scipion

  • Comment peut-on survivre lorsqu'on a été prénommé Hannibal par un père historien ? Vaincu dès le départ, notre héros, lui aussi historien, n'a jamais été à la hauteur des rêves de son géniteur. Chassé de l'université, il a sombré dans l'alcoolisme et la lamentation paranoïaque. À la mort de son père, il hérite de trois boîtes au contenu hétéroclite. Au milieu des journaux intimes et des souvenirs de l'enfance se cache le début d'un plan machiavélique qui va pousser Aníbal vers des personnages excentriques et d'anciennes amours. Névrosé, plein de ressentiment, entraîné vers des aventures inattendues, Aníbal découvre la duplicité des tours que joue parfois la génétique. Il se retrouve alors plus proche de son père qu'il ne l'a jamais été de son vivant. Sa colère cède la place à l'empathie tandis que tout nous donne à penser que ce que nous haïssons le plus est peut-être la vision de ce que nous n'arriverons pas à être. Un roman original où un sens du comique exceptionnel se déploie dans des plans et des rythmes variés, une littérature rare. Un plaisir de lecture absolument délectable.   « Un héritage piégé donne naissance à un grand roman qui se développe entre la vérité maquillée qu'on adore et la vérité sans éclat qui retient les ombres. Deux territoires, un même paysage : éblouissant, vraiment, messieurs les lecteurs. »                           La Nueva España

  • Surtout connu pour ses ouvrages d'histoire, le juriste condomois Scipion Dupleix fut aussi l'un des tout premiers à écrire en français un corpus complet de philosophie scolastique. Dans les années 1600-1610, il publia un ensemble de textes couvrant la logique, la philosophie naturelle, l'éthique et la métaphysique, qui connut en son temps un immense succès sous le nom de Corps ou de Cours de philosophie. Notre ouvrage analyse le travail de vulgarisateur de Dupleix, en se fondant plus particulièrement sur les textes traitant de philosophie naturelle. Il examine le statut et la place de cette discipline dans les milieux lettrés, l'adaptation de la langue française à la philosophie jusque-là exprimée en latin, les raisons qui ont pu pousser un jeune magistrat de province à entreprendre une vaste entreprise de diffusion philosophique et le détail du travail du texte, pour tenter de cerner les raisons d'écrire la philosophie en langue française à la toute fin de la Renaissance.

  • Un fascinant conte moral autour de trois destins d'hommes, à trois époques cruciales de l'histoire occidentale, et d'un texte ancien qui les relie entre eux. Un roman majeur dont la problématique et l'envergure philosophique le rapprochent de La Peste d'Albert Camus.


    "Le pouvoir sans la sagesse n'est que tyrannie, la sagesse sans le pouvoir est sans effet." Le Songe de Scipion se situe en un lieu unique, la Provence, à trois époques cruciales de la civilisation occidentale : l'effondrement de l'Empire roman au Vè siècle, les années de la Grande Peste au XIVè siècle et l'apogée du nazisme au XXè siècle. Manlius Hippomanes est un aristocrate obsédé par la préservation de l'Empire ; Olivier de Noyen, un poète au service d'un puissant cardinal qui complote pour restaurer la papauté à Rome ; Julien Barneuve, un intellectuel tenaillé par le doute et qui finira par rallier le gouvernement de Vichy. Chacun d'eux nourrit une passion pour une femme d'exception dont l'existence se verra menacée. Un manuscrit ancien - oeuvre de Manlius inspirée du fameux Songe de Scipion-, disparu puis ressurgi, partiellement transmis au fil du temps, sera réinterprété par Olivier et redécouvert par Julien.

    Autour de ce texte antique mais aussi autour de l'amitié et de la force du sentiment amoureux, Iain Pears tisse une brillante trame narrative, entrelaçant intimement le destin de trois hommes. À travers eux se posent les questions qui hantent notre monde en temps de crise profonde, et retrouvent aujourd'hui une cruelle résonnance :

    Qu'est-ce que la civilisation ? Ou réside la vertu quant menace la barbarie ? dans l'engagement, ou dans la neutralité ? Mais la barbarie n'est-elle pas aussi la face hideuse de la civilisation ?

  • Je n'ai, jusqu'en l'année 1872, vu que quatre fois Monsieur le Comte de Chambord.
    La première fois, en 1849, à Frohsdorf, où je me rendis avec le marquis de Chabannes, mon oncle, et fus présenté par lui à Monseigneur et à Madame.
    C'était au mois d'octobre, peu de temps avant la fête de Madame la Duchesse d'Angoulême et de Madame la Comtesse de Chambord. Quelques royalistes fidèles étaient venus rendre leurs hommages à la Famille Royale.
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • JUSQU'A l'âge de dix ans, je n'ai possédé que de confuses notions sur mon oncle Scipion Mouginot. Son image indécise ne se présentait à mon esprit que comme celle d'un parent ignoré, qui vivait bien loin, à Paris, et dont le nom n'était prononcé qu'avec de dédaigneux hochements de tête. Ce fut, je me le rappelle, un dimanche soir de juin 1850 que je me formai pour la première fois une idée plus précise de ce mystérieux membre de notre famille. - La date de cette notable soirée s'est d'autant mieux gravée dans ma mémoire qu'elle marque aussi une fâcheuse aventure qui m'arriva dans la journée.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Le Lotus

    Scipion Doncieux

    Oh ! pourquoi toujours, ma pensée,
    Sur tes deux ailes balancée,
    T'enfuir à l'horizon lointain,
    A travers les monts et les ondes,
    Les prés et les forêts profondes,
    Sans jamais borner ton chemin ? Oh ! pourquoi, dans ton vol de flamme,
    Enlever avec toi mon âme,
    Par-delà le monde réel ?
    Pourquoi franchir toute barrière,
    Et montrer, oiseau solitaire,
    Dans l'abîme azuré du ciel ?Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • L'Oncle Scipion

    Édouard Ourliac

    Il y avait tout dernièrement un M. Scipion, jadis gros négociant de la rue aux Ours, à Paris, qui vivait, depuis cinquante-deux ans, au fond d'une vallée des Alpes de Savoie, derrière le Mont-Blanc, et voici pourquoi :M. Scipion, dans sa jeunesse, avait fort goûté les livres de Jean-Jacques ; il s'honorait d'avoir envoyé un quatrain à Ferney, à quoi Voltaire répondit par une demi-page de moqueries. Cet encouragement échauffa la tête du jeune philosophe ; mais, dès qu'on fit mine de la lui couper en 1793, il se sentit tellement ébranlé dans ses opinions, qu'il courut tout d'une haleine à Genève, et de Genève au milieu des Alpes, s'y croyant à peine à l'abri des grandes libertés qu'on prenait alors.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • "En écrivant ce livre, j'ai voulu remercier ceux qui furent mes vrais maîtres : les bergers, les braconniers, les paysans, qui tous m'enseignèrent le goût de l'effort, de la vie modeste et des grands espaces. Sans eux, je n'aurais peut-être pas de ces souvenirs qui comptent dans une vie. Ces souvenirs, j'ai pris grand plaisir à les évoquer." Marcel Scipion, né le 7 novembre 1922 dans une pauvre ferme sans eau, ni électricité, ni route, du hameau perdu de Vénascle, a toujours été berger et ce sont ses souvenirs du haut pays, des "gavots", de ses moutons, des sommets, de tout un monde de parfums, de sources, de lavandes, de son père, qu'il vous propose ici de découvrir.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • OEuvre monumentale, parue de 1932 à 1995, voici donc Le Dictionnaire de Spiritualité enfin publié intégralement de A jusqu'à Z, avec un index particulièrement utile. A beaucoup de points de vue, c'était un défi. Le pari a été tenu. On peut même dire que les fruits dépassent le projet primitif, car très vite les perspectives du début ont été amplifiées et précisées. Dans les années 30, lancer l'idée et assurer la réalisation d'un tel dictionnaire pouvait paraître, face au bloc solide du dogme catholique, une entreprise marginale concernant les techniques de prière, les états mystiques et les divers phénomènes qui parfois les accompagnent... A cette époque, la réflexion chrétienne, encadrée et limitée par une théologie dogmatique, en grande partie déductive et obligatoire, avait besoin d'un nouveau souffle. Voici que la spiritualité, fondée en même temps sur l'expérience et sur la liberté qui président à l'invention des divers chemins conduisant à Dieu, renouvelait toutes les questions... Cette révolution tranquille s'est faite lentement, sans bruit, sans excès. A sa place, avec d'autres éléments similaires, elle a préparé l'éclosion irrésistible de Vatican II ; et aujourd'hui, patiemment, elle aide à bien comprendre l'originalité et le dynamisme de ce concile... Des milliers de collaborateurs, provenant du monde entier et de tous les horizons, ont contribué à faire de ce Dictionnaire ce qu'il est : particulièrement utile à tous ceux qui veulent mieux connaître les auteurs spirituels de divers pays, suivre l'évolution des mentalités, des institutions, des grandes notions fondamentales... et plein d'intérêt pour tous les curieux. Ainsi s'est-il répandu à travers le monde entier et dans tous les milieux.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Les deux premières livraisons ont eu lieu comme prévu. Depuis un mois, déjà, elles ont rejoint nos services de Washington. La troisième livraison, la seule véritablement importante, a eu lieu hier à Toulon, à bord du yacht de « l'amiral » César Mascaro Carthas lui-même. Sur la route du retour, peu avant Lyon, sa voiture a fait une embardée. Le chauffeur a été tué sur le coup. Il s'agissait du major Trump. Le colonel a survécu, mais il est dans une prostration comateuse. - Due à quoi ? - L'examen a révélé que son état n'était sans doute pas le fait de l'accident lui-même. -... les documents ? - Volatilisés...

  • Les deux premières livraisons ont eu lieu comme prévu. Depuis un mois, déjà, elles ont rejoint nos services de Washington. La troisième livraison, la seule véritablement importante, a eu lieu hier à Toulon, à bord du yacht de « l'amiral » César Mascaro Carthas lui-même. Sur la route du retour, peu avant Lyon, sa voiture a fait une embardée. Le chauffeur a été tué sur le coup. Il s'agissait du major Trump. Le colonel a survécu, mais il est dans une prostration comateuse. - Due à quoi ? - L'examen a révélé que son état n'était sans doute pas le fait de l'accident lui-même. -... les documents ? - Volatilisés...

  • Carthage, ennemie historique de Rome, fut détruite au printemps de l'année 146 avant J.-C., après une guerre qui a duré quatre ans. Il a fallu quatre consuls pour briser les solides murs qui défendaient encore les citoyens de la cité punique. Les écrivains de la fin de la République et de l'Empire ont identifié l'an 146 comme étant la fin d'une époque. Désormais sans rivale, celle-ci s'était abandonnée au luxe. Si Caton, vétéran de la deuxième guerre punique, avait été l'instigateur de la destruction de la cité de Didon, Scipion Émilien, qui a peut-être apporté une contribution décisive à la motion du vieux censeur, en a été le principal artisan.

  • Biographie romancée de Denis-Scipion de Grimoard de Beauvoir du Roure de Beaumont-Brison, ce livre nous présente sa vie aventureuse : il participa à la guerre d'Indépendance américaine, servit à Malte sur les galères de la religion, retourna en Amérique où il rencontra Washington et la future Impératrice Joséphine qu'il ramena en France, servit dans l'Armée des Princes, fut receveur des impositions dans le Piémont annexé puis revint en France à la Restauration...

  • Souvenirs d'enfance, romancés, de l'auteur : tous les charmes de la vie des montagnards éleveurs de chèvres et de brebis dans la Provence, au début du siècle.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Deux millénaires après la fondation de l'empire romain, Rome vient de voir se développer un vaste programme de recherches archéologiques, de restaurations de monuments et de remise en valeur des oeuvres conservées, qui a ouvert la voie à une réévaluation approfondie des données historiques et artistiques sur la Ville depuis la République jusqu'au Haut-Empire. Ce livre vise à mettre à la portée du public étudiant un panorama chronologique de ces récentes avancées en insistant sur l'évolution progressive du paysage urbain et sur les choix révélateurs des maîtres de Rome dans ce domaine. L'effort de localisation des monuments cités par les sources écrites a été relayé par une réflexion globale sur leur fonctionnalité et sur la manière dont leur structure et leur décor architectural et statuaire constituaient le support visuel d'une propagande visant à imposer au monde péri-méditerranéen l'idéologie de Rome. Les programmes monumentaux des hommes de guerre ou d'État de la République, puis des empereurs, manifestent leur puissance militaire et gentilice, mais révèlent aussi leur interprétation des valeurs romaines traditionnelles et leur souci d'optimiser et d'individualiser leur image. Les méthodes de l'« archéologie du regard » appliquées à la capitale du monde antique font une large part à l'étude de l'imagerie sculptée au sein des monuments et des espaces publics : elle se révèle en effet un marqueur privilégié d'une forme de médiatisation destinée à éveiller, par la répétition et les variations autour de thèmes porteurs, une réponse positive et un consensus des masses. Ce modèle de mise en scène visuelle apparaît comme une réussite caractérisée de la civilisation romaine. Nathalie de Chaisemartin,archéologue et historienne de l'art, est maître de conférences en archéologie romaine à l'Université de Paris IV-Sorbonne, Institut d'Art et d'archéologie. Elle a travaillé au corpus des sculptures romaines de Tunisie, Byzacium II, Sousse etles sites environnants ; puis en Asie Mineure, publiant Les documents sculptés de Silahtaraga. Elle fait partie de la mission archéologique du sanctuaire de Létô à Xanthos (Lycie) et prépare actuellement la publication du théâtre et du portique de Tibère à Aphrodisias de Carie.

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