Policier & Thriller

  • Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur est un recueil de neuf nouvelles, écrites par Maurice Leblanc, qui constituent les premières aventures d'Arsène Lupin. La première nouvelle du recueil, L'Arrestation d'Arsène Lupin, est publiée en juillet 1905 dans le journal Je sais tout. Il s'agit de la première nouvelle mettant en oeuvre Arsène Lupin. Celle-ci ayant rencontré un réel succès, Maurice Leblanc est encouragé à écrire la suite par son éditeur. Or, comme l'auteur est perplexe sur la façon poursuivre les aventures d'un héros qui vient d'être coffré, l'éditeur l'enjoint de le faire évader. La saga du gentleman-cambrioleur est née. Plusieurs nouvelles paraissent dans Je sais tout, à intervalles irréguliers, jusqu'en 1907, avant d'être regroupées en volume. Extrait : Au fond, je bénissais Arsène Lupin. N'était-ce pas lui qui nous rapprochait ? N'était-ce pas grâce à lui que j'avais le droit de m'abandonner aux plus beaux rêves ? Rêves d'amour et rêves moins chimériques, pourquoi ne pas le confesser ? Les Andrézy sont de bonne souche poitevine, mais leur blason est quelque peu dédoré, et il ne me paraît pas indigne d'un gentilhomme de songer à rendre à son nom le lustre perdu. Et ces rêves, je le sentais, n'offusquaient point Nelly. Ses yeux souriants m'autorisaient à les faire. La douceur de sa voix me disait d'espérer. Et jusqu'au dernier moment, accoudés au bastingage, nous restâmes l'un près de l'autre, tandis que la ligne des côtes américaines voguait au-devant de nous. On avait interrompu les perquisitions. On attendait. Depuis les premières jusqu'à l'entrepont où grouillaient les émigrants, on attendait la minute suprême où s'expliquerait enfin l'insoluble énigme. Qui était Arsène Lupin ? Sous quel nom, sous quel masque se cachait le fameux Arsène Lupin ?

  • L'aiguille creuse

    Maurice Leblanc

    L'aiguille creuse est le deuxième secret de la reine Marie-Antoinette et de Cagliostro (fortune des rois de France). Le Mystère de l'Aiguille creuse renferme un secret que les rois de France se transmettaient et dont Arsène Lupin s'est rendu maître. La fameuse aiguille contient le plus fabuleux trésor jamais imaginé, il rassemble les dots des reines, perles, rubis, saphirs et diamants... la fortune des rois de France. - C'est Jean Daval qui m'a réveillé. Je dormais mal d'ailleurs, avec des éclairs de lucidité où j'avais l'impression d'entendre des pas, quand tout à coup, en ouvrant les yeux, je l'aperçus au pied de mon lit, sa bougie à la main, et tout habillé comme il l'est actuellement, car il travaillait souvent très tard dans la nuit. Il semblait fort agité, et il me dit à voix basse : « Il y a des gens dans le salon. » En effet, je perçus du bruit. Je me levai et j'entrebâillai doucement la porte de ce boudoir. Au même instant, cette autre porte qui donne sur le grand salon était poussée, et un homme apparaissait qui bondit sur moi et m'étourdit d'un coup de poing à la tempe. Je vous raconte cela sans aucun détail, monsieur le juge d'instruction, pour cette raison que je ne me souviens que des faits principaux et que ces faits se sont passés avec une extraordinaire rapidité.

  • Arsène Lupin contre Herlock Sholmès est un recueil de deux histoires écrites par Maurice Leblanc, sur les aventures opposant Arsène Lupin et Herlock Sholmès. Il fait suite à Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur, notamment à la dernière nouvelle, Herlock Sholmes arrive trop tard. Dans La Lampe juive, le baron d'Imblevalle, à qui on a volé une lampe contenant un bijou précieux, fait appel à Herlock Sholmès pour la retrouver. Lupin envoie une lettre au détective, le priant de ne pas intervenir. Sholmès n'en tient aucun compte et se rend à Paris avec Wilson. Il réussit finalement à retrouver la lampe juive mais découvre que son enquête a eu le résultat inverse de celui escompté. Elle a en effet perturbé les plans de Lupin qui voulait en réalité aider la famille du baron.La sortie d'Arsène Lupin contre Herlock Sholmès mécontente Conan Doyle, furieux de voir son détective Sherlock Holmes (« Herlock Sholmès ») et son faire-valoir Watson (« Wilson ») ridiculisés par des personnages parodiques créés par Maurice Leblanc. Extrait : Chaque fois que j'entreprends de raconter quelqu'une des innombrables aventures dont se compose la vie d'Arsène Lupin, j'éprouve une véritable confusion, tellement il me semble que la plus banale de ces aventures est connue de tous ceux qui vont me lire. De fait, il n'est pas un geste de notre « voleur national », comme on l'a si joliment appelé, qui n'ait été signalé de la façon la plus retentissante, pas un exploit que l'on n'ait étudié sous toutes ses faces, pas un acte qui n'ait été commenté avec cette abondance de détails que l'on réserve d'ordinaire au récit des actions héroïques.

  • Après le noir 813, Maurice Leblanc revint aux nouvelles plus légères, dans le style de celles de son premier recueil, Arsène Lupin gentleman cambrioleur. Elles ont paru dans Je sais tout à partir d'avril 1911. Les trois dernières nouvelles, lors de leur publication initiale, ne portaient pas le sur-titre Les Confidences d'Arsène Lupin. On y retrouve le Lupin des débuts, charmeur, à qui tout réussit, dans les situations perdues. Les Jeux du soleil, publication initiale in Je sais tout n° 75, 15 avril 1911, sous le titre Les Confidences d'Arsène Lupin : Les Jeux du soleil -- L'Anneau nuptial, publication initiale in Je sais tout n° 76, 15 mai 1911, sous le titre Les Confidences d'Arsène Lupin : L'Anneau nuptial -- Le Signe de l'ombre, publication initiale in Je sais tout n° 77, 15 juin 1911, sous le titre Les Confidences d'Arsène Lupin : Le Signe de l'ombre -- Le Piège infernal, publication initiale in Je sais tout n° 78, 15 juillet 1911, sous le titre Les Confidences d'Arsène Lupin : Le Piège infernal -- L'Écharpe de soie rouge, publication initiale in Je sais tout n° 79, 15 août 1911, sous le titre Les Confidences d'Arsène Lupin : L'Écharpe de soie rouge -- La Mort qui rôde, publication initiale in Je sais tout n° 80, 15 septembre 1911, sous le titre Les Confidences d'Arsène Lupin : La Mort qui rôde -- Le Mariage d'Arsène Lupin, publication initiale in Je sais tout n° 94, 15 novembre 1912 -- Le Fétu de paille, publication initiale in Je sais tout n° 96, 15 janvier 1913 -- Édith au cou de cygne, publication initiale in Je sais tout n° 97, 15 février 1913 -- Extrait : Sans en dire davantage, Lupin m'entraîna de nouveau, redescendit et, une fois dans la rue, tourna sur la droite, ce qui nous fit passer devant mon appartement. Quatre numéros plus loin, il s'arrêtait en face du 92, petite maison basse dont le rez-de-chaussée était occupé par un marchand de vins qui, justement, fumait sur le pas de sa porte, auprès du couloir d'entrée. Lupin s'informa si M. Dulâtre se trouvait chez lui. - M. Dulâtre est parti, répondit le marchand... voilà peut-être une demi-heure... Il semblait très agité, et il a pris une automobile, ce qui n'est pas son habitude.

  • Le Chien des Baskerville (The Hound of the Baskervilles) est un roman policier, publié pour la première fois dans le Strand Magazine en 1901 et 1902. La légende court dans cette région du Devonshire (sud ouest de l'Angleterre), qu'un énorme chien crachant du feu de sa gueule béante serait à l'origine de la mort de Sir Charles Baskerville. Un de ses ancêtres, Sir Hugo Baskerville, trouva la mort mystérieusement après avoir commis d'immondes atrocités envers une jeune paysanne. Sherlock Holmes et le Docteur Watson enquêtent. Ils doivent protéger le dernier descendant des Baskerville revenu prestement du Canada, Sir Henry, qui lui ne croît pas à toutes ces balivernes. Extrait : J'ai appris qu'avant la terrible nuit plusieurs personnes ont vu sur la lande un animal dont le signalement se rapportait à celui du démon des Baskerville... L'animal ne rentre dans aucune espèce cataloguée. On convient qu'il avait un aspect épouvantable, fantastique, spectral. J'ai questionné ces gens -- un paysan obtus, un maréchal ferrant et un fermier. Aucun n'a varié sur le portrait de la sinistre apparition. Elle incarnait bien exactement le chien vomi par l'enfer, d'après la légende. La terreur règne dans le district en souveraine maîtresse, et il pourrait se vanter d'être téméraire celui qui s'aventurerait la nuit sur la lande.

  • Un soir, malgré la porte de la chambre fermée à clef « de l'intérieur », les volets de l'unique fenêtre solidement fermés eux aussi « de l'intérieur », et en l'absence de toute cheminée ou passage secret, Mlle Stangerson est agressée dans la chambre jaune. Une trace ensanglantée de la main du coupable est retrouvée sur le mur. Qui a tenté de tuer Mlle Stangerson ? Et surtout, par où l'assassin a-t-il pu fuir de la chambre jaune ? C'est le Mystère de la chambre jaune... La plus célèbre des aventures de Rouletabille... Extrait : Nous marchions depuis quelques minutes, Rouletabille et moi, le long d'un mur qui bordait la vaste propriété de M. Stangerson, et nous apercevions déjà la grille d'entrée, quand notre attention fut attirée par un personnage qui, à demi courbé sur la terre, semblait tellement préoccupé qu'il ne nous vit pas venir. Tantôt il se penchait, se couchait presque sur le sol, tantôt il se redressait et considérait attentivement le mur ; tantôt il regardait dans le creux de sa main, puis faisait de grands pas, puis se mettait à courir et regardait encore dans le creux de sa main droite. Rouletabille m'avait arrêté d'un geste : « Chut !

  • Des événements étranges ont lieu à l'Opéra : le grand lustre s'effondre pendant une représentation, un machiniste est retrouvé pendu. La direction doit se rendre à l'évidence : un fantôme ou un homme machiavélique hante le théâtre. Certains affirment avoir vu le visage déformé de cet être qui ne semblerait pas être humain. Peu après, les directeurs de l'Opéra se voient réclamer 20 000 francs par mois de la part d'un certain « Fantôme de l'Opéra » qui exige aussi que la loge numéro 5 lui soit réservée. Extrait : « J'ai été dans la nécessité, écrit l'inspecteur, de requérir, ce soir -- l'inspecteur avait écrit son rapport la veille au soir -- un garde municipal pour faire évacuer par deux fois, au commencement et au milieu du second acte, la première loge n° 5. Les occupants -- ils étaient arrivés au commencement du second acte -- y causaient un véritable scandale par leurs rires et leurs réflexions saugrenues. De toutes parts autour d'eux, des chut ! se faisaient entendre et la salle commençait à protester quand l'ouvreuse est venue me trouver ; je suis entré dans la loge et je fis entendre les observations nécessaires. Ces gens ne paraissaient point jouir de tout leur bon sens et me tinrent des propos stupides. Je les avertis que si un pareil scandale se renouvelait je me verrais forcé de faire évacuer la loge. Je n'étais pas plus tôt parti que j'entendis de nouveau leurs rires et les protestations de la salle. Je revins avec un garde municipal qui les fit sortir. Ils réclamèrent, toujours en riant, déclarant qu'ils ne s'en iraient point si on ne leur rendait pas leur argent. Enfin, ils se calmèrent, et je les laissai rentrer dans la loge ; aussitôt les rires recommencèrent, et, cette fois, je les fis expulser définitivement. »

  • Arsène Lupin, jeune amant de Clarisse d'Étigues, sauve une certaine Joséphine Balsamo que le père et le cousin de Clarisse ont tenté de tuer sur ordre de leur maître chanteur, Beaumagnan. Beaumagnan et ses amis étaient des royalistes engagés. Joséphine Pellegrini-Balsamo était comtesse de Cagliostro, née à Palerme le 29 juillet 1788 d'une liaison de Joseph Balsamo et de Joséphine de la Pagerie. Âgée de quelque 106 ans mais en paraissant 30, elle serait une espionne, traîtresse, voleuse et meurtrière, qui aurait profité du secret de longue vie et de jeunesse de Cagliostro. Extrait : Le plan de Raoul, -- laissons dans l'ombre le nom d'Arsène Lupin puisque, à cette époque, ignorant sa destinée, lui-même le tenait en quelque mépris -- le plan de Raoul était fort simple. Parmi les arbres du verger, à gauche du château, et s'appuyant contre le mur d'enceinte dont elle formait jadis l'un des bastions, il y avait une tour tronquée, très basse, recouverte d'un toit et qui disparaissait sous des vagues de lierre. Or, Raoul ne doutait point que la réunion de quatre heures n'eût lieu dans la grande salle intérieure où le baron recevait ses fermiers. Et Raoul avait remarqué qu'une ouverture, ancienne fenêtre ou prise d'air, donnait sur la campagne. Escalade facile pour un garçon aussi adroit ! Sortant du château et rampant sous le lierre, il se hissa, grâce aux énormes racines, jusqu'à l'ouverture pratiquée dans l'épaisse muraille, et qui était assez profonde pour qu'il pût s'y étendre tout de son long. Ainsi, placé à cinq mètres du sol, la tête masquée par du feuillage, il ne pouvait être vu, et voyait toute la salle, grande pièce meublée d'une vingtaine de chaises, d'une table et d'un large banc d'église. Quarante minutes plus tard, le baron y pénétrait avec un de ses amis, Raoul ne s'était pas trompé dans ses prévisions.

  • Londres, 1878. Le Dr Watson fait la connaissance de Sherlock Holmes lorsqu'ils décident d'habiter ensemble. Un jour, Sherlock Holmes reçoit une lettre de Tobias Gregson, un des limiers de Scotland Yard, qui lui demande de l'aide dans une affaire de meurtre...

  • Sherlock Holmes reçoit un message l'avertissant de l'assassinat d'un certain Douglas de Birlstone Manor House. L'inspecteur Mac Donald de Scotland Yard vient lui annoncer cette même nouvelle. Ils partent donc sur place. Le mort a été tué d'un coup de winchester sur la figure. Il est méconnaissable. Mais il porte les bagues du maître de maison, sauf son alliance et a ce curieux tatouage à l'avant-bras...

  • En 1924, Arsène Lupin tombe dans un piège organisé par Joséphine Balsamo avant sa mort. Il rencontre enfin son fils Jean, désormais appelé Félicien Charles, qui se trouve tout d'abord accusé d'un meurtre qu'il n'a pas commis, puis opposé à son père sous l'influence d'anciens complices de la comtesse de Cagliostro. Extrait : - Or, vous m'avez déclaré que, vers minuit trois quarts, comme vous étiez à prendre l'air à votre fenêtre, vous avez vu quelqu'un qui ramait sur l'étang et qui est venu atterrir au bout du passage. Ce quelqu'un a rapproché la barque de votre propriété et l'y a attachée à son poteau habituel. C'était la vôtre dont il s'était servi. Vous avez reconnu le promeneur, n'est-ce pas ? - Oui. Il y avait quelques nuages qui se sont écartés. La lune l'a frappé en plein visage. Alors, il s'est jeté dans la partie obscure. C'était M. Félicien Charles. Il est resté dans le passage un assez long moment. - Ensuite ? - Ensuite, je ne sais pas. Je me suis couché et endormi.

  • 813

    Maurice Leblanc

    Le ton de ce roman est assez différent des trois premiers : on a affaire à un Arsène Lupin complexe, inquiétant, dont l'objectif n'est ni plus ni moins que de dominer l'Europe. 813 contient aussi un nombre assez grand de morts très violentes, et un ennemi redoutable, invisible et particulièrement inquiétant. Extrait : - écoute, Kesselbach, je vais te faire une proposition. Si riche, si gros monsieur que tu sois, il n'y a pas entre toi et moi tant de différence. Le fils du chaudronnier d'Augsbourg et Arsène Lupin, prince des cambrioleurs, peuvent s'accorder sans honte ni pour l'un ni pour l'autre. Moi, je vole en appartement ; toi, tu voles en Bourse. Tout ça, c'est kif-kif. Donc, voilà, Kesselbach. Associons-nous pour cette affaire. J'ai besoin de toi puisque je l'ignore. Tu as besoin de moi parce que, tout seul, tu n'en sortiras pas. Barbareux est un niais. Moi, je suis Lupin. Ça colle ? Un silence. Lupin insista, d'une voix qui tremblait : - Réponds, Kesselbach, ça colle ? Si oui, en quarante-huit heures, je te le retrouve, ton Pierre Leduc. Car il s'agit bien de lui, hein ? C'est ça, l'affaire ? Mais réponds donc ! Qu'est-ce que c'est que cet individu ? Pourquoi le cherches-tu ? Que sais-tu de lui ? Je veux savoir.

  • C'est là et, avec votre permission, je vais vous le lire. Ecoutez ça, Mr. Holmes. Les gros titres sont : « Mystérieuse affaire à Lower Norwood. Disparition d'un entrepreneur bien connu. Présomption de meurtre et d'incendie criminel. Sur la piste du meurtrier. » C'est la piste qu'ils sont déjà en train de suivre, Mr. Holmes, et je sais qu'elle conduit infailliblement à moi. Je suis suivi depuis la station du Pont-de-Londres et je suis sûr qu'ils n'attendent que le mandat pour m'arrêter. Ma mère en aura le coeur brisé !

  • L'Agence Barnett et Cie est un recueil de 8 nouvelles de Maurice Leblanc et mettant en scène Arsène Lupin. Deux nouvelles (Les Gouttes qui tombent et Les Douze Africaines de Béchoux) paraissent dans Lectures pour Tous en octobre et novembre 1927. Le hasard fait des miracles est publié dans le même mensuel en janvier 1928. Puis, le recueil complet paraît chez Pierre Lafitte en février 1928. Extrait : Valérie eut un frisson de gêne et rougit. Vraiment, M. Barnett suscitait en elle une inquiétude confuse, qui n'était point sans analogie avec les sentiments qu'on éprouve en face d'un cambrioleur. Elle pensait aussi... mon Dieu, oui... elle pensait qu'elle avait peut-être affaire à un amoureux, qui aurait choisi cette manière originale de s'introduire chez elle. Mais comment savoir ? Et, dans tous les cas, comment réagir ? Elle était intimidée et dominée, confiante en même temps, et toute disposée à se soumettre, quoi qu'il en pût advenir. Et ainsi, quand le détective l'interrogea sur les causes qui l'avaient poussée à demander le concours de l'agence Barnett, elle parla sans détours et sans préambule, comme il exigeait qu'elle parlât. L'explication ne fut pas longue : M. Barnett semblait pressé.

  • Le fauteuil hanté

    Gaston Leroux

    Un livre drôle et réjouissant. Extrait : Lui-même était auteur. Il avait publié deux ouvrages qui étaient l'orgueil de sa vie, l'un sur les signatures des peintres célèbres et sur les moyens de reconnaître l'authenticité de leurs oeuvres, l'autre sur l'art de l'encadrement, à la suite de quoi il avait été nommé officier d'Académie ; mais jamais il n'était entré à l'Académie, et surtout jamais l'idée qu'il avait pu se faire d'une séance publique à l'Académie n'avait concordé avec tout ce qu'il venait d'entendre et de voir depuis un quart d'heure. Jamais, par exemple, il n'eût pensé qu'il fût si utile, pour prononcer un discours de réception, d'être veuf, sans enfants, de n'avoir peur de rien et d'avoir fait son testament. Il donna ses vingt francs et, à travers mille horions, se vit installé tant bien que mal dans une tribune où tout le monde était debout, regardant dans la salle.

  • La Barre-y-va

    Maurice Leblanc

    Raoul d'Avenac, alias Arsène Lupin, rentre tard un soir du théâtre, dans une de ses garçonnières. À sa surprise, l'appartement est tout éclairé et une jolie jeune femme blonde est là, appuyée sur un guéridon et qui semble l'attendre. Raoul pense à une bonne fortune mais la « gracieuse vision » ne veut pas qu'il la touche. En réalité, elle est épouvantée et c'est pour chercher refuge qu'elle s'est introduite chez lui. Dans le même temps, une vieille connaissance, le brigadier Théodore Béchoux, appelle Lupin par téléphone de la région normande où il est en convalescence, pour lui demander de l'aide dans une affaire compliquée près du Havre, à Radicatel, une localité qui n'est visiblement pas inconnue de la belle visiteuse. Extrait : - Alors fais-moi visiter le parc. Et surtout pas un mot durant cette visite. Tu as un grand tort, vois-tu, Béchoux, tu es trop bavard. Prends exemple sur ton vieil ami Lupin, toujours si discret, réservé dans ses propos, et qui ne jacasse pas à tort et à travers, comme une pie. On ne réfléchit bien que quand on se tait et qu'on se trouve en face de ses pensées, sans être importuné par des considérations oiseuses d'un hurluberlu qui enfile les mots les uns aux autres comme des grains de chapelet. » Béchoux songea bien que ce discours s'adressait à lui et qu'il était l'hurluberlu qui jacassait comme une pie. Cependant, comme ils s'en allaient bras dessus, bras dessous, en vieux camarades qu'unissent une solide amitié et une naturelle estime, il demanda la permission de poser une question dernière, une seule question.

  • Les Aventures de Sherlock Holmes sont un recueil de nouvelles policières écrit par Sir Arthur Conan Doyle et mettant en scène son célèbre détective privé. Le livre original a été illustré par Sidney Paget. Ce sont les premières aventures de Sherlock Holmes. Elles ont été publiées originellement dans Strand Magazine entre juillet 1891 et juin 1892. Le recueil a été publié en Angleterre le 14 octobre 1892 par l'éditeur George Newnes Ldt. Le tirage initial a été de 14 500 exemplaires. Le livre a été interdit en Union soviétique en 1929 pour raison d'occultisme même si le livre ne livre aucune trace d'une telle thématique.

  • Le Signe des quatre est la deuxième aventure de Sherlock Holmes, écrite en 1890 par Arthur Conan Doyle. Le Signe des quatre se déroule en 1888. Son intrigue s'appuie sur l'Inde coloniale, un trésor volé et un pacte secret entre quatre bagnards, et nous présente notamment Mary Morstan, future épouse du docteur Watson, ainsi que Toby, chien au flair très développé. Arthur Conan Doyle commence à nous y dévoiler les habitudes de Sherlock Holmes, et notamment, son utilisation de drogue pour tromper l'ennui qui l'accable entre deux enquêtes.

  • Un mort tout neuf

    Eugene Dabit

    Eugène Dabit est un écrivain français né le 21 septembre 1898 à Mers-les-Bains et mort le 21 août 1936 à Sébastopol. Extrait : Et il lui paraît que la vie la quitte, elle aussi. Une forme humaine chancelle, tombe dans les bras du médecin en gémissant. Paula s'approche de Lucienne Dieulet ; sur ce visage crispé, elle reconnaît sa propre douleur, elle tend les mains, comme à une amie. -- Mon frère, balbutie Lucienne, où est mon frère ?

  • À la mort du seigneur de Minstead, son fils, le jeune Alleyne Edricson, est confié à une abbaye, celle-ci devant le renvoyer dans le monde une fois parvenu à maturité. Ce jour arrivé, le jeune Alleyne part sur les routes et rapidement se lie d'amitié avec des compagnons. C'est avec eux qu'il rejoint Sir Nigel, héros de la Guerre de Cent Ans. Celui-ci se prépare à embarquer pour Bordeaux afin de se mettre au service du Prince Noir et prendre le commandement de la Compagnie Blanche, turbulente troupe d'archers d'élite. Le jeune Alleyne, devenu écuyer de Sir Nigel, suivra celui-ci jusqu'à Pampelune pour combattre les armées castillanes et françaises conduites entre autres par Du Guesclin.

  • Le Formidable Événement est un roman de science-fiction de Maurice Leblanc. Dans les premières années du XXe siècle, un soulèvement géologique soudain et de grande ampleur fait remonter le sol de la Manche, permettant du coup de passer d'Angleterre en France à pied sec. Les humeurs tectoniques ont fait apparaître une terre sans nation, sans loi... Extrait : Autour d'eux, il y avait peu de monde, l'affolement ayant porté davantage sur les voyageurs de première classe. Mais, hormis les deux fiancés, tous ceux qui avaient persisté trahissaient, par quelque signe, leur inquiétude secrète ou leur effroi. À droite, c'étaient deux vieux, très vieux pasteurs, qu'un troisième plus jeune accompagnait. Ces trois-là restaient impassibles, frères de ces héros qui chantaient des hymnes au naufrage du Titanic. Pourtant leurs mains étaient jointes comme pour la prière. À droite se tenait le couple français dont Simon Dubosc avait surpris les paroles douloureuses. Le père et la mère, serrés l'un contre l'autre, interrogeaient l'horizon avec des yeux de fièvre. Quatre garçons, les aînés, tous quatre forts, solides, les joues rouges de santé, allaient et venaient, en quête de renseignements qu'ils rapportaient aussitôt. Assise aux pieds de ses parents, une petite fille pleurait, sans rien dire. La mère nourrissait le sixième enfant qui, de temps en temps, se retournait vers Isabel et lui souriait.

  • John Buchan dit Lord Tweedsmuir (Perth, Écosse, 26 août 1875 - Montréal, Québec, 11 février 1940), 1er baron Tweedsmuir d'Elsfield, fils d'un pasteur calviniste, fut le quinzième gouverneur général du Canada, de 1935 à 1940. Également éditeur et écrivain. Extrait : Il me révéla plusieurs faits bizarres donnant l'explication d'un tas de choses qui m'avaient intrigué -- des faits qui se produisirent au cours de la guerre des Balkans : comment un État prit tout à coup le dessus, pourquoi des alliances furent nouées et rompues, pourquoi certains hommes disparurent, et d'où venait le nerf de la guerre. Le but final de la machination était de mettre aux prises la Russie et l'Allemagne.

  • Victor Hautin, « Inspecteur Victor » de la Brigade mondaine, fils d'un ancien procureur toulousain, a passé une bonne partie de sa carrière aux colonies. Il est apprécié de sa hiérarchie en dépit d'un esprit assez indépendant, d'une humeur capricieuse, et d'une manière de procéder un peu trop fantaisiste. De plus, incorrigible suborneur de femmes mariées et de filles à marier, il a vu sa promotion pour le poste d'inspecteur de la Sûreté compromise par des scandales. Aujourd'hui, plus calme et plus sage, sa renommée va bientôt atteindre le public au cours d'une affaire retentissante. Ses antécédents, sa perspicacité, sa ténacité et sa facilité au déguisement auraient pu faire penser à un des avatars de Lupin si ce récit ne l'amenait à lutter contre le célèbre aventurier qui justement recommence à faire parler de lui dans l'est du pays. Extrait : On découvrit bien l'endroit où la femme avait franchi la haie pour gagner la ruelle parallèle à la route. Et l'on découvrit aussi les empreintes laissées par les montants de l'échelle au-dessous du premier étage. Mais l'échelle, qui devait être en fer, pliante et portative, demeura introuvable. Et l'on ne sut pas comment les deux complices s'étaient rejoints et comment ils avaient quitté la région. Tout au plus put-on établir qu'une automobile avait stationné, à partir de minuit, trois cents mètres plus loin, le long du Haras de La Celle-Saint-Cloud, et qu'elle s'était remise en marche à une heure et quart, évidemment pour retourner à Paris par Bougival et les bords de la Seine. Le chien du père Lescot fut retrouvé dans sa niche, mort, empoisonné. Aucune trace de pas sur le gravier du jardin.

  • Selon le fils de l'auteur, Claude Leblanc, «De Minuit à sept Heures était un Arsène Lupin jusqu'à ce que d'obscures raisons éditoriales en décident autrement». Il a été délupinisé. Extrait : Coupant à travers la plaine, il se dirigea vers l'isba isolée. Il l'atteignit. Elle était inhabitée, en ruines. Une cour la précédait, et, dans cette cour, un puits. Il alla à ce puits, se pencha et tâtonna, le long de la paroi intérieure. Ses doigts rencontrèrent le manche d'une pioche qui se trouvait accrochée là et dont il s'empara. Puis il se retourna, faisant face au point central entre les deux corps de l'isba. Il fit six longues enjambées. Il s'arrêta, rejeta la neige du sol et, avec la pioche, creusa. Il creusa assez longtemps et enfin eut une exclamation de joie. Le fer de la pioche avait sonné sur du métal. Redoublant d'efforts, il dégagea un petit coffret d'acier rouillé qu'il sortit du trou. Sans hésiter, il força le couvercle avec sa pioche.

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