Arts et spectacles

  • Où donc situer le beau dans le passage du moderne au postmoderne ? La question ne s´arrête pas à l´abstraction. Une mutation s´est opérée. Selon Antonio Negri, créer n´a plus aucun lien avec quelque Nature que ce soit, ce n´est pas non plus une sublimation, mais une démesure (« excédence ») qui découvre des formes instituées comme surplus de la production. Dans un monde global à tendance impériale, créer et générer deviennent des gestes de résistance, réinventant constamment des singularités (objets, signes) prises dans le commun : c´est la multitude.


    Antonio Negri, philosophe, essayiste et dramaturge, a participé aux luttes politiques et sociales des années 1960-70 en Europe. Longtemps professeur de sciences politiques à Paris, il est l´auteur de nombreux ouvrages de philosophie parmi lesquels Marx au-delà de Marx (Bourgois, 1979), L´Anomalie sauvage, Puissance et pouvoir chez Spinoza (PUF, 1982) et, en collaboration avec Michael Hardt, Empire (Exils, 2000). Trilogie de la différence (Stock, 2009) rassemble ses pièces Essaim (2004), L´Homme plié (2006) et Cithéron (2007).

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