anthropologie-de-la-douleur

  • "Parler aux hommes le langage de tous les hommes et leur parler cependant un langage tout neuf, infiniment précieux et simple pourtant comme le pain de la vie quotidienne, nul poète, avant Éluard, ne l'avait fait si naturellement. Transmuer en une sorte d'or vierge l'aspect des joies et des douleurs communes à tous, pour en faire éclater la splendeur unique, Éluard fut capable de cela plus intensément et plus aisément que nul autre. L'amour la poésie, ce titre (que je trouve follement beau), n'est-ce pas la formule exacte qui en coiffant impérieusement la vie permet de la renouveler ? La plupart des poètes ont célébré l'amour. Combien sont-ils, à la réflexion, qui l'aient porté en eux toujours et qui en aient imprégné leur oeuvre à la manière d'Éluard ? Capitale de la douleur, L'amour la poésie, je vois en ces livres des tableaux de la vie commune telle que par l'amour elle est rendue poétique, c'est-à-dire illuminée. Il n'est personne qui, pour un temps bref au moins, n'ait fait l'expérience de pareille illumination, mais les avares et les prudents ont la règle de rabaisser les yeux au plus vite, tandis que la leçon d'Éluard est de substituer définitivement le monde ainsi transfiguré à l'ancien et de s'en mettre plein la vue et plein les doigts sans avoir peur de se déchirer à ses aigus sommets."
    André Pieyre de Mandiargues.

  • "Tanja Luci´c est devenue professeure de littérature à l'Université d'Amsterdam après avoir fui la guerre en ex-Yougoslavie. Là-bas, elle donne des cours à une classe composée de jeunes exilés yougoslaves dont la plupart gagnent leur vie en confectionnant des vêtements pour le « Ministère de la douleur », une boutique sadomasochiste. Tous vivent dans la « Yougonostalgie », un attachement sentimental à ce qu'était leur pays avant son éclatement. Pour soigner leur mélancolie, Tanja leur propose d'écrire le récit de leur vie et la façon dont ils ont vécu la désintégration physique et culturelle de cet État. Mais cette méthode pédagogique inhabituelle n'est pas sans conséquences : bientôt, elle s'attire les foudres des uns, et ravive les tensions entre les autres...
    Dans ce roman où l'ironie et l'humour noir sont rois, Dubravka Ugresi´c explore la douleur de la perte, l'isolement et la solitude auxquels ne saurait échapper aucun exilé. Que nous reste-t-il quand on a tout perdu - son pays, son foyer, et même sa langue ?"

  • Lorsque Manfred se découvre une douleur inconnue au bas du ventre, il devine immédiatement ce qu'elle présage mais décide de ne pas tenter de la soulager et de n'en parler à personne. Pas même à Emma, son épouse qui l'a quitté il y a vingt ans mais qu'il continue tout de même à rencontrer une fois par mois sur le même banc du même jardin public. Dans une veine plus intimiste que Ripley Bogle, Robert McLiam Wilson signe avec ce roman le portrait complexe et émouvant d'un homme qui, au crépuscule de sa vie, cherche dans la douleur la clé d'une rédemption sans doute impossible.

  • Invention récente puisqu'elle n'a guère plus de deux siècles, la prison est devenue, partout dans le monde, la peine de référence. L'atteste, en France, le doublement de la population carcérale au cours des trois dernières décennies. Comment comprendre la place qu'elle occupe dans la société contemporaine ? Et comment expliquer que le tournant punitif affecte avec une telle intensité certaines catégories de personnes ? Pour tenter de répondre à ces questions, Didier Fassin a conduit au long de quatre années une enquête dans une maison d'arrêt.Analysant l'ordinaire de la condition carcérale, il montre comment la banalisation de l'enfermement a renforcé les inégalités socio-raciales et comment les avancées des droits se heurtent aux logiques d'ordre et aux pratiques sécuritaires. Mais il analyse aussi les attentions et les accommodements du personnel pénitentiaire, les souffrances et les micro-résistances des détenus, la manière dont la vie au dedans est traversée par la vie du dehors. La prison apparaît ainsi comme à la fois le reflet de la société et le miroir dans lequel elle se réfléchit. Plutôt que l'envers du monde social, elle en est l'inquiétante ombre portée.Didier Fassin est professeur de sciences sociales à l'Institute for Advanced Study de Princeton et directeur d'études à l'EHESS. Il a notamment publié La Force de l'ordre (Seuil, 2011) et La Raison humanitaire (Hautes Études-Gallimard-Seuil, 2010).

  • Une mère meurt. Elle laisse derrière elle deux petits garçons et leur père terrassés par le chagrin. Un soir, on frappe à la porte de leur appartement londonien. Surgit alors un étrange personnage : un corbeau, doué non seulement de parole mais d'une verve enfiévrée, d'un aplomb surprenant et d'un sens de l'humour ravageur. Qu'il soit chimère ou bien réel, cet oiseau de malheur s'est donné une mission auprès des trois âmes en péril. Il sera leur confident, baby-sitter, analyste, compagnon de jeu et d'écriture, l'ange gardien et le pitre de service - et il les accompagnera jusqu'à ce que la blessure de la perte, à défaut de se refermer, guérisse assez pour que la soif de vivre reprenne le dessus.Bouleversante, hilarante, audacieuse et unique, cette fable moderne est un bijou littéraire qui nous rappelle ceci : ce sont les pouvoirs de l'imaginaire et la force des mots qui nous tiennent en vie.« Ce petit livre est à chérir et à savourer. » - The TelegraphTraduit de l'anglais (Grande-Bretagne) par Charles RecourséMax Porter est éditeur pour la maison d'édition britannique Granta. Il vit à Londres avec sa femme et leurs trois enfants. La douleur porte un costume de plumes est son premier livre.Après des débuts dans l'édition, Charles Recoursé se consacre aujourd'hui à la traduction (David Foster Wallace, Tao Lin, Lydia Millet, Brian Hart). Il fait partie du collectif inculte.

  • En 1994, après quarante années d?apartheid, l?Afrique du Sud met en place la Commission Vérité et Réconciliation. Pendant deux ans, victimes et bourreaux vont dire l?horreur. La poétesse Antjie Krog est Afrikaner, elle a couvert l?événement pour la radio nationale, elle écrit ici la douleur de son pays

  • Six essais, six sujets qui interrogent la surmodernité, et une question : comment se libérer du mythe ? Du rituel et de la passion sportive à la « nature » du paysage, en passant par l'espace public et les non-lieux de nos villes, l'adage selon lequel les amoureux sont seuls au monde, ou des considérations sur l'écriture, Marc Augé explore notre rapport au rite, à la nature, à l'amour et au temps.

  • Après La Traversée du Luxembourg, Un ethnologue dans le métro et Domaines et châteaux, Marc Augé poursuit son anthropologie du quotidien en explorant les non-lieux, ces espaces d'anonymat qui accueillent chaque jour des individus plus nombreux. Les non-lieux, ce sont aussi bien les installations nécessaires à la circulation accélérée des personnes et des biens (voies rapides, échangeurs, gare, aéroports) que les moyens de transport eux-mêmes (voitures trains, trains ou avions). Mais également les grandes chaînes hôtelières aux chambres interchangeables, les supermarchés ou encore, différemment, les camps de transit prolongé où sont parqués les réfugiés de la planète. Le non-lieu est donc tout le contraire d'une demeure, d'une résidence, d'un lieu au sens commun du terme. Seul, mais semblable aux autres, l'utilisateur du non-lieu entretient avec celui-ci une relation contractuelle symbolisée par le billet de train ou d'avion, la carte présentée au péage ou même au chariot poussé dans les travées d'une grande surface. Dans ces non-lieux, on ne conquiert son anonymat qu'en fournissant la preuve de son identité - passeport, carte de crédit, chèque ou tout autre permis qui en autorise l'accès.Attentif à l'usage des mots, relisant les lieux décrits par Châteaubriand, Baudelaire ou les « passages » parisiens de Walter Benjamin, l'ethnologue remarque que l'on peut se croiser à un carrefour alors que l'échangeur interdit toute rencontre. Si le voyageur flâne en chemin ou s'égare sur une route de traverse, le passager qui prend le TGV ou l'avion est déterminé par sa destination. Aujourd'hui, les repères de l'identité et le statut de l'histoire changent en même temps que l'organisation de l'espace terrestre. Dans ce livre, Marc Augé ouvre de nouvelles perspectives en proposant une anthropologie de la surmodernité qui nous introduit à ce que pourrait être une ethnologie de la solitude.

  • Depuis la fin du XIXe siècle, l'anthropologie qui étudie l'unité de l'humanité dans la diversité de ses manifestations, n'échappe pas au partage entre nature et culture.

  • Qu'est-ce que l'anthropologie des sociétés modernes  ? Peut-on pratiquer l'anthropologie chez soi  ? Au premier abord, ces questions peuvent sembler étranges, tant l'anthropologie reste associée aux sociétés traditionnelles et exotiques, à la distance et à l'éloignement. Pourtant, toutes les sociétés humaines peuvent aujourd'hui faire l'objet d'un discours anthropologique. La décolonisation, puis la globalisation, ont contribué à la possibilité d'un tel renouvellement de la discipline, de sorte que l'idée d'une anthropologie «  chez soi  » est devenue de plus en plus acceptable. Comment, dès lors, tourner vers soi-même le fameux «  regard éloigné  » de l'anthropologie  ? L'ouvrage analyse les notions de temps, d'espace, de culture, de société et de corps, qui sont des thématiques transversales pour témoigner des diverses façons de faire de l'anthropologie de la modernité, tout en prenant en compte les dynamiques contemporaines de la globalisation et de la fragmentation.

  • Sans bonne volonté, nous le savons bien, rien ne se fait. Mais elle ne se décrète pas. A contrepied du néomanagement, qui sévit désormais dans les organisations, l'anthropologie aide à comprendre, notamment grâce à Marcel Mauss, fondateur de l'ethnologie scientifique française et auteur du célèbre Essai sur le don (1925), comment sans don, il n'est pas de bonne volonté et pas d'efficience possibles.Les entreprises, administrations, associations, équipes sportives, etc. qui fonctionnent bien savent reconnaître dans le cycle du don et dans ceux qui s'y adonnent la véritable source de la coopération efficace, de la confiance et du travail pris à coeur. Le mauvais gestionnaire, qui s'acharne à tout contrôler et rationaliser, tue la « poule aux oeufs d'or ». En enfermant tout le monde dans le cercle vicieux du chacun pour soi et du découragement, il « perd tout en voulant tout gagner » (La Fontaine).Mais ce qui est vrai des organisations l'est tout autant de nos relations sociales, de nos amitiés comme de notre vie familiale. Les principes du don et du contredon, ici dévoilés, sont aux relations humaines ce que l'inspiration et l'expiration sont au souffle de la vie. En questionnant nos manières de penser ce que nous sommes et notre rapport aux autres, La Révolution du don nous touche tous au plus profond de nous-mêmes.Professeur émérite de sociologie à l'université de Paris X - Nanterre, Alain Caillé, économiste de formation, a fondé et dirige la Revue du MAUSS (Mouvement Anti Utilitariste dans les Sciences Sociales). Il a écrit plus d'une vingtaine d'ouvrages.Anthropologue, docteur en droit et diplômé de l'EDHEC, président du cabinet AlterNego, Jean-Edouard Grésy est médiateur et enseigne la négociation. Il est intervenu dans plus d'une centaine d'entreprises aux fins de développer une conflictualité productive.

  • La douleur fait partie du quotidien des Français, avec en tête, le mal de dos (67 %) et le mal de tête (62 %)... En 11 fiches, cet ouvrage fait le point sur le rôle du psychologue en clinique de la douleur.

    Il n'y a pas de douleur physique sans contrepartie psychologique... et la réciproque est vraie, il n'y a pas de trouble psychique sans corrélation physique. Dans un contexte où douleur, plaintes et vécus inconscients se côtoient, le psychologue va fonder la rencontre clinique avec le sujet douloureux à partir du récit d'un corps souffrant et meurtri.

    Mais comment peut s'appliquer le « savoir psy » en clinique de la douleur ?

    Cet ouvrage collectif formalise les connaissances en psychologie de la douleur aujourd'hui ainsi que les fonctions et expertises du psychologue dans le champ somatique particulier de la douleur : spécificités de cette clinique psychologique et psychopathologique, repères cliniques de l'activité du psychologue, présentation des modèles théorico-cliniques et des dispositifs psychothérapeutiques, présentation de l'enseignement et des modalités de recherche en clinique de la douleur.
    À travers 11 fiches synthétiques, cet ouvrage fait le point sur l'évaluation psychologique, les fonctions de la plainte et fonctions de la douleur, l'expertise psychologique, le travail d'équipe, les psychothérapies. Un livre qui offre des clés de compréhension et un socle commun aux professionnels pour travailler ensemble dans l'interdisciplinarité et la transdisciplinarité à l'évaluation et la prise en charge de la douleur.

  • La Douleur provoqua en 1931 un scandale comparable au Diable au corpsde Radiguet en 1923. C'est une histoire de guerre et d'adultère : Mme Delombre, veuve d'un officier tué au front, s'éprend d'un prisonnier allemand. Un ouvrage puissant sur l'obsession de la chair et les fantasmes combattus.

  • Une approche révolutionnaire et sans médicaments, qui allie méditation de pleine conscience et psychologie (l'ACT est une nouvelle psychothérapie dite d'acceptation et d'engagement). Une méthode validée scientifiquement, accessible à tous et expliquée ici par un des meilleurs spécialistes de la psychologie de la douleur. Un livre qui fait du bien au corps et à la tête.

  • Dans une grande villa au Maradagàl, limitrophe du Parapagàl, deux États imaginaires situés quelque part en Amérique latine, non loin de la Cordillère des Andes, vit Gonzalo Pirobutirro d'Eltino, ingénieur neurasthénique qui nourrit des projets littéraires. Cet alter ego de l'auteur vit avec sa mère, dans une solitude rageuse et désespérée, exacerbée par la haine des petits-bourgeois et autres paysans pauvres et incultes qui l'entourent. La bienveillance et la disponibilité que leur offre en revanche sa mère exaspère le rapport agressif que Gonzalo entretient avec elle. Aussi éclate-t-il souvent en fureurs épouvantables : contre feu son père, sa mère, les péons, les propriétaires, l'enfance, toute la société maradagalaise; et surtout contre l'idée du moi. Baroque à souhait, la langue de Gadda traverse toutes les strates de l'histoire linguistique italienne - y compris dialectales, offrant une écriture unique dans l'ensemble des expériences littéraires du XXe siècle. Il dit la douleur de celui qui affirme sa propre violence face à l'agression implacable des autres. Carlo Emilio Gadda (Milan 1893 - Rome 1973) est l'un des plus grands écrivains du XXe siècle. Comparé à Céline et à Joyce, ce révolutionnaire de la forme narrative et du langage obtint en 1963 le Prix international de littérature pour ce chef-d'oeuvre.

  • Les sciences sociales peuvent-elles décrire la vulnérabilité, l'incertitude, la solitude ? Pour répondre à cette question, Michel Naepels, assumant sa position d'auteur, adopte dans ce livre une approche pragmatique et s'interroge sur le rôle du chercheur et le statut du témoignage qu'il suscite, à partir d'enquêtes menées dans des zones de conflits et de troubles, et de lectures à la fois anthropologiques, philosophiques et littéraires. Au lecteur qui se demande quelle est la place de celui ou celle qui enquête dans des situations de détresse, cet essai propose une anthropologie politique renouvelée de la violence, de la prédation, du capitalisme. Il endosse un point de vue, celui de la vulnérabilité et de l'exposition à la violence, en prêtant attention aux subjectivités, aux émotions et aux pensées des personnes qui y sont confrontées. Il s'agit d'articuler l'exploitation de l'homme et de la nature avec la construction de soi, de penser dans le sensible, avec la douleur, malgré tout.

  • La douleur est un ressenti si universel qu'elle peut paraître banale chez les patients. Pourtant, l'écoute de cette douleur ouvre des perspectives cliniques importantes  car elle dit quelque chose du patient, de son rapport au corps, de son histoire et  de son contexte. Au-delà du ressenti physique, la psychologie et la psychopathologie  sont d'emblée impliquées dans la perception douloureuse, que l'on parle de  migraines, de douleurs dorsales, de douleurs de croissance ou du grand âge, etc.
    Cet ouvrage est écrit par des psychologues et psychiatres experts du domaine de  la douleur, issus de pratiques différentes et complémentaires (psychanalytique, cognitivo-comportementale, humaniste et existentielle). Ils y présentent les connaissances nécessaires pour déployer une écoute, une évaluation psychologique  et un suivi clinique des patients douloureux chroniques afin d'aller vers des  accompagnements thérapeutiques adaptés et efficaces.
    Un ouvrage traitant d'une situation en santé : la douleur, qui touche près d'un  patient sur trois et qui motive plus de la moitié des consultations médicales.

  • Poursuivant des analyses que La grande dispute ou encore Nihilisme et modernité avaient mises au jour, Michel Guérin livre ici une passionnante enquête sur « ce que l'art dit du temps et ce que le temps fait de l'art » à partir de la Renaissance. L'art dans sa quête d'émancipation a marqué l'histoire moderne dans la mesure où la création artistique s'est révélée en même temps qu'une production, une mise à l'épreuve de la conscience du temps à travers les époques. Aussi cette histoire philosophique et réflexive de la vocation créatrice de l'homme doit-elle s'entendre, affirme Michel Guérin dans cette ambitieuse anthropologie de la création des modernes, comme le déploiement critique du temps de l'art en tant qu'art du temps.

  • Malaise dans la civilisation (1931) et Considération actuelle sur la guerre et la mort (1915), les deux textes présentés ici dans leur version originale et dans une nouvelle traduction française, nous font découvrir un Freud « politique », qui réfléchit sur la guerre et cherche à intégrer ces réflexions dans une recherche plus spécifiquement psychanalytique sur les causes permanentes des conflits en général.
    Dans le texte de 1915, Freud déplore naturellement la guerre en en montrant les effets dévastateurs sur la culture en général, mais il y voit aussi la possibilité d´exprimer, passant outre les effets de censure, la violence « primitive » des pulsions, qu´il est vain de vouloir constamment réprimer.
    En 1931, Malaise dans la civilisation marque l´intégration à la théorie freudienne de la notion de pulsion de mort, mise au jour par la psychanalyste russe Sabina Spielrein. Si la position qu´adopte Freud dans ce texte à l´égard de la guerre imminente peut sembler fataliste, ce serait le trahir que de réduire son attitude à la résignation. Freud est convaincu que le consentement à la guerre n´est pas simplement le fait de ceux qui vont se rendre coupables de la déclencher, mais qu´il a des racines plus profondes et qu´il exerce ainsi de manière très insidieuse sa séduction sur de très vastes cercles. Il comprend aussi très vite ce que sera l´« esprit de Munich », dont il constate les prodromes dans les atermoiements de la SDN.
    Ces deux textes essentiels sont suivis d´une nouvelle traduction de la lettre à Albert Einstein datée de 1933, intitulée Pourquoi la guerre ?

  • Au-delà de la plurimillénaire geste thérapeutique, cet ouvrage met en lumière la façon dont les différentes sociétés ont dû gérer dans le temps et dans l'espace leur relation à la santé. Il est le fruit d'une collaboration entre de nombreuses disciplines qui viennent ici témoigner de ces petites fenêtres d'histoire de la santé et du soin que nous révèle l'archéologie.
    La pratique du soin et la préservation de la santé ont toujours représenté une préoccupation majeure pour l'ensemble des sociétés humaines, depuis les premières organisations sociales jusqu'à nos jours, et ce, sur tous les continents. L'approche archéologique et anthropologique adoptée dans cet ouvrage permet de retracer, sur plusieurs dizaines de milliers d'années, la manière dont les groupes humains ont appréhendé la maladie, le handicap et le soin. De la préhistoire à l'époque contemporaine, les contributeurs et contributrices nous racontent aussi la diversité des pratiques, car à chaque mal correspond un remède déterminé par des normes sociales et des choix contextuels.
    Cet ouvrage est le fruit d'une collaboration pluridisciplinaire entre archéologues, anthropologues, biologistes et historiens qui, dans une double approche sociale et biologique, se posent la question du soin et de la santé à l'échelle des individus comme des populations.

  • De nombreux troubles longtemps subis sans que l'origine en ait été détectée - céphalées, douleurs de dos et articulaires, fourmillements, problèmes visuels, vertiges, déficit de la concentration ou encore fatigue... - peuvent être dus à

  • Victoire Dambreville, jeune Normande de vingt ans, est emmenée de force par sa mère chez une " faiseuse d'anges ". Ce moment d'horreur la traumatise à jamais.

    Devenue gynécologue, Victoire consacre sa vie à lutter pour que les femmes obtiennent le droit à la contraception et à l'avortement. Cet engagement bouleverse une existence que rien ne prédisposait à un tel combat.

    Dans ce roman de l'amour blessé, où, dans une même famille, s'entrecroisent trois générations de femmes éprises de liberté, toute l'histoire du féminisme se profile devant nos yeux durant un demi-siècle et nous rappelle les étapes d'une conquête sans cesse recommencée.

    Après Les Princes du sang, Gilbert Schlogel nous entraîne dans un ample roman qui confirme ses indéniables talents de conteur.

    Gilbert Schlogel a été chirurgien pendant trente-cinq ans. Ancien interne des hôpitaux de Paris, ex-chef de clinique à la Faculté, il a cessé ses activités chirurgicales en 1993 pour se consacrer à l'écriture. Il est l'auteur de sept ouvrages techniques et romanesques sur le thème de la médecine et a reçu, en 1985, le prix Littré, décerné par le Groupement des écrivains médecins.

  • La pratique et la notion d'initiation ont des racines plus vieilles que le christianisme. Elles naissent en milieu païen, dans la Grèce archaïque. Depuis, la notion a été reprise et réinterprétée dans diverses traditions, dès l'Antiquité et jusqu'à nos jours. Actuellement, l'idée d'initiation désigne tout à fait globalement « les premiers pas » dans à peu près n'importe quelle discipline ou activité. Or, à voir de plus près, il s'agit plus précisément « du premier pas », « le pas décisif », essentiellement cultuel et communautaire, par lequel un sujet est agrégé à un nouveau corps social.La notion d'initiation n'est pas biblique, et les auteurs chrétiens des premiers siècles paraissent éviter délibérément le vocabulaire typique lié aux pratiques d'un paganisme encore bien vivant, alors qu'à la même époque les modalités d'intégration de la communauté chrétienne - essentiellement rituelles et communautaires - se fixent.Le thème de l'initiation chrétienne est relativement récent : il date de la fin du XIXe siècle. L'un des rituels majeurs de l'Église catholique en porte d'ores et déjà le nom. Cette étude se pose trois questions : qu'est-ce que l'initiation en tant qu'acte humain, en-deçà de la polyvalence actuelle du terme ? En quoi la pratique appelée « initiation chrétienne » est-elle une initiation ? Comment la Révélation de Dieu en Jésus Christ appelle-t-elle une pratique de ce genre ?
    Jean-Marie Brauns (1969) est Docteur en théologie. Prêtre de la Compagnie de Saint-Sulpice, il enseigne au séminaire Saint-Sulpice d'Issy les Moulineaux.

  • Comment passer de la souffrance à la paix ? L´inspirant parcours d´une guérisseuse nous ouvre les portes d´une autre perception.

    « Me laisser traverser : c´est tout ce que j´ai à faire. M´asseoir auprès des gens, me connecter à leur souffrance, être bouleversée par la douleur qu´ils portent en eux. Puis, progressivement, miraculeusement pourrait-on dire, ayant posé mes mains sur eux, sentir leur corps se détendre, s´apaiser. Voir leur visage entrer dans la paix, s´illuminer, révéler soudainement une sereine beauté. Les entendre me dire à la fin de la séance à quel point ils se sentent mieux, combien ils sont délivrés. Constater avec allégresse les guérisons se produire...


    Comment pourrais-je avoir la prétention de penser que je suis, moi toute seule, celle qui produit ces résultats ? » Dans ce récit lumineux, fort et sensible, Agnès Stevenin raconte comment elle a découvert qu´elle était guérisseuse. Et comment elle en est venue à utiliser ses dons de médium pour prodiguer des soins.
    Avec simplicité et authenticité, l´auteure nous dévoile sa vérité quotidienne, située à l´interface entre le visible et l´invisible. Elle relate un parcours nourri d´expériences extraordinaires et secoue ainsi bien des idées reçues sur ce qui est possible et ce qui ne l´est pas.
    Pas à pas, le lecteur la suit dans son travail, et comprend comment celui-ci permet à ses patients de libérer leur corps et leur esprit de souffrances aussi bien actuelles qu´anciennes, voire très anciennes. Pour enfin accéder à la paix.
    Une douceur émane de ce livre, comme si, au fil des mots, la présence de l´auteure se faisait perceptible et permettait qu´opère une alchimie intérieure.

    L'auteure Agnès Stevenin est guérisseuse. Elle a découvert son don à l´âge adulte. Sa vie a alors basculé de l´état ordinaire à celui de soignante énergétique. Elle met aujourd´hui son expérience et ses facultés au service des autres dans l´aide à la guérison, physique et psychique.

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