• Roman en neuf lettres, (suivi de) Les nuits blanches de Dostoïevski

  • Nouvelle humoristique de l'écrivain russe Fiodor Dostoïevski parue en 1848

  • Honneur et gloire au jeune poète dont la muse aime les locataires des mansardes et des caves, et dit d´eux aux habitants des palais dorés : Ce sont aussi des hommes, ce sont vos frères ! » C´est en ces termes que Biélinsky saluait en 1846 l´apparition des Pauvres Gens, et certes l´enthousiasme du grand critique russe n´avait rien que de légitime : pour un début, Dostoïevsky venait de s´affirmer comme un maître : à vingt-cinq ans, à l´âge où tant d´écrivains, même heureusement doués, se cherchent encore, il s´étaient soudain révélé, sinon dans toute la plénitude de sa puissante personnalité, du moins avec ce qui devait en rester toujours le trait le plus significatif : son ardente et contagieuse sympathie pour les obscurs vaincus de la vie, ceux que lui-même a appelés plus tard les « humiliés » et les « offensés ».

  • Ce livre numérique a fait l´objet d´une édition soignée pour garantir un confort de lecture optimal.
    Dans une ville de province russe, un groupe de jeunes révolutionnaires conspire contre le tsar et attend l´arrivée de Stavroguine, aristocrate adulé par leur chef, Verkhovenski, qui veut lui donner le pouvoir. Verkhovenski, bourgeois intellectuel, incarne le nihilisme athée et veut conduire la Russie au renversement de l´ordre établi. Stravoguine quant à lui est un sceptique qui voit la lutte sociale comme une distraction contre l´ennui plus que comme un combat pour un idéal politique.
    Dans ce roman très politique et parfois titré Les Possédés, Dostoïevski met en garde la Russie conservatrice et nationaliste contre les débordements socialistes et nihilistes des « possédés », agitateurs de l´époque, mais aussi contre tous les extrêmes politiques, refusant d´imposer à son lecteur sa propre vision du monde.

empty