Collection XIX

  • Les hommes ne se séparent de rien sans regret, et même les lieux, lès choses et les gens qui les rendirent le plus malheureux, ils ne les abandonnent point sans douleur.C'est ainsi qu'en 1912, je ne vous quittai pas sans amertume, lointain Auteuil, quartier charmant de mes grandes tristesses. Je n'y devais revenir qu'en l'an 1916 pour être trépané à la Villa Molière.Lorsque je m'installai à Auteuil en 1909, la rue Raynouard ressemblait encore à ce qu'elle était du temps de Balzac.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • La famille de Don Juan. - Maternité douloureuse. - Le baptême. - Chez l'astrologue. - Alchimie et magie. - Les rêves de la comtesse. - Le langage des astres. - Jacobi assommé. - La revanche du hibou. - Les prétentions de Don Jorge.Don Juan Tenorio était le fils de Don Diego Pons Tenorio, quinzième seigneur de Cabezan en Asturie, onzième seigneur de Peral y Cobos en Vieille-Castille, sixième seigneur de Fuente-Palmera en Andalousie. C'est dire qu'il descendait d'une antique et noble lignée.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • En mars 1902, je fus à Prague.J'arrivais de Dresde.Dès Bodenbach, où sont les douanes autrichiennes, les allures des employés de chemin de fer m'avaient montré que la raideur allemande n'existe pas dans l'empire des Habsbourg. Lorsqu'à la gare je m'enquis de la consigne, afin d'y déposer ma valise, l'employé me la prit ; puis, tirant de sa poche un billet depuis longtemps utilisé et graisseux, il le déchira en deux et m'en donna une moitié en m'invitant à la garder soigneusement.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.


  • « Voyez cette fille de campagne : que ses regards sont innocents ! que ses habits sont propres quoique unis ! N'êtes-vous pas indigné de voir la maquerelle qui n'oublie rien pour la débaucher ? Elle couvre ses desseins sous le voile de la piété et ne parle que.de prières et de dévotions, jusqu'à ce que la pauvrette soit vendue et livrée à Francisque. Voyez ce vieux paillard, comme il lorgne la belle : il est l'emblème véritable d'un satyre impudique. Le curé de campagne arrive à la ville avec une méchante rosse. Jugez ce qui l'amène : moins à faire et mieux payé. »

    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • De tout ce qu'il advient par le monde et des passions humaines vous tracer le tableau, telle est mon intention, dans ces nouvelles. Au moyen de certain récit assez gracieux, je veux aujourd'hui vous démontrer, ô belles dames, que souvent l'occasion fait le larron. Si l'on place devant lui un plat de poisson, ne nous étonnons pas que le chat le mange.Si, par exemple, un allumeur de réverbères approche d'un paquet d'étoupe son lumignon, sans vouloir que l'étoupe s'enflamme, le paquet lui dira : « Je suis de l'étoupe ; si tu ne veux que je brûle et me consume, pourquoi approcher de moi le feu ?Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Zoloé sur les limites de la quarantaine n'en a pas moins la prétention de plaire comme à vingt-cinq ans. Son crédit attire sur ses pas la foule des courtisans et supplée, en quelque sorte, aux grâces de la jeunesse. A un esprit très fin, un caractère souple ou fier selon les circonstances, un ton très insinuant, une dissimulation hypocrite, consommée ; à tout ce qui peut séduire et captiver, elle joint une ardeur pour les plaisirs cent fois plus vive que Lauréda, une avidité d'usurier pour l'argent qu'elle dissipe avec la promptitude d'un joueur, un luxe effréné qui engloutirait le revenu de dix provinces.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • CONTELe trait suivant, lecteur, est d'assez bon aloi :Je le tiens de Monsieur GéronteLequel me l'a donné pour une histoire ; et moiJe vous le donne pour un Conte :Car il faut, tant qu'on peut, être de bonne foi.
    C'est tout près de Paris que se passe la scene.Un Grenadier (la Rose était son nom)
    Jeune, bien fait, bon compagnon,
    Etant en semestre à Surene,De Thérèse un beau jour lorgna le pied mignon.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

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