• Au bagne

    Albert Londres

    • Motifs
    • 28 Mars 2012

    Cayenne. Guyane française. Le bagne. C'est l'absolue folie d'une institution qu'Albert Londres, missionné par sa rédaction, va découvrir, entre l'Ile du diable et l'Ile du Salut. Dans cet espace d'exotisme et de misère crue, c'est derrière les barreaux que se rencontrent les hommes. Les tatoués, les parias, les bandits, innocents et criminels, ils sont tous là, inoubliables. Enquête, reportage, Au bagne est un de ces livres majeurs qui, par sa vérité, force les choses. Un an après sa parution, la France fermait pour toujours les portes du bagne.

  • Albert Londres, figure emblématique et historique du journalisme de terrain, couvre au quotidien les étapes du Tour de France et découvre ainsi la souffrance et les douleurs que s'infligent les coureurs, à une époque où la Grande Boucle n'avait rien d'une partie de plaisir. Bien au contraire c'est d'un véritable combat, d'une guerre avec ses blessés et ses dommages collatéraux, dont Albert Londres se fait ici le témoin.

    Extrait :
    - Vous n'avez pas idée de ce qu'est le Tour de France, dit Henri, c'est un calvaire. Et encore, le chemin de Croix n'avait que quatorze stations, tandis que le nôtre en compte quinze. Nous souffrons du départ à l'arrivée. Voulez-vous voir comment nous marchons ? Tenez...
    De son sac, il sort une fiole :
    - Ça, c'est de la cocaïne pour les yeux, ça c'est du chloroforme pour les gencives...
    - Ça, dit Ville, vidant aussi sa musette, c'est de la pommade pour me chauffer les genoux.
    - Et des pilules ? Voulez-vous voir des pilules ? Tenez, voilà des pilules.

  • Texte intégral révisé suivi d'une biographie d'Albert Londres. Figure incontournable du grand reportage écrit du XXe siècle, défendant souvent des causes de justice sociale, Albert Londres a sillonné le monde pour les grands journaux de son époque et marqué plusieurs générations de journalistes contemporains. Après avoir décrit l'enfer de l'enfermement dans les retentissants "Au bagne" et "Dante n'avait rien vu", le journaliste s'attaque en 1925 à l'univers alors méconnu des hôpitaux psychiatriques. Pour le "Petit Parisien" il se rend dans plusieurs asiles d'aliénés afin de décrire les conditions de vie des malades mentaux qui y sont enfermés. Il visite les établissements, s'entretient avec le corps médical et les patients, dénonce les scandales sanitaires et les mauvais traitements, et dresse finalement en une douzaine d'articles un très lucide et très pertinent état des lieux de la psychiatrie et de la condition faite aux fous par la société de l'époque. Le journaliste n'hésite pas à exprimer aussi un point de vue politique radicalement humaniste sur ce monde de la folie et de la santé publique dans la France de l'entre-deux guerres.


  • Voyage et enquête en Afrique noire du temps de la colonisation française. De beaux portraits qui démontrent tous les "bienfaits" de la colonisation. L'abus des punitions sur la population locale, la mise en place d'un système corrompu; poignant et troublant.

  • La réputation d'Albert Londres (1884-1932) est indiscutable.
    Celui qui a laissé son nom à un des plus grands prix internationaux de journalisme était reconnu pour ses travaux d'investigation fouillés. Au travers de l'écriture, Albert Londres observe et transmet, avec minutie. Au-delà de ces seules interrogations sur un monde en mutation, c'est un devoir.
    Utilisant l'Histoire pour en expliquer l'actualité, l'homme, alors au sommet de sa gloire, décide d'entreprendre l'une de ses plus grandes enquêtes. Nous sommes en 1929, et c'est un sujet qu'il connaît mal : les juifs.
    S'ensuit un périple à travers une Europe troublée. Voyage qui commence à Londres, se poursuit à Paris en passant par les ghettos de Pologne et de Transylvanie, avant de le conduire en Palestine.
    Étonnamment, Albert Londres ne se rendra pas en Amérique, bien qu'il en parle à de nombreuses reprises.
    Dix-huit ans avant la création de l'État hébreu, son optimisme sur le sort des communautés juives de Palestine se traduit par vingt-sept articles initialement publiés en 1929 dans « Le petit Parisien » et qui donneront matière à ce livre essentiel.
    Tout au long de son enquête, Albert Londres relate ces extrêmes dont il est le témoin. En découvrant Tel-Aviv, il débarque à une période cruciale, où ce contraste le saisit. Loin de la misère des ghettos d'Europe centrale, la ville est ensoleillée. Les siècles d'oppression ne sont plus. Il y découvre des Juifs se comportant tels des citoyens d'un pays nouveau, dans une ville moderne et propre.
    Mais le trouble demeure. Le gouvernement de Sa Majesté britannique a trop promis, préparant une collision qui surviendra bien vite. La Palestine aux Arabes et aux Juifs ne sera pas telle que tous la rêvaient et l'espéraient.
    Par cette enquête exceptionnelle, Albert Londres n'hésite pas à avancer sur ces jugements, quitte à se tromper.
    Tout au long de sa lecture, chacun demeure libre de se forger sa propre opinion, et c'est là l'une des grandes forces de celui qui fut un formidable journaliste, fondateur du grand reportage.
    Ce livre est une part de notre histoire commune.
    Il nous appartient d'en saisir l'essence et l'importance de ne pas oublier.
    Dans une Europe face à ses démons, la préface de Michèle Kahn nous rappelle Oh ! que vous nous manquez, M. Londres !

    GC

  • Septembre 1914. Un jeune journaliste, correspondant du Matin, est envoyé sur le front de Champagne. On vient d'apprendre que la cathédrale de Reims est sous la menace des canons allemands. Le débutant rapporte une série d'articles dont l'un commence ainsi "Ils ont bombardé Reims et nous avons vu cela."
    C'est tout simple, un reportage : des faits, et une plume.
    Cette plume, c'est celle d'Albert Londres qui sera pendant plus de vingt ans le voyageur sans bagage de la presse française, envoyé spécial sur tous les continents : sort des travailleurs africains au Congo, des prostituées de Buenos Aires, des Juifs de Palestine, ou des pêcheurs de perles du golfe Persique, rien de ce qui est humain ne lui paraît hors sujet.
    Un talent, une verve, un goût inentamé pour la vérité. Dans une profession où se sont illustrés Mac Orlan, Béraud, Kessel, il est devenu "le patron".
    Cet ouvrage présente les reportages hors de France d'Albert Londres : La Chine en folie (1922), Le Chemin de Buenos Aires (1927), Terre d'ébène (1929), Le Juif errant est arrivé (1930), Pêcheurs de perles (1931).

  • « Dans la Russie des Soviets » est un reportage d'Albert Londres écrit en 1920 pour le compte de l'Excelsior. Il faut cinquante-deux jours au journaliste français pour pénétrer dans la République Socialiste Fédérative des Soviets Russes. A l'époque, on est en plein « Communisme de guerre » ; les journalistes occidentaux ne sont pas admis en Russie rouge, c'est la guerre civile, la famine dans les villes et les campagnes, l'effondrement de la production agricole et industrielle. Albert Londres y découvre une situation extraordinaire : faim, pauvreté, villes en déliquescence, désertées, morts dans les rues, combats, et ce qui l'étonne d'autant plus, c'est le contraste entre cette terrible réalité et l'intention des dirigeants communistes, celle de faire un « paradis sur terre ». Il nous livre un compte-rendu sans concession d'un pays en proie à une crise sans précédent. Un document exceptionnel, à lire absolument, pour toute personne s'intéressant à l'histoire de la Russie, et à cette période en particulier, sans prisme idéologique, sans oeillères, sans discours préfabriqué, du Albert Londres, quoi !

  • Venez vivre Marseille de l'intérieur avec le plus grand guide reporter que le journalisme ait porté.

  • « "Rois, ministres, officiers, gens du peuple, à bas de vos chevaux." À Pékin, dans l'enceinte du Palais d'Hiver, face à la montagne de charbon aux cinq pics et cinq pagodons, sur une stèle millénaire, en cinq langages : mongol, mandchou, chinois, turc et tibétain, ainsi, la vieille Chine, orgueilleusement, apostrophait le passant. À vous tous qui désirez me suivre par les trouées obscures du Céleste Empire en déliquescence, hommes de peu ou de bien, traîneurs de mélancoliques savates ou abonnés de rubriques mondaines, moi, diable blanc et barbare d'Occident, du haut rickshaw1 qui me roule présentement sur le sol immonde et vénéré de la Chine, je crie : - Gens du peuple, officiers, ministres, rois, bottez-vous jusqu'au-dessus du genou, armez-vous de pincettes pour prévenir le contact de toutes choses et en avant ! »

  • Pêcheurs de perles

    Albert Londres

    • Motifs
    • 28 Mars 2012

    Au large des côtes brulantes de la Corne de l'Afrique, Albert Londres observe, fasciné, l'aventure de ces hommes qui plongent à la recherche des huîtres perlières, pour parer la gorge des belles Occidentales. La misère des pêcheurs, la cécité, la surdité qui les affligent, le cynisme des courtiers et des systèmes politiques, mais aussi la poésie des sambouks de la mer Rouge et des marieurs de perles, les rêves de fortune... En 1931, le bourlingueur marche avec les pêcheurs de perles sur la trace des fées" et peint, le verbe haut et l'adjectif corrosif, des tableaux éblouissants du Yémen, de Djibouti-la-Jolie et de Bahrein l'inaccessible, qui ont des "perles au fond de la mer et des étoiles au fond des cieux".".

  • "Contre le bourrage de crâne" est la compilation d'articles écrits sur le front par Albert Londres entre Juillet 1917 et Décembre 1918 pour le Petit Journal alors qu'il est correspondant de guerre, et qu'il doit se frotter à la censure militaire. Le journaliste nous emmène un peu partout sur le front français, à Verdun, Reims, Lille, dans l'Est et le Nord, en Belgique, en Angleterre, à Londres, en Italie, jusqu'à Venise, sur le front autrichien, et après l'armistice, jusqu'en Allemagne, où il décrit un pays vaincu, écartelé entre les révolutionnaires et les mouvements conservateurs refusant la défaite. L'un des textes essentiels à lire quand on veut comprendre la Première Guerre Mondiale, et comment elle fut à la fois conclusion du Dix Neuvième siècle Européen et préambule de la Seconde Guerre Mondiale. Un document indispensable, un témoignage unique, qui façonnera les idées, la carrière et l'indépendance d'Albert Londres.

  • Pékin

    Albert Londres

    Partager les émotions des premiers écrivains-voyageurs et retrouver les racines d'un monde intemporel.
    Dans un empire chinois livré aux guerriers, pirates et autres trafiquants, Albert Londres (1884-1932) affiche une humeur désinvolte : l'allure rapide, la réplique amusante, tout laisse entendre qu'une belle comédie se joue à Pékin, pourtant menacée par les seigneurs de la guerre.
    Loin du ton mélodramatique qui prédomine dans le reportage de guerre contemporain, cette voix décalée, restée étonnamment moderne, renouvelle notre regard sur le monde.
    Texte extrait de La Chine en folie, reportage publié dans l'Exelsior en 1922. (Deuxième édition)
    EXTRAIT
    Qui veut acheter le Palais d'Été ? Qui rêve de démolir vingt mètres de la muraille pour se construire une bicoque avec ces pierres sacrées ?
    C'est à vendre.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    « Loin du ton mélodramatique, en Chine, Albert Londres n'y va pas par quatre chemins. » (Bibliomonde)
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Albert Londres nait à Vichy en 1884. Il passe son enfance à la Villa Italienne, pension de famille tenue par ses parents. Il dévore les oeuvres d'Hugo et Baudelaire. Il entre au Matin. Le 1er août 1914, la guerre est déclarée. Il devient correspondant de guerre. Ses papiers font sensations, son style détonne : plutôt que de se réfugier derrière l'objectivité, il écrit à la première personne. Il raconte ce qu'il voit, ce qu'il ressent et ce qu'il sait.
    Il parcourt l'Espagne, puis l'Italie, et met en évidence les bouleversements apportés par le bolchevisme et le nationalisme qui agitent les esprits en Europe. Au Proche-Orient, au Liban, en Syrie, en Égypte, il traite du problème de la domination franco-britannique. Il réussit à entrer dans la toute jeune U.R.S.S. Il enquête sans complaisance, décrit le régime naissant et raconte les souffrances du peuple. En Inde, il se fait l'écho du vent de rébellion qui souffle sur ce vaste pays encore sous domination britannique; et en Chine, il dépeint un invraisemblable chaos.

  • "Visions orientales" est la compilation de trois textes d'Albert Londres qui complètent avec "La Chine en folie" son voyage initiatique en Asie de 1922. Son texte sur le Japon, écrit quelques mois avant le grand tremblement de terre de Tokyo, nous impressionne toujours par sa clairvoyance, son pouvoir d'observation et sa verve intelligente. Oserons-nous le dire ? Il devine presque le futur conflit du Pacifique...Au Vietnam, il se repose, résiste à la chaleur, découvre le port d'Haiphong, chasse le tigre vers Dalat, et surtout s'éprend de Saigon, « la colonie de la colonie », où l'on rencontre « le dernier argonaute ». Puis il s'aventure dans l'Inde de Gandhi, décrypte le mouvement indépendantiste, et après la Cochinchine, dresse un tableau des comptoirs français en Inde, de Pondichéry, où l'on en veut encore à Louis XV d'avoir laissé tomber Dupleix.

  • « Les Comitadjis » est un reportage d'Albert Londres réalisé en 1931 dans les Balkans, dans le monde des indépendantistes et terroristes macédoniens de l'ORIM. Londres étudie avec minutie l'histoire, la géographie, les conditions politiques qui prévalent en Macédoine, Bulgarie et Serbie. Sans jamais juger, il décrit l'Etat dans l'Etat représenté par l'ORIM, rappelle la tradition des Haïdoucs, et s'intéresse à leurs méthodes, impôt de la Terreur, assassinat comme mode de règlement politique, tout en maintenant des représentants officiels dans les grandes capitales européennes. Intéressant à double titre, que ce soit pour comprendre le fonctionnement des organisations indépendantistes à tendances terroristes, ou pour appréhender la situation des Balkans d'un oeil nouveau. A découvrir !

  • Dans ce récit poignant, comme tous ses récits et reportages, Albert Londres se lance sur les traces de Georges Darien et part à la recherche de Biribi, les bataillons disciplinaires d'Afrique du Nord. On ne peut pas ne pas mettre les deux livres en parallèle, ce que d'ailleurs nous avons fait. Londres obtient la fermeture des camps disciplinaires quelques années après la mort de Darien. L'écrivain anarchiste avait porté le premier coup, Londres aura la peau de ces camps de la mort de la République. C'est "Dante n'avait rien vu". A lire absolument.

  • Texte intégral révisé suivi d'une biographie d'Albert Londres. En 1926, l'auteur de "Marseille, porte du Sud", s'intéresse aux réseaux de prostitution et en particulier au sujet très sensible à l'époque de la "traite des blanches", à savoir l'émigration plus ou moins forcée vers l'Argentine de jeunes femmes françaises pauvres tombées sous la coupe de proxénètes. Après avoir recueilli des renseignements dans le milieu des souteneurs et des recruteurs parisiens, le grand reporter embarque pour Bilbao, Buenos Aires et Montevideo. Sur place, de trottoirs en maisons closes, il mène une passionante enquête de terrain sur la piste des "Franchuchas" malgré l'hostilité de la pègre locale avec ses maquereaux, trafiquants, rastaquouères et canailles en tous genres, tels Vacabana le Maure ou Victor le Victorieux. Il décrit avec minutie les mécanismes et relations de complicité ou d'intérêts bien compris entre tous les membres de ces réseaux de prostitution, notamment entre les filles et leurs protecteurs, ainsi que les diverses communautés impliquées, comme par exemple la puissante "Zwi Migdal", une organisation de proxénètes juifs qui prostitue pour sa part les femmes juives polonaises. "Le Chemin de Buenos Aires", sous-titré "La traite des blanches", est l'une des enquêtes les plus humanistes et les plus engagées d'Albert Londres qui, le premier avec ce livre-reportage, n'hésite pas souligner la responsabilité collective du phénomène et à mettre en cause le système social patriarcal et machiste qui l'engendre et en tire profit.

  • « La guerre à Shanghai » est un reportage d'Albert Londres réalisé lors de l'attaque japonaise de Shanghai fin janvier 1932.
    Albert Londres arrive à Shanghai fin janvier et repart de Chine en mai. C'est son dernier reportage car il périt lors du naufrage de son bateau de retour le 16 mai 1932.

  • Albert Londres ne réécrit pas l'Histoire, il la vit au plus près, en donne environ deux cents échos qui, ensemble, posent un regard, posent un homme, lui fournissent une réputation toute nouvelle et déjà solide.
    Nous n'avons, dans ce volume, compilé que les articles signés par Albert Londres. On sait qu'avant d'arriver à Reims en septembre 1914, il avait déjà écrit quelques grands articles. Mais, en l'absence de son nom après le point final, ils ont été écartés. En revanche, la lecture attentive, quatre années durant, des journaux pour lesquels il travaillait à cette époque a permis d'exhumer, en pages intérieures, quelques textes passés inaperçus dans des éditions précédentes. L'exhaustivité a été notre objectif, la rigueur dans la transcription tout autant. En comparant l'original et les diverses copies publiées avant celle-ci, des divergences apparaissent. Elles partent, pour la plupart, d'un bon sentiment : rétablir, dans des phrases parfois longues, à coups de virgules par exemple, un rythme convenu - alors que celui d'Albert Londres ne l'est guère, dans l'économie de respirations qui le caractérise. Sa prose est un flux tendu qui restitue, mieux qu'une langue classique, le tempo des événements.

  • « Je demeure convaincu qu'un journaliste n'est pas un enfant de choeur et que son rôle ne consiste pas à précéder les processions, la main plongée dans une corbeille de pétales de roses. Notre métier n'est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie. » - Albert Londres, est plus qu'une référence pour de nombreux journalistes en France et dans le monde, mais un mythe qu'évoque notamment l'écrivain biographe Pierre Assouline en rendant un vibrant hommage à « ce journaliste hors pair qui a su donner ses lettres de noblesse à une profession qui expédie, de par le monde, charognards impénitents, vagabonds internationaux et flâneurs salariés du reportage au long cours ».
    L'intégrale d'Albert Londres, relue, corrigée, mise en forme et enregistrée au Format professionnel électronique © Ink Book édition.
    Contenant :
    Biographie de l'Auteur
    L'agonie de la basilique (1914)
    Contre le bourrage de crâne (1917-1918)
    Dans la Russie des Soviets (1920)
    Visions orientales (1922)
    La Chine en folie (1922)
    Au bagne (1923)
    Dante n'avait rien vu (1924)
    Les Forçats de la route ou Tour de France, tour de souffrance (1924)
    Chez les fous (1925)
    Le Chemin de Buenos Aires (1927)
    Marseille, porte du sud (1927)
    L'Homme qui s'évada (1928)
    Terre d'ébène (1929)
    Le Juif errant est arrivé (1930)
    Pêcheurs de perles (1931)
    Les Comitadjis (1932)
    La Guerre à Shanghai (1932)
    Adieu Cayennes (1932) (Nouvelle version de l'homme qui s'évada)

  • Dans « Au bagne », Albert Londres raconte son voyage à Cayenne, à une époque, encore très récente, où les condamnés français Au bagne partaient purger leur peine.
    L'auteur est journaliste et le style de son écriture n'est pas celui d'un romancier. Il nous livre des faits, nous raconte ce qu'il voit...
    Comme une plongée "mortifère" dans l'univers du bagne français. Une histoire de "France" méconnue, peu glorieuse pour l'administration d'un état égalitaire...
    Une grande enquête d'un grand reporter.

    Son texte a aboutira à l'abandon du bagne et de ses scandaleuses pratiques en 1932...

    Edition intégrale avec sa "Lettre ouverte à M. le Ministre des Colonies" in fine.

    Suivi de « Adieu Cayenne » : ou le récit de l'évasion d'Eugène Dieudonné, menuisier anarchiste condamné sans preuve pour avoir appartenu à « la bande à Bonnot » et qu'Albert Londres rencontra quelques années plus tard au Brésil...



    Format professionnel électronique © Ink Book édition.





  • « Gabriele d'Annunzio et l'incident de Fiume » est une série d'articles d'Albert Londres publiés entre Mars 1919 et Janvier 1921. Ces articles, parus dans Le petit Parisien, puis dans L'Excelsior après que Londres se soit fait licencier du Petit Parisien sur ordre de Clémenceau, gravitent autour de la personnalité de Gabriele d'Annunzio, personnage hybride, rêveur et martial, poète célèbre et aviateur héros de la guerre, qui influencera Mussolini et les Fascistes, plaçant souvent D'Annunzio au mieux dans le camp des fous aux rêves dangereux, au pire parmi les Fascistes ou les pré-fascistes. C'est juste mais c'est réducteur. Ces articles nous permettent de comprendre la situation dramatique de l'Italie à la sortie de la Première guerre mondiale, la promesse (non tenue) faite à l'Italie par le camp des vainqueurs, la France et le Royaume-Uni, le ressentiment italien résultant dans une agitation sociale et politique intense, et dans un sursaut de nationalisme revendicateur. Albert Londres nous fait aussi découvrir le personnage de Gabriele d'Annunzio, son indignation face au sort des compatriotes de Fiume, et le « coup » de Fiume. Ensuite, c'est au lecteur de juger, non pas sur la base de ce qu'il convient de penser ou de dire, mais en fonction des faits.

  • En février et mars 1932, Albert Londres envoie ses derniers articles au quotidien « Le Journal » depuis la Chine. Ce sont ici tous ses articles si précieux tant par leurs qualités journalistiques que sociologiques ou historiques, que nous réunissons dans un unique volume, suivi de « La Chine en folie » où il raconte La Chine d'alors, avec ses quatre cents millions d'habitants, mais aussi celle des seigneurs de guerre, des mercenaires, des bandits et des guerres civiles.
    Une édition électronique complète des 47 articles référencés et illustrés, que l'éminent journaliste Albert Londres consacra à la Chine.
    D'autres articles et enquêtes auraient dû nous parvenir ; malheureusement, ils disparurent avec la mort suspecte d'Albert Londres dans un incendie, alors qu'il revenait de Pékin. Albert Londres semblait avoir découvert un grand scandale en Chine : « Il est question d'armes, de drogue, d'immixtion bolchévique dans les affaires chinoises », rapporte la biographie écrite par Pierre Assouline.
    Format professionnel électronique © Ink Book édition



  • Y'en a qui font la mauvaise tête au régiment
    Les tires-au- cul ils font la bête inutilement
    Quand ils veulent plus faire l'exercice et tout l'fourbi
    On les envoie faire leur service à Biribi à Biribi
    A Biribi c'est en Afrique où qu'l'plus fort
    L'est obligé d'poser sa chique [se tenir tranquille]
    Et de faire le mort
    Où que l'plus malin désespère de faire chibi [s'évader]
    Car on peut jamais s'faire la paire à Biribi à Biribi
    A Biribi c'est là qu'on marche faut pas flancher
    Quand l'chaouch [le sous off'] crie "en avant marche" il faut marcher
    Et quand on veut faire ses épates c'est peau d'zébi [quand on veut faire le malin, c'est en vain]
    On vous met les fers aux quat' pattes à Biribi à Biribi
    A Biribi c'est là qu'on crève de soif et d'faim
    C'est là qu'il faut marner [travailler] sans trêve jusqu'à la fin
    Le soir on pense à la famille sous le gourbi
    On pleure encore quand on roupille à Biribi à Biribi
    A Biribi c'est là qu'on râle qu'on râle en rut
    La nuit on entend hurler l'mâle qu'aurait pas cru
    Qu'un jour y s'rait forcé d'connaître Mamzelle Bibi [avoir des relations homosexuelles]
    Car tôt ou tard il faut en être à Biribi à Biribi
    On est sauvage, lâche et féroce quand on r'vient
    Si par hasard on fait un gosse on se souvient
    On aimerait mieux quand on s'rappelle c'qu'on subit
    Voir son enfant à la Nouvelle qu'à Biribi qu'à Biribi



    Aristide Bruand


  • Adieu Cayenne
    Albert Londres
    Texte intégral. Cet ouvrage a fait l'objet d'un véritable travail en vue d'une édition numérique. Un travail typographique le rend facile et agréable à lire.
    Albert Londres a été le journaliste le plus réputé de son temps ; En 52 voyages à travers le monde, il a couvert la révolution russe, la colonisation en Afrique, la traite des blanches, le tour de France, la première guerre mondiale, mais aussi le bagne de Cayenne qui a été une de ses grandes indignations.
    Il présente ici l'histoire de Camille-Eugène-Marie Dieudonné, un ébéniste qui fréquente les milieux anarchistes. Dieudonné collabore au journal « l'anarchie ». C'est ainsi qu'il fait la connaissance des membres de la bande à Bonnot, et notamment de Jules Bonnot qu'il rencontre au journal.
    Arrêté le 29 février 1912, Dieudonné est accusé de complicité dans le braquage de la société générale, rue Ordener. Le témoin qui l'accable a changé plusieurs fois de version et a déjà accusé deux autres personnes d'être le quatrième homme durant le braquage... Source ce-que-je-lis.fr
    Retrouvez l'ensemble de nos collections sur http://www.culturecommune.com/

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