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  • Prix Transfuge 2021 du meilleur roman hispanophone, sélection de la rentrée littéraire France Inter/Le point et France Culture/L'Obs.

    Elle arrive de New York, il vient de Cuba, ils s'aiment. Il lui montre une photo de groupe prise en 1989 dans le jardin de sa mère et elle y reconnaît la sienne, cette femme mystérieuse qui ne parle jamais de son passé.
    Ils vont chercher à comprendre le mystère de cette présence et les secrets enfouis de leurs parents...
    Leonardo Padura nous parle de Cuba et de sa génération, celle qui a été malmenée par l'histoire jusqu'à sa dispersion dans l'exil : « Poussière dans le vent. » Nous suivons le Clan, un groupe d'amis soudés depuis la fin du lycée et sur lequel vont passer les transformations du monde et leurs conséquences sur la vie à Cuba. Des grandes espérances des nouveaux diplômés devenus médecins, ingénieurs, jusqu'aux pénuries de la « période spéciale » des années 90, après la chute du bloc soviétique (où le salaire d'une chercheuse représente le prix en dollars d'une course en taxi) et la fuite dans l'exil à travers le monde.
    Des personnages magnifiques, subtils, nuancés et attachants, soumis au suspense permanent qu'est la vie à Cuba et aux péripéties universelles des amitiés, des amours et des mensonges. Ils vont survivre à l'exil, à Miami, Barcelone, New York, Madrid, Porto Rico, Buenos Aires. Ils vont prendre de nouveaux départs, témoigner de la force de la vie.

    Leonardo Padura écrit un roman universel. Il utilise la forme classique du roman choral mais la sublime par son inventivité et son sens aigu du suspense, qui nous tient en haleine jusqu'au dernier chapitre. Ce très grand roman, qui place son auteur au rang des plus grands romanciers actuels, est une affirmation de la force de l'amitié et des liens solides et invisibles de l'amour.

  • Parce que pour connaître les peuples, il faut d'abord les comprendre.
    Les Kurdes sont loups et bergers. Leur sens de l'hospitalité n'a d'égal que leur caractère de montagnards trop souvent contraints par l'histoire de lutter pour leur liberté.
    Redoutable défi, donc, que ce petit livre publié à l'heure où le Kurdistan, dans l'ombre de la guerre qui ensanglante la Syrie et l'Irak, s'efforce d'offrir un destin à ce peuple éclaté entre plusieurs pays.
    Le Kurdistan est fait d'hommes et de femmes, de pierres, de poussière et de vent. Le soleil et le froid y marquent les corps et les âmes. Mais le Kurdistan n'est pas que tragédie. La danse et le goût de la fête font resurgir la sève des montagnes.
    Ce petit livre n'est pas un guide. C'est un décodeur. Il nous raconte, avec les mots de la passion et l'exigence de la vérité, cette société qui apprend aujourd'hui à s'ouvrir. Parce qu'on ne comprend pas le peuple kurde sans l'aimer. Et sans le regarder en face.
    Un grand récit suivi d'entretiens avec Frédéric Tissot (La religion n'est pas une composante de l'identité kurde), Nazand Begikhani (L'image de la femme kurde libre est un mythe) et Hiner Saleem (La fierté des Kurdes, c'est le refus de la soumission).
    Un voyage historique, culturel et social pour mieux connaître les passions kurdes. Et donc mieux les comprendre.
    EXTRAIT
    Kurdistan. Dans le coeur et l'âme de ceux qui l'aiment, et surtout de ceux qui en sont faits, cette nation sans État, cette matrie est d'autant plus vivante. Elle irrigue ses montagnes et ses plaines, coule comme son miel et son lait, elle est la sensation de la laine dans la main. Elle roule et gronde sous les pas comme les pierres de ses montagnes, elle fait mûrir le raisin des vergers et se nourrit des figues de Shaklawa ou d'Amadie, celles qui sont si longues à mâcher à l'automne. On ferme les yeux et on se souvient de la truite ou du chabut pêché en famille ou avec des amis. On l'enfile sur une tige, le ventre plein d'oignons, on l'assaisonne de citron et de sumac lors d'un pique-nique familial dans la montagne. On revoit les soeurs préparer longuement les kobbeh, la farce de viande agrémentée d'herbes, d'amandes effilées, de petits raisins hachés, puis la pâte de boulgour façonnée en petits nids au creux des mains.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    - "[...] Belle et utile collection petit format chez Nevicata, dont chaque opuscule est dédié à un pays en particulier. Non pas un guide de voyage classique, mais, comme le dit le père de la collection, un «décodeur» des mentalités profondes et de la culture. Des journalistes, excellents connaisseurs des lieux, ont été sollicités [...]. A chaque fois, un récit personnel et cultivé du pays suivi de trois entretiens avec des experts locaux. - Le Temps
    - "Comment se familiariser avec "l'âme" d'un pays pour dépasser les clichés et déceler ce qu'il y a de juste dans les images, l'héritage historique, les traditions ? Une démarche d'enquête journalistique au service d'un authentique récit de voyage : le livre-compagnon idéal des guides factuels, le roman-vrai des pays et des villes que l'on s'apprête à découvrir." - Librairie Sciences Po
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Sophie Mousset se rend très fréquemment au Kurdistan depuis une quinzaine d'années. Elle vit aujourd'hui près de Nantes et travaille notamment auprès d'organismes kurdes.

  • Dans ce premier roman, l'auteur Fransaskois Laurier Gareau nous présente Hubert Lupien, dont la vie tendue aux quatre vents des Prairies qui l'ont vu naître sera modelée par les évènements qui secouent le siècle de la colonisation de l'Ouest canadien. Du village de son enfance au collège des Jésuites, du Dust Bowl aux premières révoltes ouvrières, de la lutte pour conserver la langue et la culture des Canadiens français à la lutte intime qui décidera de sa réponse à l'appel de la conscription; l'histoire d'Hubert Lupien est aussi celle de ses contemporains. L'histoire d'un lieu et d'un moment dont l'écho fait encore entendre sa voix ici et maintenant. C'est une histoire d'un peuple que l'on a sans cesse voulu assujettir et qui a appris le difficile art de vivre debout, malgré le vent sans pitié de l'histoire et la poussière des hommes.

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