l-obscure-memoire-des-armes

  • L'effondrement du Sud, marqua la fin de la guerre du Viêt Nam. Auparavant avaient eu lieu des batailles d'une grande ampleur et d'une atrocité poignante.
    Un été embrasé est le témoignage d'un officier sud-vietnamien, Phan Nhât Nam, qui relate les grandes batailles de l'été 1972, celle de Charlie-Kontum, d'An Lôc et de Tri-Thiên. Ce témoignage révèle un monde d'horreurs et de souffrances et rend hommage au sacrifice et à l'héroïsme de soldats qui croyaient en leur idéal.

  • Les aventures de la famille Bidgoli Rad, obligée de fuir l'Iran après la révolution, sont racontées en contrepoint des mémoires du colonel, un pilote de chasse, emprisonné et torturé par les islamistes. Le groupe part un soir de janvier 1983, sans valise ni visa, longe à dos de cheval les précipices du Kurdistan, court le risque d'être emprisonné en Turquie, avant d'arriver en France et de tout recommencer.

  • Face à la diffusion internationale de la propagande photographique ennemie, la France met en place au printemps 1915, la Section photographique de l'armée (SPA). Destinée à contrer l'action allemande auprès des pays neutres, elle a pour objectif également de produire des archives sur tous les aspects de la guerre mais aussi un fonds documentaire à l'usage de l'armée. L'analyse de son fonctionnement permet de comprendre le métier de reporter-militaire ainsi que les conditions de production des photographies sur le front, leur traitement en laboratoire, la rédaction des légendes, l'archivage, le passage par la censure et la diffusion. Les photographies de la SPA sont conservées en partie à la Bibliothèque de documentation internationale contemporaine dont elles constituent un des fonds les plus riches et les plus intéressants. L'ouvrage d'Hélène Guillot apporte un éclairage essentiel pour comprendre comment une des sources majeures de l'histoire de la Première Guerre mondiale a été constituée d'un point de vue institutionnel, mais aussi du point de vue des hommes, envoyés sur le front en soldats de la mémoire.

  • Une étude sur le passé de la France avant qu'elle ne soit une nation.

  • L'auteur a exercé durant la guerre des responsabilités importantes au sein des F.T.P. Il suit de près l'action de la " 35è Brigade " à Toulouse, impulse la lutte armée, notamment dans le Limousin, et en Savoie au temps des Glières. En mai 1944, il échappe à l'arrestation par la Gestapo de l'E.M.-F.T.P. zone sud, dont il est membre. Sur l'insurrection de Marseille, il apporte un témoignage inédit. L'engagement du P.C.F. dans la lutte armée a-t-il été sincère ? La question est posée de savoir quelle ligne stratégique profonde peut expliquer un certain nombre d'incohérences.

  • L'arme biologique est développée et utilisée par le Japon entre les années 1920 et 1945. Figure de proue de ce programme, l'Unité 731 sera jusqu'à la fin de la guerre le noyau d'un réseau d'unités de guerre bactériologique et chimique responsable d'innombrables atrocités et d'expériences médicales. Les origines de cet armement remontent pourtant aux années 1880. Quels présupposés scientifiques et idéologiques ont pu décider de l'institutionnalisation d'un tel projet ? Que sont ensuite devenus les maîtres d'oeuvre de ces recherches ? Cet ouvrage montre comment la majorité des participants se murent dans le silence après 1945, et pourquoi les principaux scientifiques responsables se réinventent comme des pionniers à la fin de la guerre, totalement dénués de remords. Pourtant, dans le Japon de l'après-guerre qui tourne le dos au militarisme, certaines voix s'élèvent pour relater la mise en place bureaucratique d'institutions et la pratique expérimentale et militaire faite sur certaines populations. Ces discours certes diffus mais continus amèneront les Japonais à découvrir les véritables activités de l'Unité 731.

  • Basé sur des enquêtes menées dans les Andes quechuas d'Ayacucho, cet ouvrage interroge les séquelles du conflit fratricide qui endeuilla le Pérou à la fin du XXe siècle. Cet épisode opposa l'État aux maoïstes du Sentier lumineux et creusa de profondes fractures ethniques, socioéconomiques et politiques. Les violentes disputes qui entourent l'usage des termes terroriste, victime ou héros exercent toujours - à vingt ans de la fin officielle du conflit - un pouvoir performatif sur l'identité et le destin de nombreux individus. Dans ce contexte, comment se construisent de nos jours les mémoires de la guerre ? Pour le comprendre, Valérie Robin Azevedo s'est intéressée aux bricolages sémiotiques qui permettent aux communautés quechuas, les plus éprouvées par la guerre, d'évoquer la violence. Influencées à la fois par un discours hérité de la Commission de la vérité, mais aussi par l'imaginaire culturel andin, ces configurations inédites forment autant de chemins de traverses dans la quête d'un vivre ensemble apaisé. Décalées par rapport au modèle prôné par la justice transitionnelle, les dynamiques mémorielles analysées sont peu visibles dans l'espace public national. Pourtant, elles révèlent la valeur symbolique et sociale des procédés alternatifs de gestion du passé en contexte post-conflit. Sur les sentiers de la violence constitue à ce titre un essai original d'anthropologie des mémoires de guerres civiles.

  • « L'enfant que j'étais alors ne connaissait d'odeur plus envoûtante que celle de ma côte et de coquillages plus savoureux et plus beaux dans leur simplicité que les délicieux bivalves qu'elle nous servait pour rien. Certes, comme tous ceux qui fréquentaient assidûment le rivage que baignait cette petite mer providentielle, j'étais qualifié de "cul-salé" par mes camarades des communes retirées des terres. Mais je n'en voulais pas à ces gentils culs-terreux qui n'avaient pas la chance de respirer l'air tonique et frais de l'océan tout proche, dont le ressac, en été, me berçait une partie de la nuit de sa musique lancinante. »

    Guy est un cul-salé, un habitant de la côte, dans le Morbihan. Loin d'être enthousiasmé par la vie maritime, seule perspective d'avenir dans une Bretagne d'après-guerre, il décide de tout quitter pour rejoindre l'armée.

    Entre le Maroc, l'Algérie et Djibouti, le garçon deviendra un homme en découvrant la réalité d'une vie collective avec ses moeurs d'un autre temps.

    Un témoignage à caractère historique, riche de péripéties et d'histoires drôles.

  • Extrait :
    "Messieurs, Dans l'institution de cette société savante la grande étude de l'homme, considéré sous ses divers rapports, s'offrit en première ligne comme l'objet le plus relevé, le plus digne sans doute d'occuper des hommes, celui aussi vers lequel des membres, appelés à mettre en commun leurs connaissances acquises et leurs nouveaux efforts, étaient déjà accoutumés à diriger leurs méditations et toutes leurs observations pratiques."

  • BnF collection ebooks - "Messieurs, Dans l'institution de cette société savante la grande étude de l'homme, considéré sous ses divers rapports, s'offrit en première ligne comme l'objet le plus relevé, le plus digne sans doute d'occuper des hommes, celui aussi vers lequel des membres, appelés à mettre en commun leurs connaissances acquises et leurs nouveaux efforts, étaient déjà accoutumés à diriger leurs méditations et toutes leurs observations pratiques."


  • " Le bouffon d'Hitler "

    D'origine americano-allemande, Enrst dit " Putzi " Hanftaegl a pénétré dès 1922 l'entourage du démagogue munichois dont il est devenu le conseiller, puis le responsable pour la presse étrangère avant de connaître une disgrâce progressive après son accession au pouvoir. Surnommé " le bouffon d'Hitler ", en raison de son humour et de sa capacité à le délasser en jouant du piano, Hanfstaegl livre un témoignage de premier plan à la fois sur l'individu et les rivalités autour de sa personne ainsi que sur les événements marquants qui ont ponctué la décennie de sa marche au pouvoir absolu : putsch manqué de 1923, rédaction de " Mein Kampf ", campagnes électorales, accession à la chancellerie, nuit des longs couteaux...
    Son sens du portrait, les multiples anecdotes et dialogues qui rythment l'ouvrage lui donnent un caractère particulièrement vivant qui n'ôte rien à son exactitude historique. On lira avec un intérêt particulier les pages qu'il consacre aux rapports d'Hitler avec les femmes et à son impuissance sexuelle affirmée par l'auteur.
    La dernière partie de l'ouvrage est toute aussi passionnante. Révulsé par les abominations du régime, l'auteur s'éloigne de son mentor qui le marginalise progressivement avant de tenter de le faire disparaître en 1937 à l'occasion d'une mission (épique) en Espagne. Il s'enfuit en Grande-Bretagne puis parvient au Canada et enfin en Amérique où il deviendra conseiller occulte du président Roosevelt. Un destin exceptionnel digne des meilleurs romans d'espionnage et justifiant la belle sentence attribuée à François Mauriac : " Aux belles histoires imaginées, il faut préférer l'inimaginable histoire ".
    Publié en 1967 chez un éditeur disparu, ce récit était tombé dans l'oubli. 50 ans après, Jean-Paul Bled le remet en lumière en l'augmentant d'une présentation élogieuse et d'un appareil critique.

  • Cet aide-mémoire regroupe de façon synthétique et structurée toutes les données utiles à la conception et à la justification d'un ouvrage en béton armé dans le cadre d'un projet de bâtiment.
    Cette 5e édition, à jour des dernières normes Eurocode, NF et DTU, constitue un outil de travail indispensable pour les ingénieurs en bureau d'études, architectes, maîtres d'oeuvre, ainsi que pour les élèves-ingénieurs et étudiants du domaine.

  • Depuis la découverte de la poudre a canon, on a eu a observer des plaies d'armes à feu de tous genres. Certes, assez d'accidens, assez de combats singuliers et de batailles sanglantes ont en lieu depuis cette invention, a la fois utile et funeste, pour qu'il ait été facile de bien étudier sur l'homme les effets variés de ce nouvel agent destructeur, et d'apprécier d'une manière certaine la nature, la marche et le traitement de ses lésions : mais tel est l'esprit humain qu'il marche toujours avec lenteur, et ce n'est le plus souvent qu'après avoir mainte et mainte fois quitté et repris le chemin de l'erreur, qu'il rentre enfin dans la voie étroite de la vérité : c'est ce qui est arrivé pour le sujet qui va nous occuper.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Se réveillant au milieu des flammes, le maître Jedi Quinlan Vos part à la recherche de ses origines et de sa mémoire perdue. Véritable prélude à la série Clone Wars, ces albums mettent en scène un personnage devenu culte au sein de la saga. En quête de son identité, le maître Jedi Quinlan Vos tombera sur les traces de sa padawan Aayla Secura. Seuls les membres du Conseil de l'Ordre Jedi parviendront à lui redonner confiance dans ses capacités, tout en l'empêchant de basculer entièrement du côté obscur de la Force.

  • Qui, en dehors d'Haïti, a déjà entendu parler de la bataille de Vertières, point d'aboutissement spectaculaire et sanglant de la guerre d'indépendance haïtienne? Qui sait que cet affrontement s'est soldé, en 1803, par l'une des pires défaites napoléoniennes? Que les Noirs s'y réclamaient des idéaux de la Révolution? Ceux qui connaissent cette histoire sont peu nombreux, car la France vaincue s'est employée à effacer les traces de sa déconfiture. Pourtant, cette bataille aurait dû faire date : son issue, désastreuse pour la puissance coloniale française, allait fissurer de manière irrémédiable les assises de l'esclavage.

  • Dès la défaite de l'armée française en juin 1940, Charles Mangold, fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères n'ayant aucune illusion sur la politique étrangère de l'Allemagne, quitte l'Alsace pour rallier Périgueux. En octobre 1942 il intègre la Résistance et tient rapidement un rôle de premier plan au sein de l'Armée secrète. Il est finalement arrêté le 7 août et fusillé le 12, au cours du "dernier quart d'heure", soit douze jours avant le départ définitif des nazis de Périgueux.

  • Ce récit relate les rêves et déceptions d'un homme ayant passé une grande partie de sa vie dans des zones de conflits ou d'insécurité, soit dans le cadre humanitaire, soit dans le domaine du déminage ou de la sécurisation des chantiers. A travers son témoignage sur son expérience de terrain à haut risque, ce militaire de formation cherche avant tout à faire passer un message de solidarité et de combativité contre les injustices.

  • Ce livre présente les témoignages d'une vingtaine de vétérans de la Seconde Guerre mondiale, héros modestes qui, malgré les atteintes de l'âge, ont conservé une jeunesse de coeur et d'esprit, mais aussi la simplicité et l'optimisme de leur engagement d'hier. Avec la pudeur qui caractérise les vrais combattants, ils racontent ce que furent pour eux la guerre et la Libération, restituant l'atmosphère du temps, la camaraderie, la dureté des opérations.

  • Alexandre Nicolas est né le 6 juin 1917 à Saïda en Algérie. Pour cet enfant d'un petit village des Hauts Plateaux de l'Algérie, l'armée est une promotion dont il est fier. Comme celle de l'Education nationale qui le fait instituteur en 1937. C'est son histoire qu'il raconte ici : lieutenant pendant la guerre, instituteur jusqu'au bout, il deviendra en 1962, à Sidi-Bel-Abbès, directeur de l'Office culturel français, puis s'installera en 1964 à Aix-en-Provence, ville d'où était parti son père en 1912 pour Saïda.

  • Durant son séjour en Extrême-Orient de 1952 à 1954 sur la base aérienne de Bien-Hoa, l'auteur rédige son journal de route, dans lequel il consigne minutieusement sa vie de sous-officier, mais aussi celle de ses camarades de tous grades. La vie en huis clos, le régime de travail imposé, la séparation familiale, la dureté du climat, le deuil de ses camarades et sa douleur, la hantise du non-retour font partie du lot quotidien. Un ouvrage dédié à tous ceux qui sont partis en Indochine, et souvent, n'en sont pas revenus.

  • Vivre en direct l'abîme rwandais qui échappe à toute définition, être "dépatrié", survivre à la traque des Hutus par l'Armée Patriotique Rwandaise vengeresse à travers le vaste Zaïre... Etre rejeté partout où l'on croit avoir enfin atteint l'ultime étape du calvaire... Se renfermer dans un silence jugé "coupable" par peur des représailles, et passer pour un génocidaire...
    C'est un récit autobiographique.

  • Dans près de deux cents lettres, Jean Jacques Ballard, relate ses tribulations à travers l'Europe en suivant les armées napoléoniennes durant sept années. Amoureux d'une vie sédentaire et campagnarde, ayant pour seul soucis de faire vivre sa famille, il raconte sa vie de médecin militaire. Mais peu prolixe sur la pratique de sa profession, il s'intéresse davantage à la vie, aux moeurs, à la culture et à l'alimentation des habitants des pays où il séjourne. Il confirme l'extrême dénument des troupes impériales.

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