• « ...Un homme nommé Claude Gueux, pauvre ouvrier, vivait à Paris en 1831. Il avait avec lui une fille qui était sa maîtresse et un enfant de cette fille... Il était capable, habile, intelligent, fort mal traité par l'éducation, fort bien traité par la nature, ne sachant pas lire mais sachant penser. Un hiver, l'ouvrage manqua. L'homme, la fille et l'enfant eurent froid et faim. L'homme vola. Il en résulta trois jours de pain et de feu pour la femme et pour l'enfant et cinq ans de prison pour l'homme. Il fut envoyé faire son temps à la Maison Centrale de Clairvaux. On va voir ce que la Société en a fait. » Relation allégorique d'un drame individuel, cet ardent plaidoyer contre la peine de mort et contre la prison met à nu le mécanisme de la brutalité sociale qui ne sait répondre à la détresse que par la répression. Avec Claude Gueux, Victor Hugo n'est plus simplement romancier ou poète. Il conquiert une place éminente auprès des plus grands orateurs de la Liberté.

    Présentation et notes par Emmanuel Buron. 

  • Édition enrichie (Introduction, notes et chronologie)Sorti du libre élan mystique, le gothique, comme on l'a dit sans le comprendre, est le genre libre. Je dis libre, et non arbitraire. S'il s'en fût tenu au même type, s'il fût resté assujetti par l'harmonie géométrique, il eût péri de langueur. [...] Comment compter nos belles églises au xiiie siècle ? Je voulais du moins parler de Notre-Dame de Paris. Mais quelqu'un a marqué ce monument d'une telle griffe de lion, que personne désormais ne se hasardera d'y toucher. C'est sa chose désormais, c'est son fief, c'est le majorat de Quasimodo. Il a bâti, à côté de la vieille cathédrale, une cathédrale de poésie, aussi ferme que les fondements de l'autre, aussi haute que ses tours. Si je regardais cette église, ce serait comme livre d'histoire, comme le grand registre des destinées de la monarchie. [...] La grande et lourde église, toute fleurdelysée, appartient à l'histoire plus qu'à la religion. Elle a peu d'élan, peu de ce mouvement d'ascension si frappant dans les églises de Strasbourg et de Cologne. Les bandes longitudinales qui coupent Notre-Dame de Paris arrêtent l'élan ; ce sont plutôt les lignes d'un livre. Cela raconte au lieu de prier. [...] Notre-Dame de Paris est l'église de la monarchie ; Notre-Dame de Reims, celle du sacre.
    Jules Michelet, Histoire de France, iv, 8, « Eclaircissements : la Passion comme principe d'art au Moyen Age » (1833).
    Présentation et notes par Jacques Seebacher.

  • L'Art d'Aimer

    Ovide

    Edition enrichie (Introduction, notes, glossaire, chronologie et bibliographie).
    « Romains, si quelqu'un parmi vous ignore ce qu'est l'art de l'amour, qu'il lise mon poème pour s'y instruire et apprendre à aimer. »
    Brillant par son humour et sa modernité, L'Art d'aimer rencontra dès sa parution aux alentours de l'an 1 apr. J.-C. un succès immense - en témoignent des extraits retrouvés gravés sur les murs de Pompéi. Ovide s'y fait le chantre de l'art subtil de la séduction et, avec une audace extraordinaire pour son époque, dispense aux jeunes gens de Rome une leçon d'amour dans les règles de l'art. Nourri d'exemple mythologiques, de conseils et de techniques pour faire naître puis entretenir la passion dans son couple, L'Art d'aimer vaudra à son auteur d'être banni de l'Empire, avant de devenir l'un des textes érotiques les plus célèbres au monde.Édition présentée, établie et annotée par Sylvie Laigneau-Fontaine.

  • « Un soir, j'ai assis la Beauté sur mes genoux.
    - Et je l'ai trouvée amère. »

    Lorsque Arthur Rimbaud écrit les poèmes en prose d'Une saison en enfer, il vit dans la tourmente qui fait suite à sa violente rupture avec Paul Verlaine. Il y relate ses souffrances, qui l'entraînent aux portes de la folie, ses désillusions, mais aussi ses espoirs.
    Une saison en enfer est suivi des Illuminations, derniers poèmes avant l'exil de leur auteur et son entrée dans le silence, qui révèlent l'apogée de sa voyance et sa joie d'être poète. Il n'a alors que vingt ans.

    o Objet d'étude : La poésie du XIXe au XXIe siècle (lecture cursive)
    o Dossier pédagogique spécial nouveaux programmes
    o Prolongements : La vocation poétique - Le poème en prose (corpus de texte).

    Classe de première.

  • "La main règne, d'un air impérieux, car tout ne s'accomplit que par elle, tout dépend d'elle". (Georges Rodenbach).
    Au moment où je commence à écrire cet éloge de la main, je vois les miennes qui sollicitent mon esprit, qui l'entraînent. Elles sont là, ces compagnes inlassables, qui, pendant tant d'années, ont fait leur besogne, l'une maintenant en place le papier, l'autre multipliant sur la page blanche ces petits signes pressés, sombres et actifs. Par elles l'homme prend contact avec la dureté de la pensée. Elles dégagent le bloc. Elles lui imposent une forme, un contour et, dans l'écriture même, un style.Elles sont presque des êtres animés. Des servantes ? Peut-être. Mais douées d'un génie énergique et libre, d'une physionomie - visages sans yeux et sans voix, mais qui voient et qui parlent. Certains aveugles acquièrent à la longue une telle finesse de tact qu'ils sont capables de discerner, en les touchant, les figures d'un jeu de cartes, à l'épaisseur infinitésimale de l'image. Mais les voyants eux aussi ont besoin de leurs mains pour voir, pour compléter par le tact et par la prise la perception des apparences. Elles ont leurs aptitudes inscrites dans leur galbe et dans leur dessin: mains déliées expertes à l'analyse, doigts longs et mobiles du raisonneur, mains prophétiques baignées de fluides, mains spirituelles, dont l'inaction même a de la grâce et du trait, mains tendres. La main est action: elle prend, elle crée, et parfois on dirait qu'elle pense. Au repos, ce n'est pas un outil sans âme, abandonné sur la table ou pendant le long du corps: l'habitude, l'instinct et la volonté de l'action méditent en elle, et il ne faut pas un long exercice pour deviner le geste qu'elle va faire.Les grands artistes ont prêté une attention extrême à l'étude des mains. Ils en ont senti la vertu puissante, eux qui, mieux que les autres hommes, vivent par elles...Ces mains toutes seules vivent avec intensité.Quel est ce privilège ? Pourquoi l'organe muet et aveugle nous parle-t-il avec tant de force persuasive ? C'est qu'il est un des plus originaux, un des plus différenciés, comme les formes supérieures de la vie...

  • À l'occasion du 75e anniversaire de la mort de Max Jacob au camp de Drancy, le 5 mars 2019, ultime hommage de Lina Lachgar, poète elle-même, et qui est aussi une des plus ferventes admiratrices et connaisseuses de l'oeuvre jacobienne.

  • Carnets échelonnés entre 2012 et 2015 où le poète Michel Bulteau, qui fut le premier découvreur de Michel Huellebecq, nous livre sa "matière de poèmes". Deuils, nostalgies, réminiscences, lieux d'enfance, livres aimés, écrivains, peintres des deux côtés de l'Atlantique, musique rock, balisent son territoire intérieur d'où le poème surgit soudain.

  • Essai sur un fait de société et sur l'histoire de l'art, par Martial Gerez et Marc Mercier
    Publié en partenariat avec l'Université de Nîmes
    Le mot zapper est entré dans le vocabulaire courant en même temps que l'habitude a été prise de passer d'une émission à l'autre. Pourtant, zapper et toucher les images sur nos écrans pour les faire défiler ne sont pas des gestes anodins : Il semblerait que le rapport au visuel, que ces nouvelles technologies induisent, témoigne d'un nouveau rapport à soi et au monde. Même si le zapping ne concerne pas que les images, s'interroger à leur propos constitue un premier pas.
    « C'est le point de départ de notre zone de confort, et j'insiste sur ce mot, de notre capacité d'absorption et de notre incapacité à attendre. Est-on prêt à regarder autre chose que ce qu'on attend ? », questionne Martial Gerez.
    Aujourd'hui, nous dit Marc Mercier, « On parle d'images tactiles, donc on ne regarde plus avec les yeux mais avec les doigts. Comme des aveugles, non ? [...] Par exemple, touche-t-on une image qui nous touche ? » ...

  • L'idée de ce livre est née il y a 23 ans dans un camp militaire en Bosnie, par une nuit glaciale, lorsque trois amis légionnaires profitèrent d'une accalmie pour évoquer leurs passions et leurs rêves d'avenir. Pedro Cabanas nourrissait le voeu de réaliser un ouvrage réunissant ses poèmes et les photos de ses deux amis, Victor Ferreira et Fernand Altimira. Cet ouvrage est donc l'aboutissement de ce rêve et couronne une amitié soudée par l'engagement et les épreuves partagées. Ce recueil réunit donc une quarantaine de poèmes de Pedro Cabanas, sublimés par les photos de Victor Ferreira, prises notamment lors de ses missions aux quatre coins du monde. Ces poèmes racontent la vie d'avant la Légion, pendant et après, la mort, l'amour, les armes... Ils iront droit au coeur de tous ceux qui apprécient une poésie interrogeant le sens de l'engagement mais aussi la violence du monde, les dé

  • Retours

    Fabrizia Ramondino


    Aux marges de la grand' route - aujourd'hui l'autoroute - il existe toujours un sentier clair,


    que nous voudrions tous emprunter. Il nous est juste


    permis d'y lancer un regard furtif,


    et l'espace d'un instant nous ressentons une douleur intense ou une joie pure. Telest


    notre destin mécanique de condamnés à aller de l'avant.

    Découvrir les poèmes de Fabrizia Ramondino tels que les a traduits Emanuela Schiano di Pepe, c'est tomber sous un charme, celui d'une langue concrète, une langue qui s'est déplacée pour donner à voir et à entendre depuis un angle intime et hors du commun. Fabrizia Ramondino s'attache à la forme des choses mais elle creuse aussi au-dedans, d'une façon à la fois psychique et photographique. Ces poèmes (d'un état, d'un souvenir, d'un lieu) parviennent à accom- pagner et à révéler la sensibilité de l'auteure avec une netteté remarquable. C'est là leur plus grande force.
    Fabrizia Ramondino reçoit le prix Pasolini en 2004 pour l'anthologie dont est tiré ce recueil. C'est la première fois que ses poèmes paraissent en français.

  • Chaque page de ces poèmes en prose est une contemplation de petits paysages. Des paysages pensants qui nous regardent désormais plus que nous les regardons.

  • À travers une plume légère et sensuelle, Myriam Serra vous invite à voyager à travers ses émotions. Ses poèmes portent en eux des messages presque secrets. Fiévreux, fluides et sonores, ils vous emmèneront dans les profondeurs du ciel, ou de la mer, une quête qui se veut universelle.
    Ce second recueil se partage en trois parties d'Humus et de fiel, d'Amour et d'eau trouble, de Lumière et d'éther. Car en parallèle de l'écriture, un cheminement intérieur s'opère chez elle, une recherche, qui passe par le corps, l'émotion, puis l'esprit.
    Les poèmes de Myriam se lisent mais s'écoutent surtout, tel un chant, une rivière...Des sons au rythme singulier, qui élèvent et transportent.

  • Hombres

    Paul Verlaine

    • Ska
    • 29 Avril 2020


    Quand la poésie du pauvre Lelian transcende ses amours mâles...

    [...] Mes amants n'appartiennent pas aux classes riches :
    Ce sont des ouvriers faubouriens ou ruraux,
    Leurs quinze et leurs vingt ans sans apprêts sont mal chiches
    De force assez brutale et de procédés gros.

    Je les goûte en habits de travail, cotte et veste ;
    Ils ne sentent pas l'ambre et fleurent de santé
    Pure et simple ; leur marche un peu lourde, va preste
    Pourtant, car jeune, et grave en l'élasticité ;

    Leurs yeux francs et matois crépitent de malice
    Cordiale et des mots naïvement rusés
    Partent non sans un gai juron qui les épice
    De leur bouche bien fraîche aux solides baisers ;

    Leur pine vigoureuse et leurs fesses joyeuses
    Réjouissent la nuit et ma queue et mon cu ;
    Sous la lampe et le petit jour, leurs chairs joyeuses
    Ressuscitent mon désir las, jamais vaincu.
    ...
    Hombres de Paul Verlaine est un recueil de poèmes parus sous le manteau et faisant l'apologie des amours au masculin. Miss Ska se devait de faciliter l'accès à ces merveilles érotiques et fortes. Voilà qui est fait quand les mots du poète s'accordent à sa sexualité, comme un alcool puissant et que résonne sa musique du désir de foutre en cul. Un fleuron de la collection Perle Rose. (Avant-propos d'André Lacaille)

  • L'importance des thèses philosophiques de La Mettrie n'a cessé de croître depuis le XVIIIème, et son éloge aujourd'hui n'a d'égal que la haine qu'il suscita à son époque pour sa négation de l'idée de l'âme et ses théories sensualistes. Il choqua plus particulièrement les « braves gens » avec son essai choc : « l'Art de Jouir ».
    Rejeté de Paris et de Leyde, il fut accueilli à Berlin par Frédéric II, radicalisant ses positions dans ses ouvrages. Il s'opposera aux philosophes de son temps en prônant une recherche du bonheur basée sur les plaisirs des sens, la vertu étant ramenée au plaisir d'aimer, thèse qu'applaudira le Marquis de Sade et qui constitue tout le génie littéraire, érotique et philosophique de « l'Art de jouir ».
    Édition relue, corrigée, mise en forme et enregistrée au Format professionnel électronique © Ink Book édition.

  • Si simple, si merveilleusement riche pourtant, le sentiment amoureux a la part belle dans ces textes tissés du fil de l'émotion pure, offerte à nos yeux ravis. Dans ce doux partage, l'auteur offre ses vers et un peu de son coeur à ceux qui ne trouvent pas les mots et souffrent de se taire. Par la poésie, il « prête sa voix aux muets », passionnément et sincèrement.
    À sa passion première, la philosophie, Logan Moray doit sa plume incisive, nuancée de tendresse feutrée. Formé à Sciences-Po puis diplômé en Sciences de gestion à HEC, il revient à son amour de la littérature avec ce premier recueil.

  • Elise Boyer laisse les jeux de mots et de langue danser dans ces pages hybrides, slam et poésie, en un savoureux mélange qui pétille en noir et blanc. L'autrice nous ouvre la porte de son univers, qui laisse entrevoir son âme toute vraie, et plonge sans hésitation dans l'imaginaire, sans reprendre son souffle. Le maître mot de tous ces mots-là : une désarmante sincérité.


    Manier le verbe comme une glaise que l'on modèle à sa guise, Elise Boyer éprouve ce frisson que peut donner la phrase juste, la rime tranchante qui, seules, restituent intacte l'émotion. Lorsque la voix s'étrangle, la poésie est son exutoire, sa catharsis.

  • : bigarré, irisé, mosaïqué et surtout à l'image de l'esprit d'Ulysse, tel a été conçu cet ouvrage collectif consacré, avec les méthodes et les points de vue les plus contemporains, aux épithètes homériques où la Renaissance sut projeter sa création et sa réflexion. Dans la multitude des genres ici étudiés (lexiques, commentaires, traductions, réécritures), chaque épithète, avec sa spécificité morphologique, grammaticale, étymologique, sémantique et symbolique, constitue un fil lumineux qui, réapparaissant à la surface de la trame de la poésie et de la poétique du XVIe siècle, en révèle le fonctionnement en profondeur. Dans l'inlassable voyage de retour vers le modèle que constitue toute forme d'exégèse de Ravisius Textor à Scaliger, des traductions latines aux traductions dans les langues vernaculaires, des poètes mineurs au grand Ronsard la complexité des interprétations tissées en toile de Pénélope représente la forme la plus sûre d'intelligence fidèle au texte homérique.

  • NB : Le fichier EPUB est disponible uniquement en version "MISE EN PAGE FIXE".


    A la fin du XIXe siècle, Soulac-les-Bains, (qui deviendra ultérieurement Soulac-sur-Mer), pare son front de mer de magnifiques pontons permettant un accès direct et sans difficulté vers la plage.
    Mais, au fil du temps et des tempêtes, les pontons sont endommagés, détruits, ou ensablés. Reconstruits, modifiés puis définitivement supprimés, ces pontons, emblématiques du Soulac ancien, retrouvent vie à travers la photographie et la carte postale.
    Cette évocation se complète de nombreux documents sur l'établissement de bains, les « trains de plaisir », les hôtels & pensions de famille, les animations de plage, le front de mer sous l'Occupation et les problèmes d'ensablement et d'érosion des nouveaux « fronts de mer » en remplacement de nos pontons...

    Jean-Paul Lescorce, né à Soulac, d'une famille soulacaise de vieille souche. Guide touristique, membre du comité directeur de l'Office de Tourisme, collectionneur et grand connaisseur du passé de Soulac.

  • Une poésie qui tient la vie du bout des doigts.
    Tout semble partir de rien, un air de plume, un mouvement de chat, les choses s'organisent autour de leurs déséquilibres.
    Prose, poésie narrative, récits de voyages, chroniques poétiques (les peintres), une faïence composite de textes qui diffractent une lumière mélancolique sur un univers attachant.

    Patrice Cazelles, Café-Poésie de Fontenay-sous-Bois.

    Recueil de 53 textes, cris du coeur émouvants et attachants.

    Editions Tangerine nights

  • En résidence d'auteur à l'IMEC (Institut Mémoires de l'Edition Contemporaine installé dans l'Abbaye d'Ardenne près de Caen), Christine Jeanney nous offre avec simplicité et émotion sa vision de ce lieu où des chercheurs du monde entier viennent enrichir leurs travaux.
    Elle nous fait entendre ce silence qui est de mise dans toute bibliothèque, comme miroir à la règle des moines copistes.
    Elle évoque également au fil des pages, les drames qui se déroulèrent dans cette abbaye.
    Un très beau livre où la poésie se double d'une élévation spirituelle.

  • Dans ce recueil aux allures d'exutoire, Sacha Cornuel-Merveille cherche à cristalliser ces moments de grâce qui font la beauté fragile de l'adolescence, cette période où tout est possible, où tout est terrible et fou.

  • Une histoire d'amour n'est jamais plus belle que lorsqu'elle est contée. En prose et en vers, Solène Verhoeven utilise toute la poétique palette de son talent pour transmettre au lecteur l'émotion qui l'a étreinte. Les constellations et l'océan immuable nous entraînent dans un voyage pailleté d'espoirs et de rêves.
    Ourlé de références à la mer, ce recueil nous transporte vers la Nouvelle-Calédonie dont Solène Verhoeven est originaire. Fenêtre sur une jeune poète, il dévoile un talent aussi moderne que singulier, avec l'écriture comme profession de foi. Je crois que j'ai passé ma vie, chaque jour à répéter « Écrire m'a sauvée ».

  • Amnésie du présent

    Jacques Ancet


    Ce livre réunit un certain nombre d'essais écrits durant plus de deux décennies (1991-2014). Ils accompagnent un chemin d'écriture qui, depuis une quarantaine d'années tente difficilement, fragmentairement, de prendre conscience de lui-même dans l'après-coup du regard jeté en arrière ou dans l'accompagnement d'un certain nombre d'oeuvres aimées. Ces textes ont tous en commun d'être traversés par une interrogation insistante qui, depuis Don Quichotte, est celle de toute entreprise littéraire : qu'en est-il des rapports de l'écriture et du réel ? Laquelle ne peut engendrer que d'autres interrogations ou quelques réponses provisoires et toutes plus ou moins formulées ici ou là depuis longtemps déjà. Ce qui ne dispense personne d'essayer de les reformuler à son tour et à sa manière. « Tout ce qu'on a pensé d'intelligent, écrit Goethe, on l'a déjà pensé ; ce qui nous reste à faire, c'est de le penser de nouveau. »

  • Valparaíso, Valpo pour les intimes, lieu mythique qui nous a tant fait rêver !
    Coincée entre montagne et océan, c'est une ville-yoyo aux multiples funiculaires, ascenseurs et bus bondés où l'on se demande si le prochain virage ne sera pas le dernier... Une fois dissipée la pacifique brume matinale, Valpo se révèle multicolore, débordante de créativité et d'animation.
    Mais c'est avant tout un port. Si la pêche résiste encore, les immenses nefs de métal s'étalent maintenant le long des quais et les grues-vautours plongent dans leurs entrailles pour construire des gratte-ciels de containers.
    Au-dessus d'elles planent des escadrilles de pélicans...
    Au travers d'une vingtaine de textes, Romain Biard partage avec nous ses rencontres et ses déambulations dans les différents quartiers de la ville.

    Un recueil de 25 poèmes ayant pour cadre la ville portuaire chilienne où l'auteur a vécu pendant deux ans. Il évoque ses rencontres et les paysages ainsi que l'exclusion et la pauvreté. Electre


    Sélectionné pour le Prix Révélation 2020 de la Société Des Gens de Lettres.


    Editions Tangerine nights

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