• Edition enrichie (Introduction, notes, commentaires, chronologie et bibliographie)Avec Les Fleurs du Mal commence la poésie moderne : le lyrisme subjectif s'efface devant cette « impersonnalité volontaire » que Baudelaire a lui-même postulée ; la nature et ses retours cycliques cèdent la place au décor urbain et à ses changements marqués par l'Histoire, et il arrive que le poète accède au beau par l'expérience de la laideur. Quant au mal affiché dès le titre du recueil, s'il nous apporte la preuve que l'art ici se dénoue de la morale, il n'en préserve pas moins la profonde spiritualité des poèmes.
    D'où la stupeur que Baudelaire put ressentir quand le Tribunal de la Seine condamna la première édition de 1857 pour « outrage à la morale publique et aux bonnes moeurs » et l'obligea à retrancher six pièces du volume - donc à remettre en cause la structure du recueil qu'il avait si précisément concertée. En 1861, la seconde édition fut augmentée de trente-cinq pièces, puis Baudelaire continua d'écrire pour son livre d'autres poèmes encore. Mais après la censure, c'est la mort qui vint l'empêcher de donner aux Fleurs du Mal la forme définitive qu'il souhaitait - et que nous ne connaîtrons jamais.

  • Dans ces trois textes contemporains des Fleurs du Mal - De l'essence du rire, Quelques caricaturistes français et Quelques caricaturistes étrangers -, Charles Baudelaire évoque, questionnant le rire et son innocence présumée, de nombreux noms de caricaturistes : Daumier, Gavarni, Hogarth... Alors critique d'art, il y excède cependant la forme de l'article, transformant ces réflexions sur le rire et la caricature en un petit triptyque secret pour sa poétique de la modernité.

    "Loin de se résumer à une façon accidentelle de croquer le réel et d'en faire rejaillir, par un effet de déformation concertée, les irrégularités et les hideurs, la caricature est pour l'artiste un instrument de recherche et un lieu d'invention. Elle est un miroir qui pense."
    /> Henri Scepi

  • Édition enrichie (Préface, notes, dossier sur l'oeuvre, chronologie et bibliographie)Lorsqu'il commence à publier ses petits poèmes en prose dans des revues et des journaux, Baudelaire a beau les qualifier modestement de « bagatelles », il a pleinement conscience de ce qu'ils ont de singulier. Et nous le savons mieux désormais, ce qui s'inaugure de manière capitale dans ces textes qui visent à capter l'étrangeté du quotidien de son temps, ce n'est rien moins qu'une forme littéraire nouvelle. Rimbaud et Mallarmé vont s'en souvenir très vite - et bien d'autres après eux.
    Bien que le poète y songeât depuis 1857, l'-année des Fleurs du Mal, Le Spleen de Paris ne parut que deux ans après sa mort, en 1869. Ses poèmes en prose constituaient pourtant à ses yeux le « pendant » de ses pièces en vers, et les deux livres, en effet, se font écho à maints égards. Mais, à la différence des Fleurs du Mal, ce n'est pas ici un recueil composé qui nous est offert : un espace de liberté, bien plutôt, où le ßâneur témoigne d'un nouveau regard venu à l'homme moderne pour lequel la réalité multiplie ses images..
    Edition de Jean-Luc Steinmetz.

  • « Mon cher ami, je vous envoie un petit ouvrage dont on ne pourrait pas dire, sans injustice, qu'il n'a ni queue ni tête, puisque tout, au contraire, y est à la fois tête et queue. »
    Le Spleen de Paris, oeuvre majeure de Charles Baudelaire, se caractérise par une forme poétique alors singulière - la prose «  ouverte sur l'infini » - mêlant les genres et les points de vue (flâneur, philosophe, rêveur, moraliste). Il s'y révèle tout le sublime et le tragique de la vie urbaine.

  • Baudelaire écrit en 1851 cette étude savante et voluptueuse sur l'alcool et le haschisch.
    Il révèle la puissance créatrice et la force destructrice, les illusions et les charmes sinistres de ces deux substances addictives, comparées comme moyens de multiplication de l'individualité.

  • Edition enrichie (présentation, notes, appendices, chronologie et biblioggraphie)Lorsque Baudelaire publie Les Paradis artificiels en 1860, l'expérience du hachisch n'a guère été pour lui qu'une curiosité passagère, quand l'opium, au contraire, accompagne depuis longtemps le traitement de ses souffrances. Le Poème du hachisch précède donc, dans les Paradis, Un mangeur d'opium, recomposition assez libre des Confessions d'un opiomane anglais de Thomas De Quincey, où Baudelaire a tenté de fondre ses « sensations personnelles avec les opinions de l'auteur original ».
    Le livre fut jugé extravagant et immoral. On aurait tort pourtant d'y lire une apologie de la drogue - et l'adjectif artificiels a sa pleine valeur de dénigrement. Car s'ils transcrivent des expériences, les Paradis touchent à la quête de l'infini : art poétique dissimulé, traité moral marqué d'anecdotes, ils sont la clef d'un monde où la volonté et la volupté entrent en concurrence pour que finalement triomphe une lumière supérieure qui refuse l'abandon trop facile à de fantasmagoriques jouissances. Et c'est le livre d'une poésie fondatrice.
    Edition de Jean-Luc Steinmetz. 

  • Morale du joujou

    Charles Baudelaire

    • L'herne
    • 7 Avril 2021

    Sous le titre général « Morale du joujou » sont rassemblés quatre textes de Charles Baudelaire. Des écrits de jeunesse et de maturité, où perce déjà son génie, en même temps que son style s'aiguise et que se précisent ses conceptions esthétiques novatrices et polémiques. Qu'il s'agisse de l'amour ou de la littérature, l'auteur s'emploie à dénoncer l'idolâtrie de la nature, à dissocier la beauté de la morale. Le Beau et le Bien ne vont pas de pair. « Le beau, dira-t-il en une formule célèbre, est toujours bizarre. »

  • La correspondance troublante et singulière de Baudelaire à sa mère." Je n'ai que ma plume et ma mère ", écrit Baudelaire à son tuteur le 5 mars 1852. Les rapports de Baudelaire à sa condition d'homme et de créateur sont étroitement liés à ceux, étranges et passionnels, qu'il entretint toute sa vie avec sa mère.
    Cette relation étroite est également due à sa condition financière : accumulant les dettes, toujours en manque d'argent, il se plaint en permanence à sa mère. D'ailleurs, il ne parle pour ainsi dire jamais de poésie ou d'art avec elle. Tout y est affaire de choses matérielles et de soucis intimes. Ce qui donne à ces lettres attachantes la vision d'un Baudelaire se débattant avec les problèmes du quotidien.
    Mais par-delà cette apparente trivialité, les formules assassines sur l'humanité et " l'ennui " qui toujours assaille le poète, se révèle aussi une relation terrible et ambigüe, voire sado-masochiste. On voit un génie implorer sa mère de le reconnaître et de l'aimer, alors qu'elle est persuadée qu'il gâche son existence. Cette obsession de gagner l'amour de cette femme adorée et haïe à la fois rend cette correspondance troublante singulière.

  • Comment on paye ses dettes quand on a du génie rassemble deux textes de Baudelaire, encore jeune littérateur. Le premier de ces textes, qui donne son nom au recueil, est un exercice de jeunesse qui laisse apercevoir le grand talent de l'auteur, sous l'influence d'un Maître : Balzac, que Baudelaire admirait et qui, endetté jusqu'au cou, passa sa vie de forçat littéraire à fuir les créanciers. Le second texte est une parabole humoristique - grandeur et misère de l'écrivain en herbe - dont l'incipit donne le ton : « L'anecdote suivante m'a été contée avec prières de n'en parler à personne ; c'est pour cela que je veux la raconter à tout le monde. »

  • « Le romantisme, déclare Baudelaire, est une grâce, céleste ou infernale, à qui nous devons des stigmates éternels. » Ces stigmates sont manifestes dans l'oeuvre de beaucoup des écrivains étudiés par Baudelaire tout au long de ses vingt années de critique militante. Critique militante, en effet, et la part de polémique y est grande. Critique d'actualité aussi, car c'est à propos de ses contemporains que se manifeste surtout le coup d'oeil lucide et prophétique du poète. Son analyse, toujours pénétrante et pleine de verve, parvient à saisir l'importance durable des oeuvres de Wagner, de Flaubert, de Hugo et de Gautier, entre autres artistes.
    Si la valeur d'un critique repose sur son flair, sur son discernement, pour tout dire, sur son jugement, alors Baudelaire critique n'a pas d'égal au XIXe siècle.

  • Baudelaire critique d'art ne cesse jamais d'être poète : « Il m'arrivera souvent, écrit-il, d'apprécier un tableau uniquement par la somme d'idées ou de rêveries qu'il apportera dans mon esprit. » Autrement dit, il décrit comme il flâne, avec une acuité de perception que seule rend
    possible une disponibilité parfaite à l'oeuvre contemplée. C'est à ce titre qu'il encense Delacroix, « peintre essentiellement littéraire », et qu'il raille la ligne dure du dessin d'Ingres. Cette connivence entre peinture et poésie revêt des formes multiples : de la relation classique d'une exposition à la définition de « l'art philosophique », en passant par un éloge en règle du dandysme ou du maquillage, ses écrits sur l'art témoignent d'une pensée toujours mobile,
    insoucieuse des genres et des hiérarchies, fécondée par les correspondances qu'elle décèle.

    Ce volume contient :
    Exposition universelle de 1855 - L'Art philosophique - Salon de 1859 - Le Peintre de la vie moderne - Peintres et aquafortistes - L'OEuvre et la vie d'Eugène Delacroix - Lettre à Manet du 11 mai 1865.

  • Dans ce court essai rédigé en 1855, Baudelaire s'interroge sur ce qui provoque le rire, et en arrive à la conclusion que le rire est satanique et donc profonde´ment humain : « comme le rire est essentiellement humain, il est essentiellement contradictoire, c'est-a`-dire qu'il est a` la fois signe d'une grandeur infinie et d'une mise`re infinie ».

  • La section la plus étudiée des Fleurs du mal, suivie d'une anthologie sur la modernité poétique. En complément, un cahier «  Histoire des arts  ».
     
    L'oeuvre
    Première section des Fleurs du mal, «  Spleen et Idéal  » rassemble les poèmes les plus célèbres de Baudelaire.
    Déchiré entre  l'aspiration à la Beauté  salvatrice et la tentation, toujours présente,  du désespoir, le poète  évoque  la  condition tragique de l'homme moderne.  
     
    Le dossier
    Avec toutes les ressources utiles au lycéen pour étudier l'oeuvre  :
    o un guide de lecture au fil du texte
    o des repères et des fiches sur l'oeuvre
    o un corpus thématique  : «  Le spleen  »
    o des sujets types pour l'écrit et l'oral du bac
    L'anthologie sur la modernité poétique
    15 poèmes incontournables de poètes majeurs qui, avec Baudelaire, ont contribué à l'élaboration de la modernité poétique
     
    Le cahier «  Histoire des arts  »
    Dans ce supplément, des photos en couleurs et différents outils d'analyse permettent d'étudier les peintres qui, tels des «  phares  », ont accompagné et éclairé Baudelaire dans son travail de créateur.
     
    Et un guide pédagogique
    Sur www.classiques-et-cie.com. En accès gratuit réservé aux enseignants, il propose une séquence de cours sur l'oeuvre et les corrigés des sujets de type bac.
     

  • "Je veux faire sentir sans cesse que je me sens comme étranger au monde et à ses cultes", écrit Baudelaire à sa mère, le 5 juin 1863, dans une lettre où il explique le projet de Mon coeur mis à nu. En effet, le "coeur" qu'il met à nu n'est pas un coeur qui s'épanche en émois ou qui révèle ses secrets. C'est un coeur qui se gonfle de ressentiments.

    Seules quelques notes ont été conservées de ce livre "rêvé". On y trouve la trace d'une pensée provocatrice et paradoxale, dans une forme concentrée. Ces fragments n'en sont pas moins, comme l'écrivait leur premier éditeur, Eugène Crépet, en 1887, "le résumé de la vie intellectuelle et morale du poète". S'ouvre avec eux une seconde vie de l'oeuvre de Baudelaire, plus fantasmée qu'accomplie, traversant ces années au cours desquelles le poète se recrée dans ce qui le détruit.

  • Une femme délaissée charge un ami - Samuel Cramer, écrivain raté - de séduire la maîtresse de son mari - la Fanfarlo, actrice excentrique - afin qu'il lui revienne. Mais le héros est pris à son propre piège quand il tombe réellement amoureux de la sulfureuse actrice...

    L'un des premiers textes du jeune Baudelaire, satire féroce et ironique du monde du théâtre et de la littérature, qui témoigne de l'éternelle fascination - dans un mélange d'attraction et de répulsion - de Baudelaire pour la femme.

  • Edition enrichie (Présentation, notes, chronologie et bibliographie)« Je crois sincèrement que la meilleure critique est celle qui est amusante et poétique ; non pas celle-ci, froide et algébrique, qui, sous prétexte de tout expliquer, n'a ni haine ni amour, et se dépouille volontairement de toute espèce de tempérament ; mais, - un beau tableau étant la nature réfléchie par un artiste, - celle qui sera ce tableau réfléchi par un esprit intelligent et sensible. [...] Pour être juste, c'est-à-dire pour avoir sa raison d'être, la critique doit être partiale, passionnée, politique, c'est-à-dire faite à un point de vue exclusif, mais au point de vue qui ouvre le plus d'horizons. »
    Baudelaire, ainsi, est tout entier présent dans ces Ecrits sur l'art qui sont l'autre versant de son oeuvre et, en effet, selon son voeu, ouvrent bien plus d'horizons. Car dans ces pages écrites de 1845 à ses dernières années, ce n'est pas simplement le critique d'art des Salons que l'on découvre, mais le théoricien du romantisme et de l'imagination, du beau et du comique dans l'art, et finalement l'écrivain de cette modernité qu'il définit - et qui pour nous s'ouvre avec lui.
    Edition de Francis Moulinat. 

  • Les enjeux du goût sont toujours furieusement politiques et métaphysiques. Charles Baudelaire (1821-1867), l'amateur et critique d'art qui arpente les Salons, en a une conscience extrême. Contre l'académisme pompier, il lance son mort d'ordre : retour au présent, mais un présent revêtu de la Beauté éternelle. Dans son essai publié en feuilleton en 1863 qui passe pour l'acte de naissance de la modernité, il fait l'éloge de l'artifice, du maquillage et des parures, de la femme élégante, de la ville, du frivole et de l'horreur. Il développe une théorie du dandy. « La modernité, c'est le transitoire, le contingent, la moitié de l'art, dont l'autre moitié est l'éternel et l'immuable. »

  • Les Petits poèmes en prose est un cas curieux dans la littérature française. Celui d'une oeuvre "journalisitique". Entendons bien : Baudelaire le poète-journaliste, lui dont la grande majorité des pièces poétiques qui composent Le Spleen de Paris fut publiée dans l'organe de presse grand public La Presse, entre 1855 et 1864. Imaginez un peu Renée Char dans Paris-Match...


    Conséquence : la tension quasi palpable entre une esthétique du feuillton, de l'épisode, de l'imagette, de la miniature et d'un autre côté, une sorte de haine consommée pour le "grand journal", où Baudelaire se retrouve bien souvent en "rez-de-chaussée", à côté des chiens écrasés.
    Et c'est comme cela qu'il faut lire Le Spleen de Paris. Un beau fruit pendu à l'arbre de la laideur. Un tableau d'immondes merveilles, où la cruauté du dandy frappe sans relâche la modernité d'une société qui ne cesse de s'enorgueillir de ses "progrès", de son degré de culture, de son idéalisme. Ainsi dans le Miroir, la démocratie subit-elle une attaque frontale, et avec elle, les droits de l'homme, cet universel que si peu de poètes ont osé contester depuis.


    On est bien loin du Baudelaire-révolutionnaire tant vanté par Walter Benjamin, en rouge et noir, le poing fermé, levé vers l'avenir, pour le peuple. Et qui fait surface dans les années 70 aux Etats-Unis. Le Baudelaire des ballades en prose est agressif certes. Mais ce qui le fait vomir, c'est le fraternalisme tendance. Le socialisme fashion. A l'image de son antithèse et éditeur : Arsène Houssaye. Le poète arrivé, enrichi par des spéculations immobilières, qui se fit construire un hôtel particuler non loin du Parc Monceau. Et qui dans son Vitrier s'élance la tête la première dans le charitable et le généreux : les pauvres ont un salut... dans la fraternité des classes.



    La présente édition reproduit l'édition posthume de 1869, chez Michel Lévy Frères.



    Ce livre s'adresse aux lecteurs du Baudelaire de gauche, moderniste, progressiste, partagiste... Baudelaire l'anti-moderne.

  • Baudelaire était certes le mieux placé pour nous convaincre des tactiques à succès pour le destin littéraire.
    Mais ce texte célèbre lui permet quelques piques de vengeance, un état des lieux du métier de la littérature et ce qui l'entoure qui n'ont rien d'inactuel, et un beau portrait socio-critique de l'écrivain.
    Les chapitres s'intitulent : des créanciers, des maîtresses, de l'éreintage, du travail journalier et de l'inspiration - une "tendresse toute fraternelle" nous prévient Baudelaire avant de nous délivrer ses leçons d'insolence.
    Mais lisez ce passage, sur l'art de la "rature", avec citation de Delacroix: "L'art est une chose si idéale et si fugitive, que les outils ne sont jamais assez propres, ni les moyens assez expéditifs. Il en est de même de la littérature ; - je ne suis donc pas partisan de la rature ; elle trouble le miroir de la pensée."
    Baudelaire nous leste notre sac d'une bonne poignée de pareils. Gracq parlait de littérature à l'estomac, c'est là qu'agit le médicament Baudelaire : salutaire.

    FB

  • Le ténébreux auteur des Fleurs du Mal, le plus lu des poètes français, fut d'abord le fils de la presse. Jeune dandy, il y a fait ses premières armes ; jusqu'à la fin de sa vie, il y a publié ses écrits en tous genres ; n'étant lié à aucun journal, il a collaboré à tous, et exprimé sous les formes les plus variées ses convictions d'artiste et son farouche mépris des bien-pensants.
    Cette anthologie inédite lève le voile sur une part majeure et méconnue de son oeuvre. On y découvrira les multiples visages de ce polygraphe de génie : le joyeux mystificateur, auteur de chansons satiriques et d'ironiques leçons sur les femmes ou l'écriture ; l'acteur passionné du débat républicain, qui au coeur de l'exaltation révolutionnaire de 1848 fonda un journal, Le Salut public ; mais aussi le principal théoricien français du rire, et l'un des plus grands critiques artistiques et littéraires du XIXe siècle, aussi jubilatoire dans l'éloge que dans l'éreintage de ses contemporains.
    Ce recueil, qui brosse le double portrait de l'homme et de son siècle, donne enfin les versions d'origine de célèbres poèmes, celles de leur première publication dans la presse - et témoigne ainsi d'une époque où, sur une même page de journal, un sonnet côtoyait un éditorial politique ou un fait divers...

  • Édition enrichie (Préface, notes, annexes, notices sur les auteurs commentés par Baudelaire, chronologie et bibliographie)« Je considère le poète comme le meilleur de tous les critiques », dit Baudelaire dans l'étude qu'il consacre à Wagner, et lui-même, près de vingt ans durant, a écrit de nombreux articles ou préfaces. Ces textes ne dégagent sans doute pas l'unité d'une doctrine, et leur auteur ne s'interdit pas la contradiction mais, dès sa jeunesse, se sont formées quelques idées-forces auxquelles il sera fidèle. Car il s'engage tout entier : comme tout grand écrivain, c'est un peu lui-même qu'il lit chez les autres, et l'on ne s'étonne pas d'une partialité où s'affirment tour à tour l'admiration qu'il porte à Poe, les réserves que Hugo lui inspire, ou la sympathie attentive dont témoigne sa lecture de Madame Bovary.
    Après sa mort, lq plupart de ses écrits sur la littérature ont été rassemblés dans L'Art romantique, mais ils s'y trouvent mêlés à des textes sur l'art. Le présent volume, au contraire, les regroupe selon leur ordre d'écriture. Ce qui se dessine ainsi, c'est un parcours chronologique où se révèlent une pensée en mouvement et une morale autant qu'une esthétique - un parcours où, de manière magistrale, s'inaugure la critique des créateurs, celle qui se poursuivra de Mallarmé à Valéry, et de Breton à Yves Bonnefoy.
    Edition de Jean-Luc Steinmetz. 

  • Ce recueil contient quelque quatre-vingts lettres écrites par Baudelaire entre sa onzième et sa vingtième année à son demi-frère aîné, Claude-Alphonse, à sa mère, Caroline, et à son beau-père, Jacques Aupick. Cette correspondance extraordinairement écrite malgré le jeune âge de son auteur (mais qui s'en étonnera ?) est un document exceptionnel qui récuse notamment la légende de son enfance malheureuse. Affectueux, velléitaire, entier et d'une sensibilité extrême, Baudelaire apparaît déjà dans cette liasse de lettres retrouvées par des maçons, avec tout son génie, timide encore, mais certain.

  • Ce CD audio propose une sélection de vingt-deux poèmes extraits du recueil Les Fleurs du Mal, Spleen et Idéal de Charles Baudelaire. À travers ses poèmes, Baudelaire nous fait partager le drame qui se joue en lui et qui n'est autre que la tragédie humaine. Baudelaire, premier poète moderne, donne à la poésie sa véritable dimension : exprimer, par-delà les mots, ce vertige absolu qui s'empare de l'âme. Tout chez lui affirme la nécessité de la souffrance, la fatalité du péché. Tout traduit une âme profondément troublée mais charitable. Baudelaire fait des Fleurs du Mal un immense poème à la vie et au monde.
    Denis Lavant s'empare des mots de Baudelaire et, de sa voix rauque et profonde, nous emmène entre «spleen et idéal» dans l'univers contrasté de ce grand poète de la modernité.
    Un moment de lecture rare et intense.

  • Foolz, dessinateur de Charlie Hebdo, illustre Les Fleurs du mal de Baudelaire. Le texte classique rencontre le trait résolument moderne et moqueur d'un dessinateur-caricaturiste.
    Une édition originale augmentée pour le plus grand bonheur du lecteur !

    Les "classiques de Charlie Hebdo", c'est une collection de classiques de la littérature dans laquelle on retrouve poésie, romans, pièces de théâtre et essais, illustrés par des dessinateur contemporains et des professionnels de l'humour.

    Pour chaque titre, un duo improbable est formé : Perrault et Vuillemin, Molière et Riss, Sophocle et Coco. En 2018, la famille s'agrandit avec Voltaire et Candide, Baudelaire et Foolz et d'autres encore.

    Loin des gravures classiques que l'on connaît, les dessinateurs s'emparent du texte, à leur façon.

    Dépoussiérer un classique, et permettre à tous les lecteurs, jeunes et moins jeunes, de lire, relire, découvrir ces monuments de la littérature, tel est le mot d'ordre !

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