• Qui est cet inconnu capable d´en remontrer au grand Czentovic, champion mondial des échecs, véritable prodige aussi fruste qu´antipathique ? Peut-on le croire, quand il affirme qu´il n´a pas joué depuis plus de vingt ans ? Les circonstances dans lesquelles l´homme a acquis cette science sont terribles. Elles nous renvoient aux expérimentations nazies sur les effets de l´isolement absolu, lorsque, aux frontières de la folie, entre deux interrogatoires, le cerveau humain parvient à déployer ses facultés les plus étranges. Une fable inquiétante, fantastique, qui, comme le dit un personnage avec une ironie douloureuse, « pourrait servir d´illustration à la charmante époque où nous vivons ».Traduction, préface et commentaires par Brigitte Vergne-Cain et Gérard Rudent.

  • - On s'appelle Dutheil. Avant, on s'appelait Deutsch, mais maintenant c'est Dutheil. Dutheil, c'est très bien. En France, il y a plein de Dutheil.Il y en a qui n'ont pas de h mais nous, on a gardé le h, comme le h de Deutsch. [...] Avec un nom comme celui-là, il n'y a rien à craindre.À sept ans, le narrateur apprend de ses parents qu'ils ont changé de nom, mais il n'accorde pas grande importance à ce secret. Quelques années plus tard, à la faveur d'un jeu reposant sur l'étymologie des patronymes, il révèle en classe son « vrai » nom. Quand l'enfant le raconte à ses parents, le soir même, il n'a aucune idée de la boîte de Pandore qu'il vient d'ouvrir. Car de Dutheil à Deutsch surgissent une multitude de questions que l'oubli et le silence privent de réponses.J'ai 7 ans est l'histoire d'une révélation qui tire sa force de sa pudeur.

    Laurent Dutheil est né à Paris en 1956. Avocat, homme politique, responsable de collectivités publiques, il a créé avec Jean-Paul Huchon le « Lieu du design », organisme d'innovation et de recherche qui invite au mariage de l'art et de l'industrie organisant de nombreuses expositions.

  • Veronika Zarnik est de ces femmes troublantes, insaisissables, de celles que l´on n´oublie pas. Sensuelle, excentrique, éprise de liberté, impudente et imprudente, elle forme avec Leo, son mari, un couple bourgeois peu conventionnel aux heures sombres de

  • Oxford, futur proche. L´université est définitivement dépoussiérée : historien est devenu un métier à haut risque. Car désormais, pour étudier le passé, il faut le vivre. Littéralement.Michael Davies se prépare pour Pearl Harbor, Merope Ward est aux prises avec une volée d´enfants évacués en 1940, Polly Churchill sera vendeuse en plein coeur du Blitz, et le jeune Colin Templer irait n´importe où, n´importe quand, pour Polly...Ils sont aux premières loges. Une aubaine pour des historiens, sauf quand l´Histoire elle-même se met à dérailler. Et si, finalement, il était possible de changer le passé ?« Ce roman étourdissant nous parle à la fois de souffrance et d´espoir... La plus belle réussite à ce jour de l´un de nos meilleurs écrivains de science-fiction. » The Denver Post« Un tour de force. » The New York Times Book Review

  • « Un livre instructif, subtil, doté de personnages splendides et d´une intrigue remarquable... Willis au sommet de son art. » Michael Moorcock 2060, le point de départ des voyages dans le temps. Des divergences avec les archives historiques semblent indiquer que quelqu´un a modifié le passé et changé l´issue de la Seconde Guerre mondiale. La théorie selon laquelle on peut observer le passé sans jamais l´altérer paraît tout à coup sur le point de s´écrouler. À Oxford, le directeur de thèses des historiens, M. Dunworthy, le jeune Colin Templer et son amie Polly livrent un combat acharné contre le temps...

  • Traquée par la Gestapo, une jeune doctoresse tchécoslovaque doit lier son destin à Joza, un « idiot de village » qu´elle a remis sur pied. Pour effacer toute trace de sa vie, il lui faut suivre cet homme jusque dans ses montagnes, en Moravie, devenir sa femme et abandonner une brillante carrière, ses amis, sa vie... Dans un paysage qui est comme en suspens, au-dessus de la catastrophe européenne, ces deux-là vont vivre leur « miracle personnel ».

  • Sa vision de l'Angleterre et de son histoire, l'éloquence incomparable de ses discours, sa pugnacité exemplaire ont permis à Winston Churchill d'élever toute une nation à la grandeur par des sacrifices sans précédent. Dans cette biographie de référence, le grand historien John Keegan brosse en deux cents pages lumineuses le portrait d'un des plus grands hommes politiques du XXe siècle, depuis ses exploits militaires de jeunesse sur la scène internationale (Indes, Égypte, Afrique du Sud) jusqu'à son rôle incontesté de grand stratège de la Seconde Guerre mondiale. Une plongée captivante dans la vie d'un homme exceptionnel.

  • Tributaire d'une vision racialiste, le terme « antisémitisme » prête à confusion et ne suffit pas à rendre compte de toutes les haines antijuives. Le phénomène est ancien et protéiforme, de la judéophobie antique, qui s'oppose à la religion juive, jusqu'à l'antisionisme radical, en passant par l'antijudaïsme chrétien, ...

  • Premier roman mettant en scène Richard Hannay, sud-africain, ingénieur des mines et prospecteur. Hannay se retrouve mêlé à une aventure incroyable qui conduira à l´attenta de Sarajevo en juin 1914. Tout commence par la découverte d´un cadavre au milieu de son salon. Il s´avère qu´une organisation internationale ultra-puissante fomente un complot terrible visant à mettre l´Europe à feu et à sang. Hannay se retrouve seul face à des adversaires redoutables, envoyés par la « Pierre-Noire ». Il a vingt jours pour déjouer les stratagèmes de la Pierre-Noire et rester en vie, vingt jours seulement pour comprendre ce que signifie « Les Trente-Neuf marches » et sauver l´Europe de la guerre.Traduit de l´anglais (Royaume-Uni) par Théo Varlet Traduction révisée

  • Le livre Marie Vassiltchikov, dite « Missie », est une charmante Russe issue d'une famille apparentée à tout le gotha européen. Installée en Allemagne pour fuir la guerre civile, cette jeune femme jusque-là insouciante va voir son existence métamorphosée par la folie du nazisme. Elle travaille pour survivre au ministère des Affaires étrangères allemand et se lie d'amitié avec des opposants qui partagent sa haine du régime et n'ont bientôt qu'un seul but : abattre Hitler.

    Son journal fut publié pour la première fois en 1976, deux ans avant sa mort. Jamais on n'avait décrit ainsi, sur le vif, la vie quotidienne dans un Berlin livré au chaos. Jamais surtout on n'avait évoqué de façon aussi saisissante l'attentat du 20 juillet 1944 contre le Führer, qui fut tout près de réussir mais s'acheva dans un bain de sang.

    L'auteur Née à Saint-Pétersbourg en 1917, la Princesse Marie Vassiltchikov vit à Berlin lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate. Son journal, qui couvre les années 1940-1945, est le témoignage d'une femme libre et indomptable. Elle est décédée le 12 août 1978 à Londres.

  • La Seconde Guerre mondiale vit près de trois mille navires anglais envoyés par le fond. Embarqué sur la Rose des Vents, joli nom pour y vivre l´enfer, Nicholas Monsarrat relate dans La Mer cruelle la longue et véridique histoire d´un océan, de deux navires et d´environ cent cinquante hommes pris dans la plus furieuse des batailles qui fut jamais livrée en mer. Il le fait sans emphase mais sans rien édulcorer, décrit l´insoutenable souffrance des équipages trempés par l´eau salée et révèle un univers teinté d´humanité et d´horreur. Rejet, fascination et dégoût sont les maîtres mots pour dépeindre ces flots sans âme, traîtres aux hommes et pourvoyeurs d´orphelins...

    « Le roman le plus juste sur la Seconde Guerre mondiale. » Philippe Lançon. Charlie Hebdo.

    Né à Liverpool en 1910, Nicholas Monsarrat, qui voulait devenir avocat, s´installe à Londres avant de se consacrer à la littérature et de rédiger ses premières nouvelles. Bien que pacifiste, il entre à vingt-neuf ans dans la Royal Naval Volunteer Reserve durant la Seconde Guerre mondiale et il écrit, la paix revenue, quelques romans inspirés de son expérience, comme Le bateau qui mourait de honte et Pirates en dentelle. Nicholas Monsarrat reste surtout connu pour La Mer cruelle, publié en 1951, dont le succès fut retentissant. Il s´est éteint à Londres en 1979.

  • Berlin, 1945. Alors que la défaite allemande est imminente, le corps du responsable scientifique du programme nucléaire nazi est retrouvé dans la chancellerie du Reich sur l´immense maquette de Germania, le projet mégalomaniaque de super-capitale fantasmé par Hitler. Dans sa poche, un faire-part de mariage pour le moins intriguant. Arturo Andrade, officier espagnol de l´ancienne División Azul engagée aux côtés du Führer, est chargé de l´enquête. Hypnotisé par la violence que la guerre sème autour de lui, Arturo observe le chaos et n´aura de cesse de vouloir comprendre les racines de ce mal absolu ayant mené l´Europe en enfer.

  • Pologne, automne 1940 : des milliers de Juifs se retrouvent confinés dans une petite parcelle de la capitale, le tristement célèbre ghetto de Varsovie. Parmi eux Erik Cohen, un vieux psychiatre, contraint de survivre dans un minuscule appartement avec sa nièce et son petit-neveu adoré, Adam. L´hiver est éprouvant : l´hostilité du ghetto où tout manque, le crime omniprésent, la mort qui rôde. Soudain, dans cette atmosphère de fin du monde, Adam disparaît. Le lendemain, son corps est découvert sans vie et atrocement mutilé au pied d´un des murs de barbelés qui clôturent le ghetto. Dans sa bouche, un morceau de fil. Quelques jours plus tard, le corps d´une jeune fille est lui aussi retrouvé mutilé. Tout en Erik crie vengeance : aidé de son ami d´enfance Izzy, une figure haute en couleur, il va s´échapper du ghetto pour mener l´enquête dans un Varsovie spectral, dans lequel les plus basses pulsions humaines côtoient l´héroïsme et la grandeur. Une odyssée poignante, poétique, époustouflante, racontée par un mystérieux narrateur qui tient le lecteur en haleine jusqu´à la dernière page.

  • 1943, campagne d´Italie. Peu de temps après avoir quitté leurs terres ancestrales pour Wellington, la capitale néo-zélandaise, trois frères, pour des raisons différentes, s´engagent volontairement dans le 28e Bataillon maori, et se retrouvent sur le front durant la terrible bataille de Monte Cassino. C´est l´occasion pour Patricia Grace de réfléchir à la réalité de la guerre, aux motivations personnelles de ses jeunes héros et de retracer un épisode marquant de l´histoire néo-zélandaise.

    Bien plus qu´un récit de guerre, Le Bataillon maori est une histoire de fierté et de sacrifice,de famille, de fratrie et d´amour qui, avec beauté, humour et émotion, et sans aucun sentimentalisme, nous invite au voyage.

  • Une « guerre pour la civilisation » germanique et pour l'Europe blanche : c'est ainsi que les nazis présentaient leur entreprise, qui avait également une dimension de revanche, à la fois sur la Première Guerre mondiale et sur la « honte noire » infligée par les Français. En effet, depuis les années 1920, racistes et xénophobes allemands ne décoléraient pas : la France avait osé faire occuper le territoire de l'Allemagne par des soldats de couleur, issus des troupes coloniales. Lors de la campagne de France, en mai-juin 1940, environ trois mille de ces soldats coloniaux ont été assassinés, en-dehors de toute action de combat, par des unités militaires allemandes issues de la Wehrmacht et de la Waffen-SS. Ce livre revient sur ces événements, sur leur contexte historique et idéologique, sur le mépris du droit international affiché par l'Allemagne nazie, et sur le sort des soldats coloniaux qui échappèrent à la mort et partirent en captivité.

  • Marqué par deux guerres mondiales, la guerre d´Algérie, plusieurs régimes politiques successifs et les « Trente glorieuses », le XXe siècle a connu une mutation sociologique sans précédent et une uniformisation des pratiques socioculturelles.
    Ce manuel analyse la réalité historique sous tous ses aspects et s´attache à montrer une histoire en train de se faire, de 1914 jusqu´à 2012.

  • Le cinéaste et journaliste autrichien Axel Corti réalise entre 1982 et 1986 la Trilogie Welcome in Vienna à partir du scénario de son ami Georg Stefan Troller. Ce dernier, écrivain et également journaliste, a fui l´Autriche en 1938 et s´est installé à Paris à partir de 1949. Welcome in Vienna est l´aboutissement d´une longue collaboration entre les deux hommes et représente une des oeuvres majeures du cinéma autrichien.
    Le scénario de la Trilogie se lit comme un roman. G. S. Troller y raconte sa propre histoire. Il dévoile la réalité de l´errance des émigrants chassés par le national-socialisme, décrit la misère des réfugiés juifs et les conditions de leur retour en Autriche après 1945.

    Traduction de l´allemand du livre Wohin und zurück de Georg Stefan Troller par Alexandra Cade.

    Contient une introduction de Georg Stefan Troller et les scénarios de Dieu ne croit plus en nous, Sante Fe et Welcome in Vienna.

  • Cette nouvelle, considérée comme un des chefs-d´oeuvre du divin marquis, fut écrite en prison au même moment que Les 120 journées de Sodome.
    La cruauté du destin, le "fatalisme" (titre initialement prévu pour la nouvelle) sont tels qu´on se demande comment Sade a pu concentrer, en une centaine de pages une telle accumulation de passions.

  • L'histoire époustouflante d'un jeune séminariste plongé, à l'aube de la Seconde guerre mondiale, dans la sinistre légion de Hitler : les SS.
    Certaines vies attestent que la fiction peut parfois être largement dépassée par la réalité. La vie de

  • Parvenu au mitan de sa vie, un fils enterre son père et prend la plume pour enfin dire ce qu´il a sur le coeur. Dans cette lettre posthume, il raconte ce que fut leur difficile, douloureuse et presque impossible relation mais surtout l'itinéraire de l´un des rares citoyens helvétiques à avoir ouvertement épousé la cause du fascisme et à n´avoir rien renié .


    Post Mortem est un témoignage majeur où l´intime et ses blessures avouées éclairent sur les ravages d´une idéologie fondée sur la haine de l´autre.



    « Une magistrale étude de cas sur l´identité. Autopsie d'une foie perdue, Post Mortem est un exercice cruel d'une salubrité évidente. » Philippe-Jean Catinchi, Le Monde.



    « Cri de rage et d´amour filial, ce livre où chaque mot compte est un magnifique acte de courage. » Jeanne de Ménibus, Le Nouvel Observateur.



     

  • À La Haye, en 1939, Edith, jeune fille juive âgée d´à peine quatorze ans, est confrontée à la menace nazie. Quand la Hollande est envahie, au printemps 1940, elle croit encore qu´il lui sera possible de vivre, de rire, d´aimer... Jusqu´à ce que l´occupant tombe enfin le masque et procède aux premières déportations. Elle vivra près de trois ans cachée sous un faux nom dans une famille protestante, assistant dans l´ombre à la mort des siens et s´interdisant de montrer ses sentiments. Pour faire face, elle consigne en secret l´horreur dont elle est témoin et qu´elle ne peut exprimer au grand jour.

    « Les Carnets d´Edith nous apportent la même souffrance et le même bonheur qui nous avaient étreints à la lecture d´Anne Frank. » Esther Freud « Parmi les témoignages autobiographiques qu´il m´ait été donné de lire, l´un des plus beaux et des plus bouleversants. » Ruth Rendell Edith Velmans est née en 1925 à La Haye dans une famille juive aisée. Après la Seconde Guerre mondiale, elle mène une vie « normale », se marie, émigre sur la côte Est des États-Unis où elle devient psychologue sociale et où elle réside toujours. C´est en 1997 qu´elle se décide à retranscrire, en anglais, les notes qu'elle avait, à quatorze ans à peine, soigneusement prises dans ses carnets. D´abord édité à Amsterdam en traduction néerlandaise, son livre connaîtra en Grande-Bretagne et aux États-Unis une carrière fulgurante : il reçoit en 1999 le Jewish Quarterly Literary Prize.

  • En 1914, Thérèse a 9 ans. Elle est probablement inquiète de voir son père partir à la guerre. Son frère Roland n'a que deux ans. Leur père, Eusèbe Badufle, demande à sa fille d'accomplir plusieurs missions. Elle doit garder toutes les cartes qu'il va envoyer. Elle doit les lire à son frère et lui parler de son père pour qu'il sache qu'il existe et qu'il ne l'oublie pas. Elle devra également prendre soin des souvenirs des années passées à la guerre, c'est-à-dire des objets de l'artisanat des tranchées. Eusèbe attend également des réponses à ses correspondances. Thérèse avait donc de lourdes responsabilités. Elle a d'ailleurs respecté ses engagements bien au-delà de 1918.

  • Shoah de Claude Lanzmann est aujourd'hui considéré comme une référence. Le film a en grande partie défini la manière dont est traité et représenté le génocide des juifs, au point d'imposer l'usage du terme «shoah» dans la langue courante.
    Pendant des années, il a été quelque peu difficile de contenir l'émotion que procure le film, et de tenter une approche distanciée, voire parfois critique. Dans les années 2000, un événement va notablement modifier la situation : la mise à disposition des rushs de Shoah au Musée Mémorial de l'Holocauste (Washington), c'est-à-dire de toutes les images non retenues dans la version finale du film, ainsi que les transcriptions et résumés annotés des entretiens. Il devenait ainsi possible de se confronter au film de l'intérieur.
    Fabrication du film et choix au montage, modes de diffusion, appropriations successives dans les médias et par les intellectuels, ou encore influence du projet sur le travail d'autres réalisateurs, l'étude de Shoah permet de mieux comprendre comment le film est devenu un monument.
    Sans prendre le film comme un mythe qu'il faudrait déconstruire, mais en révélant la dynamique des places qu'occupent le réalisateur et ses équipes, ainsi que les protagonistes et les spectateurs, Rémy Besson, historien et spécialiste des cultures visuelles, retrace ici la genèse de Shoah.

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