois par Louise Cortambert, femme du célèbre géographe. Durable best-seller, il fera l'objet de plus de vingt-six éditions. -
Le Passage de Jan van Eyck
Anne-Marie Lecoq
- Klincksieck
- Les mondes de l'art
- 21 Novembre 2025
- 9782252048917
Acquis par la National Gallery de Londres en 1842, le Portrait des Arnolfini de Jan van Eyck reste depuis cette date une énigme pour les historiens de l'art.
Le sujet du tableau a en effet suscité de nombreuses hypothèses : s'agit-il d'une scène de mariage, de fiançailles, ou de la simple représentation d'un couple de riches bourgeois ? L'homme est-il bien Giovanni Arnolfini, un marchand de Lucques très connu dans les Flandres au XVe siècle, comme semblent l'indiquer certaines archives ? Ou quelque autre membre de sa famille ? L'oeuvre ne serait-elle pas plutôt un portrait de l'artiste, qui se serait représenté avec son épouse Marguerite ? Et si la jeune femme n'était pas enceinte, en dépit de ce que suggère son ventre proéminent ? Quant à la signature en latin du peintre, bien en vue au centre du tableau, quel sens donner à sa formulation, restée unique dans l'histoire de la peinture ?
Anne-Marie Lecoq fait dans cet ouvrage inédit une passionnante recension des interprétations qui se sont succédé au cours des décennies, suscitées par tous les détails du tableau et leur symbolique supposée, pour livrer enfin - au risque de surprendre - sa propre hypothèse sur les intentions de Jan van Eyck. -
La vie secrète des rapaces nocturnes
John Lewis-Stempel
- Klincksieck
- De natura rerum
- 2 Février 2024
- 9782252047460
La nuit venue, nos bois se remplissent de hululements. Qui n'a pas réprimé un léger frisson en les entendant ? Ne fermez pas vos volets trop vite cependant. Au dehors, une vie nocturne parfois cruelle, toujours fascinante, se déroule. Y règnent en maîtres des rapaces aux yeux perçants et aux serres implacables. John Lewis-Stempel, fermier britannique devenu un des écrivains naturalistes les plus talentueux de sa génération, nous raconte leur histoire. L'histoire familière d'espèces que nous croisons dans nos campagnes, au détour d'une balade en forêt ou dans un grenier à l'abandon : chouettes hulottes et chevêches, hiboux moyen-duc, effraies des clochers,... Depuis la Préhistoire, nous leur prêtons des noms et des attributs variés ; les poètes piquent leur inspiration plume à plume sur leur large tête plate. Illustré par le célèbre ornithologue John Gould, la galerie de portraits tantôt fantomatiques tantôt attachants que nous convie à explorer John Lewis-Stempel déploie les facettes méconnues d'un des animaux les plus populaires du monde vivant.
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Une Conque à l'oreille : Ode aux trésors minuscules
Nicolas Deleau
- Klincksieck
- De natura rerum
- 6 Septembre 2024
- 9782252047835
« Tu aimes le voyage, lecteur. Puissent ces petites chroniques t'y inviter ; les objets qui en nourrissent les histoires jalonnent les chemins de traverse. Et puisses-tu, en refermant ce livre, te laisser vivre toute une journée, en regardant par ta fenêtre le monde qui va, ou cette lèpre sur tel muret délité, qui ressemble a une tête d'oiseau ; noter qu'a l'heure ou le soleil se lève flotte dans l'air une odeur de poisson ; observer comment tournent les a-plats d'ombre portés sur les murs de l'immeuble, en face, par les saillies des terrasses et des balcons. Quelque chose, alors, aura été gagne. »
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Interdite de littérature par son amante Virginia Woolf, Vita Sackville-West (1892-1962) prend en un éclair conscience des trésors qu'elle possède : un mari et un jardin. Son mari, le diplomate Harold Nicolson, conçoit l'architecture et dessine les plans de ce qui deviendra le somptueux jardin de Sissinghurst dans le Kent, que Vita, aristocrate anglaise exubérante, transgressant sans vergogne les règles de l'art des jardins, transforme à quatre mains : elle fait surgir de terre une mosaïque de couleurs, une jungle asymétrique, une orgie dans l'aurore ou le soleil couchant, mais aussi... un extraordinaire jardin blanc. Attention, prévient-elle « j'aime la couleur, qui me met en joie, mais j'ai une prédilection pour le blanc. Les ombres d'un vert glacé que la blancheur peut prendre sous certains éclairages, au crépuscule ou au clair de lune, surtout au clair de lune, peut-être, font du jardin un rêve, une vision irréelle, et l'on sait cependant qu'il ne l'est pas le moins du monde puisque il a été planté exprès. » Ce journal, qui n'est pas sans évoquer, mais en plus féminin et en plus anglais, L'année du jardinier de Karel Capek, est un superbe traité d'horticulture. Les conseils pratiques, organisés par saisons, raviront tous les amoureux de jardins... et de littérature. Les jardins de Sissinghurst sont aujourd'hui les plus visités d'Angleterre.
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La rose secrete ; les histoires de Hanrahan le Roux
William Butler Yeats
- Klincksieck
- De natura rerum
- 5 Avril 2024
- 9782252047514
Cité parmi les plus grands poètes du xxe siècle, William Butler Yeats s'est frayé un chemin envoûtant dans le folklore irlandais, pavé de contes intemporels qui mêlent la prose à la poésie. Dans ces contrées où les roses cultivent leur secret, on croise des pendus qui chantent face à des moines vengeurs, des amoureux maudits et des hommes-oiseaux, des chevaliers oubliés et des magiciens aux mains de bruyères. On croise aussi Hanrahan le Roux, « maître d'école en plein air », poète à la langue vive condamné à vagabonder, intranquille et à demi-fou, après avoir déçu les avances d'Echtge des montagnes, une divinité endormie veillée par les grandes Sidhes. Les Sidhes, sentinelles surnaturelles et ambivalentes, sont issues des légendes gaéliques médiévales. Elles veillent dans la pénombre des forêts, des montagnes et des lacs. Elles ont choisi Yeats comme messager. Là réside sans doute la magie de ces récits qui, dans leur évocation d'une nature pleine de métamorphoses et de mystères, font briller à nouveau les lueurs animistes de nos origines.
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L'oubli du labeur : Arendt et les théories féministes du travail
Katia Genel
- Klincksieck
- Critique de la politique
- 3 Octobre 2025
- 9782252048825
Soin des enfants et des personnes âgées, nettoyage, travail pénible, boulot sale et sale boulot, ces activités ont en commun d'être à la fois nécessaires et invisibles, essentielles et pourtant dévalorisées, difficiles et donc déléguées à d'autres. Elles sont souvent oubliées par les philosophies du travail comme elles le sont dans la réalité sociale. C'est paradoxalement chez Hannah Arendt, pourtant accusée d'avoir une conception réductrice du travail, que l'on trouve une catégorie permettant de les appréhender dans leur unité : celle de labeur. Modifiant la traduction usuelle de sa distinction entre travail (labor) et oeuvre (work), qui renforce l'impression d'une dépréciation du travail par rapport à l'oeuvre, nous proposons de la rendre plus littéralement par le couple du labeur (labor) et du travail (work). Apparaît dès lors chez Arendt une véritable philosophie de l'activité posant le labeur comme condition du travail, lui-même condition de l'action. À l'aide de cette catégorie, elle pointe un ensemble d'activités vouées à la reproduction de la vie qui n'ont pas « droit de cité », mais aussi le redoublement de cet effacement avec l'avènement du social dans la modernité. Malgré l'emprise théorique qu'exerce la logique du labeur, on ne cesse de refuser de le voir, d'en dénier la nécessité comme la dureté, en le confondant avec le travail. Une convergence aussi frappante qu'inattendue peut être mise en évidence entre cette catégorie de labeur et toute une constellation de concepts issus des théories féministes : le travail domestique, reproductif, travail de care ou encore de subsistance. Ces théories ne se sont pas réclamées d'Arendt, qui elle-même ne s'est jamais revendiquée du féminisme. Mais on peut mobiliser ces concepts pour préciser le sens de la catégorie de labeur, répondre aux problèmes qu'elle soulève quant à sa teneur critique, et en esquisser un usage possible dans le cadre d'une philosophie sociale du travail renouvelée.
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Le chant des haies : flore et faune des lisières
Jean de Bosschère
- Klincksieck
- De natura rerum
- 7 Avril 2023
- 9782252047293
Jean de Bosschère, dont l'oeuvre atteste à la fois la connaissance profonde et l'amour de la Nature, est un des maîtres dans l'art de découvrir et de décrire le mystère des choses animales et végétales.
Voici la haie vive : monde secret, fourmillant d'êtres dont elle est le refuge, l'abri, le garde-manger. Le naturaliste l'observe, il l'espionne, pourrait-on dire, dès l'aurore, guettant les premiers bruits du réveil, cris, chants qui se mêlent dans un tout harmonieux. Voici le pic, chasseur de vers et de larves, voici les derniers attardés, la chouette et l'effraie...
Les saisons passent sur la haie. La Voie Lactée printanière est une longue et lumineuse traînée de fleurs. Les insectes peu à peu fourmillent : hanneton, cantharide, grillon. Voici les parfums : églantine, muguet, sureau, tilleul ; les parures : liseron, chèvrefeuille, clématite.
Les chenilles apparaissent, mais aussi les papillons. Comme il a amoureusement décrit la fleur, l'oiseau, le scarabée et l'escargot, Jean de Bosschère s'attarde aux merveilles du vanesse, du paon de jour, du machaon. La haie offre ses bouquets : violette, campanule, digitale ; elle est faite d'arbres aussi : charme, érable, cornouiller. La nuit, c'est le règne de la belette et de la chauve-souris.
L'automne transforme la haie en buisson ardent. Les fruits de l'églantier, de l'alisier, du fusain bonnet-de-prêtre revêtent les branches d'écarlate.
Une à une, toutes les plantes sont décrites avec leurs habitats, leurs moeurs, leurs vices et leurs vertus. Tous les oiseaux, tous les insectes et le comportement particulier de chaque espèce ; aucun être végétal ou animal n'est oublié, et des dessins aussi gracieux qu'exacts illustrent ces pages où la poésie ne le cède qu'à la science. -
Après la sidération du premier confinement, Paule Marie Duquesnoy entame son journal dans un coin de campagne corrézienne, celui qui l'a vue naître et ses aïeux aussi. Un an durant, non loin de son jardin où elle nomme avec soin pensées et rhododendrons, la sauvagerie stagnante du marais du Brezou lui sert d'exutoire. Magie ou maléfice de ses eaux troubles, il dilue les dates, confond l'actualité et les souvenirs. En promenade avec Paule Marie Duquesnoy, on ne se soucie que des saisons. On pouponne du regard de jeunes hérons, on contemple les lames vertes des iris, on s'étourdit du ballet des araignées d'eau, on fléchit dans la brise comme fanent les berces.
À travers une langue d'une poésie diffuse, les journées suspendent un fil humide entre la femme et l'enfant, entre les gracieuses libellules et les anneaux de Saturne, entre la Corrèze et la Corée. À chaque contemplation de la nature son échelle, profondément humaine : minuscule ou astronomique, vibrante ou statique. -
Le vrai mystere des champignons - illustrations, noir et blanc
André D'Hôtel, Patrick Reumaux
- Klincksieck
- De natura rerum
- 9 Septembre 2022
- 9782252046913
Comme le dit un judicieux personnage de Mark Twain, M. Tête de Pudding, un chou-fleur c'est simplement un chou qui a été au collège. Sa monstruosité s'explique par un excès d'éducation, mais c'est bien d'avoir une explication si poussée soit-elle, car nous avons ainsi l'heureuse satisfaction d'expliquer comment le chou-fleur en est venu à ce point. Or les champignons n'ont aucune éducation. Leurs formes affirment une méconnaissance totale de tout usage. Ils ne sont même pas monstrueux. Ambigus et radieux, ils tournent en dérision les plus élémentaires principes. S'ils se pourvoient de ce que l'on appelle un pied et un chapeau, chaque espèce, sur ce thème d'une pauvreté remarquable, s'ingénie à des variations dont la gratuité confine à l'insolence.
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Leçons sur l'histoire et sur la liberté (1964-1965)
Theodor Wiesengrund Adorno
- Klincksieck
- Critique de la politique
- 4 Octobre 2024
- 9782252047880
Dans le semestre d'hiver 1964 - 1965, Adorno consacre vingt-huit cours à la philosophie de l'histoire et à la doctrine de la liberté, qui viennent par avance éclairer deux des dernières séquences de la Dialectique négative (1966), intitulées « Esprit du monde et histoire naturelle. Digression sur Hegel » et « Liberté. Pour une métacritique de la raison pratique ». Loin toutefois de se réduire à un laboratoire de la Dialectique négative, ces cours ont l'ampleur d'un livre autonome où Adorno s'explique de la manière la plus profonde avec les philosophies de l'histoire de Hegel et de Benjamin. Contre Hegel, le philosophe de Francfort tient que la postulation d'un sens de l'histoire est devenue péremptoire et intenable après la catastrophe de la Seconde Guerre Mondiale. Contre Benjamin, il refuse d'abandonner l'histoire à la discontinuité. « Affirmer qu'un plan universel, dirigé vers le mieux, se manifeste dans l'histoire et lui donne sa cohérence, serait cynique après les catastrophes passées et celles qui sont à venir. Mais il ne faut pas pour autant renier l'unité qui soude ensemble les moments et les phases de l'histoire dans leur discontinuité et leur éparpillement chaotique » énoncera la Dialectique négative. Aussi les Leçons sur l'histoire et sur la liberté se présentent-elles comme une grande leçon de « dialectique négative », objectée à la fois à Hegel (dont la dialectique spéculative resterait trop rivée à l'identité) et à Benjamin (dont la conception discontinuiste de l'histoire resterait, au contraire, trop rivée à la non-identité). Par cette double « explication » avec Hegel et Benjamin, Adorno fraye la voie d'une « histoire universelle négative » où devient possible non plus la lecture d'un sens de l'histoire, mais celle de « tendances objectives » à l'oeuvre dans l'histoire. Ces « tendances objectives » régies par des causalités multiples et hétérogènes permettent à Adorno de donner congé à l'idée de nécessité et de rouvrir l'histoire à la contingence pour y introduire les pratiques de la liberté.
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Critique de la politique : Collection-manifeste
Miguel Abensour
- Klincksieck
- Critique de la politique
- 15 Janvier 2025
- 9782252048016
Ce volume rassemble les 105 quatrièmes de couverture que Miguel Abensour a écrites ou co-écrites pour les livres qu'il a publiés dans sa collection de 1974 à 2017.
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Le renard et autres étreintes mortifères
D. H. Lawrence
- Klincksieck
- De natura rerum
- 20 Octobre 2023
- 9782252047408
« Baissant les yeux, elle vit soudain le renard qui la regardait, le menton baissé, les yeux levés sur elle. Ils se rencontrèrent et il la posséda. Envoûtée, elle sut qu'il la possédait. Il la regardait au fond des yeux, et son âme défaillait. Il la connaissait, il n'avait pas peur. Elle lutta, revint confusément à elle, et le vit qui filait, bondissant lentement, avec insolence, au-dessus des buissons. Puis il jeta un coup d'oeil par-dessus son épaule et s'esquiva en silence. Elle aperçut sa queue touffue, lisse comme une plume, l'éclat de son arrière-train blanc, puis plus rien : il avait disparu, aussi rapide que le vent. » D.H. Lawrence
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Esthétique de la résistance
Peter Weiss
- Klincksieck
- Collection d'esthétique
- 12 Juin 2017
- 9782252040980
Ce roman est un livre culte. Publié entre 1975 et 1981, il est considéré comme l'un des chefs-d'oeuvre de la littérature du XXe siècle.
La scène inaugurale : l'analyse du Pergamon dans le Berlin de 1937 entre le narrateur anonyme et ses pairs adolescents, jeunesse inquiète, qui exprime sa haine du système nazi galopant. La fin : les réflexions avinées et mélancoliques sur l'admissible défaite de la résistance au fascisme.
C'est que ce groupe se rencontre exclusivement dans des musées ou des galeries : la résistance politique est un art.
Souvent comparée à la Recherche de Proust et aux Passages de Benjamin, l'oeuvre majeure de Peter Weiss (1916-1982) se résume aussi aisément que l'Ulysse de Joyce.
Refus du renoncement à la résistance, elle est en creux l'une des plus subversives histoires de l'art jamais écrite.