les-guenons

  • Cet ouvrage offre un panorama critique complet des théories traditionnelles de l'art, des thèses de René Guénon aux métaphysiciens de l'art islamique, d'Ananda K. Coomaraswamy, pionnier reconnu des études indiennes, aux peintures et poèmes de Frithjof Schuon.

  • « J'aurais préféré te parler de vive voix, comme tout conteur digne de ce nom, pour faire battre plus vite ton coeur et t'éprouver par mes déroutantes énigmes. [...] Je t'écris, faute de mieux, et parce que sans cela il me serait bien égal d'être mort ou vivant. » Ces mots sont ceux d'un très vieil homme, Nguirane Faye, à l'adresse de son petit-fils Badou. Au soir de sa vie, il souffre d'être sans nouvelles de ce dernier, émigré dans quelque lointain pays étranger. Ils ne se reverront plus, il le sait. Il décide alors de tout lui raconter dans sept Carnets que le jeune homme trouvera à son retour à Niarela.

    Mais ce qui devait être une simple relation de la vie quotidienne d'un quartier dakarois devient peu à peu une fiction foisonnante. Nguirane Faye dresse le bilan de sa propre vie et nous fait découvrir, par un subtil croisement des récits, l'histoire de ses aïeux, les royaumes anciens, les grands écrivains wolofs et le Sénégal d'aujourd'hui.

    À la fois fable politique et narration intimiste, ce roman ambitieux revisite sans relâche un passé mythique pour éclairer une troublante modernité.



    Les petits de la guenon est la version française de Doomi Golo, roman en wolof de Boubacar Boris Diop, paru en 2003 aux Éditions Papyrus, à Dakar. La traduction en a été librement assurée par l'auteur lui-même.

  • Au collège, on la traite de guenon. Parce qu'elle est grosse, Manon, c'est une bonne élève de 3e effacée, qui ne trouve sa place nulle part. Alors elle nous raconte, d'une voix naïve et bouleversante, comment elle fait pour survivre dans la communauté des ados, son admiration pour sa  cousine parfaite, le garçon qu'elle finit de rencontrer. Comment vivre dans un corps qu'on n'aime pas ? Un premier roman bouleversant écrit par un enseignant en lycée professionnel, très au fait de la violence des rapports, à l'adolescence.

  • Tome 1 : Le pâssionnant journal intime de Cléopâtre Wellington
    Cléopâtre a 13 ans, trois chats, des parents divorcés, une petite soeur givrée fan de phoques, une pilosité plus proche de celle du singe que de l'être humain, et doit supporter quotidiennement maintes humiliations et insultes assénées par Clément, le plus sadique mais néanmoins plus beau mec du collège.
    Heureusement, elle peut compter sur sa BFF Chloé pour lui faire oublier ses drames existentiels à grand renfort de missions d'espionnage nocturnes et de tournage de film d'horreur amateur.
    Mais cette année, deux nouveaux font leur apparition en classe de quatrième... Et il se peut qu'ils changent considérablement le quotidien de Cléo.
    Extrait :
    " Si on y réfléchit bien, ma classe n'offre pas un large choix de potentiels futurs Roméo. Non pas que je mérite un ULTRA BEAU GOSSE, surtout si on part du principe que "qui se ressemble s'assemble' : dans ce cas je dirais plutôt que je mérite une triple médaille d'or de mocheté.
    De toute façon, je préfère l'adage qui dit que "les opposés s'attirent'. En toute logique, je devrais donc rendre fou d'amour Ryan Gosling. "

  • Nous avons l'habitude de lire l'Evangile comme un récit historique où il est donné un enseignement moral et des directives de vie. René Guénon pose un autre regard sur ce texte remarquable, un regard qui n'exclut d'ailleurs pas les interprétations habituelles. Il l'éclaire d'une lumière autre. Il lui donne une dimension « en profondeur ». Il propose une lecture « métaphysique » qui est certainement l'interprétation la plus profonde, car elle se place au niveau des principes spirituels et qu'elle touche à l'essentiel.

  • « Figure inclassable de l'histoire intellectuelle du XXe siècle », René Guénon a beaucoup écrit sur la métaphysique, le symbolisme, l'ésotérisme et sur le monde moderne. Il a influencé de nombreux auteurs comme Artaud, Breton, Queneau, ou encore Mircea Eliade et Simone Weil. Sont rassemblés ici les textes que Jean Borella a consacrés à Guénon, à l'exception de ceux déjà parus. Leur rédaction s'étend sur plus d'un demi-siècle, reflétant l'évolution d'une pensée qui s'est à certains égards éloignée de celle du maître. Cet éloignement ne concerne pas l'intégralité des doctrines métaphysiques exposées par Guénon, ni ses apports majeurs à la compréhension du symbolisme universel et à la critique du monde moderne. En revanche, sa conception de l'initiation et de l'ésotérisme paraît aujourd'hui incompatible avec la vérité et la spécificité du christianisme.

  • La critique radicale, dévastatrice de la modernité faite par Guénon entre 1920 et 1950 a entraîné des prises de position tout aussi tranchées que contradictoires. Cet ouvrage analyse le rapport complexe entre le discours tenu par Guénon comme expression d'une vérité éternelle et les interprétations qu'il a suscitées. La volumineuse correspondance entretenue, depuis Le Caire notamment, comprenant de nombreux inédits, a été utilisée, ainsi que les échanges entre les principaux réseaux de ses admirateurs. Ce qui se voulait parole de vérité est tombé dans une oreille d'homme ; le message répété a été retaillé à la mesure de chacun, au gré des temps et des lieux.

  • Les thèses universalistes de René Guénon (1886-1951) et de l'un de ses héritiers les plus importants, Frithjof Schuon (1907-1998), qui ont profondément rénové l'idée d'une unité essentielle des religions de l'humanité, ont été peu discutés, même dans les milieux universitaires. Cette étude voudrait pallier ce manque en présentant de manière détaillée leurs pensées respectives, leurs points communs et leurs différences et dresser un bilan critique de leur universalisme.

  • Deux frères séparés par une marâtre, une guenon qui épouse un prince, un paresseux qui devient un héros malgré lui, un pêcheur imprudent, un crabe prudent, un yéti amical, un rat seigneur des fermes... Des contes merveilleux, facétieux, philosophiques qui vous feront découvrir un pan de la culture millénaire du Népal.

  • Destiné à tous les amateurs de la Tradition, ce dictionnaire fait revivre les différents aspects de l'oeuvre de René Guénon. Véritable instrument de connaissance, le "Dictionnaire de René Guénon" sera le guide idéal pour ceux qui désirent aborder l'oeuvre de René Guénon et qui avaient peut-être jusqu'à présent hésité à le faire.

  • La Métaphysique de René Guénon fait suite au Dictionnaire de René Guénon, et à ce titre doit être regardée comme son complément théorique naturel, permettant d'offrir aux lecteurs de l'oeuvre de Guénon un éclairage approfondi portant sur les bases essentielles de la doctrine éternelle à laquelle il consacra toute sa vie.

  • La guenon qui pleure

    Hortense Dufour

    • Grasset
    • 1 Janvier 1980

    Un superbe roman, par Hortense Dufour.

  • Biographie de René Guénon (1886-1951). Jeune mathématicien, René Guénon se passionne pour l'ésotérisme et la recherche de la science cachée, philosophique et métaphysique, à laquelle il consacrera la majeure partie de sa vie. Après avoir suivi les cours de l'École supérieure libre des Sciences hermétiques fondée par Papus, il est initié au Martinisme et s'affilie à certaines obédiences relevant plus ou moins de la Franc-Maçonnerie. Il devient l'un des membres les plus en vue de l'Eglise gnostique dont il fonde et dirige la revue La Gnose. C'est dans cette publication que paraissent ses premiers ouvrages: L'Homme et son devenir selon la Vedanta et Le Symbolisme de la Croix. Dans les années 1910, ne trouvant pas dans le Christianisme, et plus largement en Occident, une initiation suffisamment complète pour reconstituer une somme métaphysique traditionnelle, il se tourne vers l'étude des doctrines d'Extrême-Orient -- Hindouisme, Bouddhisme -- puis vers l'Islam. L'initiation islamique selon l'enseignement des Soufis lui est conférée en 1912. Il publie dans la revue La France antimaçonnique plusieurs articles touchant à l'histoire de la Franc-Maçonnerie tout en collaborant activement à la revue des Études traditionnelles. En 1921, il publie son Introduction générale à l'étude des doctrines hindoues et Le Théosophisme, histoire d'une pseudo-religion. Ces livres sont suivis par L'Ésotérisme de Dante, La Crise du monde moderne, et Le Roi du monde, consacré à la question de l'Agartha. Il publie également un ouvrage consacré à Saint Bernard, qui étudia toute sa vie les rapports du spirituel et du temporel et inspira la Règle du Temple. En 1930, il décide de partir pour l'Egypte, où il vit sous le nom arabe d'Abd el Wahed Yahia. C'est là qu'il compose Les Etats multiples de l'être, Le Règne de la quantité et les Signes des temps, La Grande Triade, La Métaphysique orientale. René Guénon meurt au Caire le 7 janvier 1951, à l'age de 65 ans. Plusieurs recueils d'articles seront publiés à titre posthume, dont notamment Les Symboles fondamentaux de la Science sacrée.

  • Entre La Fontaine et Tim Burton, une histoire aussi forte que loufoque...
    L´honorable professeur Alfred Fatigay quitte le Congo pour retrouver Londres, sa ville natale, accompagné d´Émilie, chimpanzé femelle au Q.I. prodigieux et à la sensibilité hors du commun. Plus que son animal de compagnie, Émilie est sa confidente. Secrètement amoureuse du professeur, elle supporte avec peine de voir ce dernier subir les rebuffades de sa fiancée, un coeur de pierre qui ne cesse de repousser leur mariage...Émilie pourra-t-elle, supplanter dans le coeur de son maître la jolie Amy, jeune femme « moderne » qui, sous couvert d´épanouissement personnel, ne pense qu´à elle-même ? Alfred Fatigay écoutera-t-il ce que lui dictent ses sentiments et délaissera-t-il la précieuse pour l´amoureuse ?
    Avec ce roman «étrange » (selon l´auteur lui-même), John Collier met en scène un trio amoureux qui bouleverse toutes les convenances et transforme l´incroyable en évidence. Qui est Émilie, la guenon égarée à Londres ? Une créature africaine en Europe ? Une femelle dans un monde dominé par les hommes ? Une représentante de l´ancien temps plongée dans la vie moderne ? Entre l´égoïste Amy et la tendre Émilie, qui est la Belle et qui est la Bête ? Dans ce conte de fée, sans équivalent, Collier nous montre que si l´amour est aveugle, il est aussi l´unique moyen de faire d´une bête un ange. Ne révèle-t-il pas la part d´humanité dans l´animal que nous sommes tous ?

  • La présente étude, ici proposée en une nouvelle édition, revue et augmentée, fut à l'origine conçue comme une simple réponse à une situation relativement paradoxale qui s'était durablement installée au sein des structures pratiquant le Rite Écossais Rectifié en France, et dont il nous apparaissait évident qu'elle n'était plus acceptable, ni d'ailleurs fondée en validité.
    En effet, en cette période antérieure qui date désormais de plusieurs décennies et nous ramène au troisième tiers du siècle dernier, les thèses et analyses de René Guénon (1886-1951), régnaient de façon incontestée et incontestable dans certains milieux traditionnels - en particulier les domaines maçonniques rectifiés placés sous l'influence des ouvrages et de la charge de Grand Prieur exercée par Jean Granger dit « Tourniac » (1919-1995), où de nombreux admirateurs de l'auteur du « Symbolisme de la croix » y étaient alors légions -, milieux où le corpus théorique guénonien était parvenu en beaucoup « d'Orients » à s'imposer en tant que boussole unique, invariante et infaillible de la vie initiatique.



  • La nature de la fameuse « Tradition primordiale » qui occupe une place centrale à l'intérieur de l'oeuvre de René Guénon, de par les nombreuses questions qu'elle soulève, pose d'évidentes difficultés dans ses principales affirmations pour ceux qui sont rattachés aux voies initiatiques issues de l'Illuminisme chrétien.


    En effet, la conception de René Guénon s'oppose directement à la doctrine du Régime Écossais Rectifié, fondé par Jean-Baptiste Willermoz (1730-1824), qui rappelle que, dès l'origine, de par la division religieuse qui s'opéra entre Caïn et Abel, il n'y a pas une « Tradition », mais deux, ce qui signifie deux « transmissions » antagonistes, deux « initiations » et deux « dépôts spirituels » qui portent, certes, le même nom (tradition), mais n'ont pas du tout le même contenu, ni la même finalité ; la tradition de Caïn ne pouvant se réclamer que d'une origine babélienne qui, outre son caractère réprouvé, ne possède qu'une antériorité limitée à la période post-diluvienne, alors que seule la Tradition des « élus de l'Éternel » par Abel, est en mesure de se prévaloir du titre de « primitive ».


    De ce fait, le concept guénonien de « Tradition primordiale », de par son aspect univoque problématique, obligeait à ce que soit enfin effectué un examen attentif des affirmations soutenues par René Guénon à la lumière de l'ésotérisme chrétien, afin de comprendre pourquoi le Régime Écossais Rectifié, s'appuyant sur l'enseignement de Martinès de Pasqually (+ 1774) - suivi en cela par les disciples de Louis-Claude de Saint-Martin (1743-1803) -, ne détient aucunement sa légitimité d'un « rattachement » à une tradition placée sous l'autorité d'un prétendu « Roi du Monde » régnant à l'intérieur du royaume souterrain de l'Agarttha, mais, de par sa fidélité à l'authentique « Tradition divine », celle qui, révélée et sainte, oeuvre silencieusement depuis Abel, Seth, Énoch, Elie, Noé, Melchisédech, Moïse et Zorobabel jusqu'au Messie, à la contemplation et méditation des mystères célestes, travaillant, avec amour, à la défense de la sainte religion du Divin Réparateur : ad Majorem Dei Gloriam.




  • La question du Sens et des clés de son interprétation revient au premier plan des interrogations philosophiques actuelles. En témoignent des approches aussi différentes que la psychanalyse jungienne, l'épistémologie d'un G. Bachelard, l'herméneutique de Paul Ricoeur ou la mythanalyse de G. Durand. Toutes revendiquent d'ailleurs, chacune à sa manière, l'imaginaire et le symbole comme accès traditionnels au sacré qui donne sens. Toutefois, instruments privilégiés de la "Raison Hermétique", imaginaire et symbole peuvent-ils conserver leur fonction médiatrice entre ciel et terre, tout en se transposant dans les catégories imposées par la philosophie contemporaine ? C'est le problème fondamental que traite Patrick Geay dans le présent ouvrage.

  • L'oeuvre de René Guénon démontre l'identité profonde des grandes traditions spirituelles, toutes issues de la Tradition Primordiale, toutes révélées pour que l'homme retrouve le chemin de sa divinité. Elle présente la dégénérescence du «monde moderne» comme une conséquence directe de la chute de l'humanité dans l'inconscience spirituelle, caractérisée par sa perte du sens du sacré et son abandon des principes et méthodes portés par ces différentes expressions traditionnelles

  • "Dans la présente étude, nous nous efforcerons de montrer plus complètement encore, et d'une façon plus générale, quelle est la véritable nature de ces sciences traditionnelles, et aussi, par là même, quel abîme les sépare des sciences profanes qui en sont comme une caricature ou une parodie, ce qui permettra de mesurer la déchéance subie par la mentalité humaine en passant des unes aux autres, mais aussi de voir, par la situation respective de leurs objets, comment cette déchéance suit strictement la marche descendante du cycle même parcouru par notre humanité. Bien entendu, ces questions sont encore de celles qu'on ne peut jamais prétendre traiter complètement, car elles sont, de leur nature, véritablement inépuisables ; mais nous tâcherons tout au moins d'en dire assez pour que chacun puisse en tirer les conclusions qui s'imposent en ce qui concerne la détermination du "moment cosmique" auquel correspond l'époque actuelle." René Guénon.

  • Les Principes du Calcul infinitésimal, l'un des tout derniers ouvrages publiés par René Guénon de son vivant, conclut une oeuvre consacrée à la formulation des principes de la métaphysique universelle, principes pour la plupart oubliés ou souvent mal compris aujourd'hui. René Guénon a emprunté sa terminologie à différentes traditions selon le sujet abordé : hindouisme, islam, christianisme ou Extrême-Orient dans l'Introduction générale aux doctrines hindoues ou La Grande Triade notamment, pour ne citer que ces ouvrages déterminants. En achevant ici un travail entamé quelque quarante années plus tôt à l'occasion d'une thèse d'étudiant, l'auteur reprend la présentation de ces mêmes principes en employant cette fois des analogies offertes par certains concepts des mathématiques ainsi que par le vocabulaire de cette discipline, chers à l'auteur en raison de leur rigueur absolue. En rendant apparentes les déviations modernes qui se sont développées dans le langage mathématique, il redonne au soi-disant "infini mathématique" sa signification véritable, et offre ainsi au lecteur des indications précieuses sur les degrés de la réalisation métaphysique...

  • "Un des caractères particuliers du monde moderne, c'est la scission qu'on y remarque entre l'Orient et l'Occident. Il peut y avoir une sorte d'équivalence entre des civilisations de formes très différentes, dès lors qu'elles reposent toutes sur les mêmes principes fondamentaux, dont elles représentent seulement des applications conditionnées par des circonstances variées. Tel est le cas de toutes les civilisations que nous pouvons appeler normales, ou encore traditionnelles ; il n'y a entre elles aucune opposition essentielle, et les divergences, s'il en existe, ne sont qu'extérieures et superficielles. Par contre, une civilisation qui ne reconnaît aucun principe supérieur, qui n'est même fondée en réalité que sur une négation des principes, est par là même dépourvue de tout moyen d'entente avec les autres, car cette entente, pour être vraiment profonde et efficace, ne peut s'établir que par en haut, c'est-à-dire précisément par ce qui manque à cette civilisation anormale et déviée. Dans l'état présent du monde, nous avons donc, d'un côté, toutes les civilisations qui sont demeurées fidèles à l'esprit traditionnel, et qui sont les civilisations orientales, et, de l'autre, une civilisation proprement antitraditionnelle, qui est la civilisation occidentale moderne."
    René Guénon.

  • Ouvrage unique en son genre, Le Roi du monde représente également une étude singulière au sein même de l'oeuvre de René Guénon (1886-1951). Elle traite en effet de la constitution des "centres spirituels" régissant les religions historiques qui expriment l'ordre cosmique et "traditionnel" (au sens précis que l'auteur donne à ce terme) du monde. À travers les doctrines et symboles communs à toutes les traditions, René Guénon affirme l'existence d'une invisible autorité spirituelle qui culmine avec le "Roi du monde" et ses deux assesseurs, sommet de la hiérarchie initiatique universelle et médiateurs de la révélation originelle unique qui prend le nom de "tradition primordiale".
    Loin de toute fantaisie, sur un thème difficile et qui bouscule nos habitudes intellectuelles, René Guénon nous livre ici, avec sa rigueur accoutumée, un exposé sans équivalent sur un ensemble de notions dont la compréhension engage de profonds enjeux
    traditionnels.
    Il est permis de penser, de surcroît, que les finalités ayant motivé la publication initiale du Roi du monde n'ont rien perdu - tout au contraire - de leur pressante actualité.

  • Dernier ouvrage publié du vivant de René Guénon, La Grande Triade se caractérise par un recours prépondérant aux traditions extrême-orientales, particulièrement celles de la Chine et, avant tout, du taoïsme, que l'auteur avait connues et dont il avait traité dès ses
    premiers écrits. Toutefois, comme à son accoutumée, il y fait aussi de nombreux parallèles et rapprochements avec d'autres traditions, tant orientales qu'occidentales : hindouisme, bouddhisme, judaïsme, islam, christianisme, franc-maçonnerie, hermétisme, pythagorisme,
    Fidèles d'Amour, etc. De la sorte, La Grande Triade répond clairement au propos constant de René Guénon : exposer les données de la Tradition primordiale, notamment en soulignant les convergences entre toutes les traditions authentiques. Même si, comme il le regrettait, ce livre n'eut d'abord qu'un faible écho, y compris dans les milieux qui se réclamaient de la pensée traditionnelle, l'ouvrage fit progressivement et discrètement son chemin, notamment parmi ceux qu'attirait l'Extrême-Orient.

  • Dans cette brève et substantielle étude, l'auteur des Aperçus sur l'Initiation corrige les méprises de ceux qui n'avaient fait qu'entrevoir le sens profond de l'oeuvre dantesque, et donne une explication entièrement neuve de multiples points que les commentateurs du grand Florentin n'ont jamais pu élucider d'une façon satisfaisante. Sans avoir la prétention d'être complet sur un sujet qu'on pourrait dire inépuisable, René Guénon a jeté ainsi une clarté inattendue sur un côté qui est proprement ésotérique et initiatique dans l'oeuvre de Dante et surtout dans sa Divine Comédie. Dante fut sans doute tout autre chose que le génie littéraire qui suscite tant d'admiration, et l'on est en droit de penser que bien des choses, pour ne pas dire des trésors, restent à découvrir dans ce que René Guénon a appelé non sans raison "le testament spirituel du Moyen Âge". Nouvelle édition établie, présentée et annotée sous l'égide de la Fondation René Guénon.

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