nous-combattrons-l-ombre

  • Dans un vieil entrepôt d´un quartier populaire de Santiago, trois sexagénaires attendent avec impatience l´arrivée d´un homme, le Spécialiste. Tous trois anciens militants de gauche, condamnés à l´exil par le coup d´État de Pinochet, se retrouvent trente-cinq ans après pour participer à une action révolutionnaire organisée par le Spécialiste. Mais alors que celui-ci se dirige vers ce rendez-vous, il est tué de façon grotesque, frappé par le destin sous la forme d´un tourne-disque jeté par une fenêtre au cours d´une dispute conjugale. Tout le plan tombe à l´eau jusqu´au moment où ressurgit dans la mémoire des complices l´expression favorite du Spécialiste : "On tente le coup ?" L´auteur nous propose les portraits cocasses et attachants de trois héros cassés par l´Histoire récente et l´exil, mais qui n´ont perdu ni leur humour ni leur capacité de croire en un rêve. 

  • Dans le théâtre politique, le rôle d'éminence grise est l'un des plus convoités: c'est le conseiller caché du prince. Ce rôle fut créé par un grand acteur, Richelieu, pour un autre grand acteur, le Père Joseph: «éminence», parce que Richelieu avait demandé pour son ami le chapeau de cardinal?; «grise», car c'était la couleur de la robe de capucin que portait ce dernier.
    L'expression franchit les frontières. Elle est appliquée en Allemagne au baron Holstein qui, à Berlin, fait et défait les chanceliers sous Guillaume II. Au temps de Roosevelt, elle est reprise, aux États-Unis pour Harry Hopkins, également surnommé «le Raspoutine de la Maison Blanche». En France, au  XXe siècle, le Père Joseph renaît sous les traits de Jacques Foccart, au coeur du premier cercle gaullien puis de François de Grossouvre, dans l'entourage de François Mitterrand.
    D'autres personnalités marquantes, qui s'étaient illustrées, parfois, loin de la politique, ont contribué à infléchir le cours de l'Histoire, de Beaumarchais, qui apporta le soutien de la cour de France aux insurgés américains, à Jean Monnet le Père de l'Europe moderne.
    À travers seize portraits inoubliables, Charles Zorgbibe nous révèle - ou nous rappelle - l'action secrète de ces hommes de l'ombre qui ont, pour une part souvent déterminante, façonné le monde où nous vivons.

  • Après La Machine à Influencer, consacré aux médias, le dessinateur Josh Neufeld s'associe au journaliste Michael Keller pour un reportage sur le big data et les données personnelles. Les utilisateurs de réseaux sociaux, téléphones portables, et de nombreux sites internet sont désormais fichés et suivis à la trace par des entreprises privées qui amassent des quantités phénoménales d'informations personnelles. Facebook, Google, Apple et consorts peuvent ainsi établir des profils très détaillés pour anticiper les besoins des leurs utilisateurs et adapter leurs politiques commerciales en fonction des comportements de chacun, mais cela va aller encore plus loin...Josh Neufeld et Michael Keller ont interviewé des spécialistes du domaine ; politiques, universitaires et chercheurs, pour un tour d'horizon de ces pratiques qui soulèvent de nombreuses questions et notamment celle des risques liés à l'exploitation de ces données. Neufeld et Keller abordent le sujet à travers de nombreux exemples concrets et questionnent également le principe des notes données à des services et des personnes, principe qui s'étend progressivement à des pans entiers de la société moderne. Avec humour mais également avec rigueur Neufeld et Keller montrent comment des gestes apparemment anodins risquent d'avoir un impact très concret sur notre quotidien dans un très proche avenir...

  • Août 1944. Les troupes allemandes sont repoussées vers l'Allemagne. Les ventres sont vides, les corps sont fatigués. Les longues colonnes de soldats sont impitoyablement massacrées par l'aviation soviétique maitresse des cieux. La politique de la terre brûlée n'a eu pour d'autres effets que de décupler la haine de l'ennemi.

  • Elles ne sont plus que l'ombre d'elles-mêmes. Alma, incarcérée dans un quartier réservé aux jeunes mères, s'accroche à l'enfant qu'elle y a mis au monde et aux lettres qu'elle envoie comme autant de bouteilles à la mer. Dans la cellule voisine, Lucinda, tombée pour trafic de drogue entre la France et l'Argentine, apaise sa détresse en faisant défiler les souvenirs enchantés d'une enfance dont le fil s'est brutalement brisé. De l'autre côté des barreaux, Sarah, la fille aînée d'Alma, se confie à son ordinateur et tente de maintenir le lien entre sa mère et ceux qui au-dehors attendent son retour. Correspondances, carnets, fragments, confessions filmées, Karine Reysset puise dans les multiples ressources du genre romanesque pour mieux entremêler ces trois itinéraires bouleversants.

  • Quand nous disons "nous", comment et pourquoi pouvons-nous dire que nous sommes français, européens ? Comment les identités collectives sont-elles produites ? Et la dynamique est-elle la même pour l'identité microsociale d'une entreprise ? Ce qui reviendrait à considérer, hypothèse audacieuse, que la production identitaire des collectifs est structurée comme celle des individus. Que de questions en abîme autour de cette incontournable et insaisissable identité.

  • A cache-cache avec la mort pendant deux ans interminables, deux ans traversés par la Deuxième Guerre mondiale, dans laquelle un Alsacien a été enrôlé dans l'armée allemande.

  • Camille, 15 ans, n'a jamais réussi à devenir un garçon comme les autres. Mais cette année, en plein cours de théâtre, le mur qu'il a dressé autour de lui vole en éclat. Camille explore alors sa féminité, sa masculinité et se confronte à l'attraction qu'il produit sur Zoé mais aussi sur Timothée. Et si sa sensibilité, qui rebute tant les autres, était en fait sa plus grande force ?

  • François Sauval est un capitaine d'industrie et un aventurier qui accumule les records dans l'espoir de marquer son époque. Il fait venir auprès de lui un écrivain pour bâtir sa légende, avant de relever un ultime défi?: acquérir un territoire pour y fonder un État.
    Chassée de chez elle voilà des siècles et s'amenuisant aux confins de l'Amérique centrale, la tribu des Charahuales semble condamnée à disparaître avec sa langue ancienne et sa culture. Son destin croise celui d'une jeune linguiste française convaincue de l'influence des noms sur les choses.
    Tous craignent d'être oubliés, mais laissent le soin à des tiers de décrire leur trajectoire, comme s'il était impossible de raconter sa propre destinée sans en précipiter la fin.
    À la croisée des mythologies anciennes et des péripéties du monde contemporain, Quand nous étions des ombres est un roman endiablé sur l'effacement de soi et la volonté de puissance.
    EXTRAIT
    De loin en loin, j'aperçois quelques Indiens miskitos qui rôdent aux abords de la clairière, des enfants pour la plupart, portant des tee-shirts trop grands. Les adolescents, quant à eux, franchissent parfois crânement la lisière et s'aventurent de quelques mètres sur la pelouse ensauvagée, avant de partir à reculons. On a dû leur dire que j'étais un démon, un fantôme, ou quelque chose comme ça, nani, espíritu. Périodiquement, leurs parents me déposent des offrandes dont je me nourris, viande de brousse et pâte de maïs cuits à l'étouffée dans des feuilles de bananier. Pour eux, je suis un lasa blanc, un esprit malin dont il ne faut pas croiser l'ombre sous peine de maladie et qu'il faut respecter, Swinta peut-être, le grand maître des cerfs, car ceux-ci trouvent refuge dans le jardin en friche. En dehors de ces fidèles distants et craintifs, je ne reçois aucune visite. Les animaux, quant à eux, n'ont plus peur de moi depuis longtemps. Je fais maintenant partie du décor.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    - « Merveilleux de style et d'intelligence... Mikaël Hirsch signe ici un nouvel ouvrage aussi dense que bref, salutaire à plus d'un titre, auquel on souhaite cette fois de faire plus que figurer sur les listes des grands prix d'automne. » - François Perrin, Le Vif
    - « Un roman aussi méditatif que plein d'action qui pourrait servir de terreau de réflexion à plus d'un moraliste. » - Toutelaculture.com
    - « Ne vous fiez pas à la taille de ce petit roman : riche d'une histoire méconnue de notre côté de l'Atlantique, il pose surtout la question de l'illusion du pouvoir. Et montre combien vouloir être puissant est infiniment destructeur. Ça ne vous rappelle rien ? » - Karine Frelin, L'Est républicain
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Mikaël Hirsch est un écrivain français né à Paris en 1973. Deux de ses romans, Le Réprouvé (2010) et Avec les hommes (2013) ont figuré dans les sélections du Prix Femina. Après Libertalia, paru en 2015, Quand nous étions des ombres est le quatrième roman de Mikaël Hirsch publié aux éditions Intervalles.

  • Londres, automne 1888. Les atrocités commises sur deux prostituées assassinées dans le quartier de Whitechapel vont convaincre l'inspecteur Lestrade de solliciter le célèbre spécialiste des affaires criminelles. Qui mieux que Sherlock Holmes, aidé du Dr Watson, saurait traquer l'homme qui sème désormais la terreur parmi la population de l'East End ?
    Mais le grand détective ne sortira pas indemne de cette enquête. Pour démasquer son insaisissable adversaire, dont le nom, Jack l'Éventreur, restera longtemps gravé dans les mémoires, il devra enfreindre bien des règles, briser les codes, et tenter de sauver sa vie autant que sa réputation.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Avec sa poésie rafraîchissante, ses images qui nous bercent et son riche vocabulaire,
    l'auteure nous laisse voir qu'elle aime jongler avec les mots.

    Elle nous séduit, nous fait rêver, réfléchir et rire à la fois au fil de récits si fluides qu'on les croit réels. Les trois volets : Feu sacré, La Montagne sur l'Île et Mi-fugue mi-raison attisent une flamme vibrante
    où l'on se laisse entraîner dans son monde réinventé.

  • Cette ombre entre nous Nouv.

    Cette ombre entre nous

    Emerger

    Enfant, adolescente, j'ai vu ma mère sombrer dans l'alcool, femme machiavélique qui révéla ses plus bas instincts.

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    Thomas Ferrer n'est pas un truand. Pas vraiment. Les petits trafics lui permettent de sortir la tête de l'eau, même si la vie n'a pas été tendre avec lui. De petits larcins en détournements de ferraille, le voilà face à face avec un truand, un vrai cette fois. Celui-ci, laissé pour mort par Ferrer, embarque deux frères assoiffés de vengeance à la poursuite de son agresseur. La traque sera sans pitié, alors qu'une puissante tempête s'abat sur la région.
    Une histoire envoûtante où les éléments se déchaînent en même temps que les passions, au service d'une profonde humanité.

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