le-degout

  • Après dix-huit ans d'exil au Canada, Edgardo Vega revient au Salvador pour l'enterrement de sa mère. Ici, tout le révulse, la bière, les moustiques, la politique, la corruption, sa famille...
    Face à son vieil ami Moya, il s'en prend avec fureur à son pays gangrené par la cupidité et l'étroitesse d'esprit.

    Un livre culte.

  • Corps du malade, du mourant, du mort, du pauvre : au coeur de nos sociétés contemporaines, des agents administrent pour le monde social et à sa place les marges de la vie biologique et sociale. Comment les pompiers, les travailleurs sociaux, les employés des pompes funèbres, les aides-soignantes, les infirmières et médecins se débrouillent-ils avec le « sale boulot » ? Parmi les émotions dont ils peuvent être affectés, il en est une, particulièrement archaïque, apparemment spontanée et difficile à réprimer : le dégoût. Il renvoie aux sensations du corps, mais recèle aussi une dimension sociale : pas seulement dégoût du goût des autres, mais peur de devenir comme eux, surtout s'ils sont jugés socialement inférieurs. Le dégoût traduit une urgence à se « séparer ». Réaction somatique à la crainte du rapprochement physique et social, émotion « mixophobe », le dégoût trace une frontière avec l'autre, révélant les inavouables sociaux de nos sociétés. Cet ouvrage interroge ce que le dégoût « fait » aux interactions. On y découvre l'opposition radicale entre coulisses et scène, régie par l'autocensure professionnelle, et les mille stratagèmes permettant d'affronter ce qui révulse. Limitation du toucher, port de gants, lavage obsessionnel, embellissement du cadavre et toilettage des mots eux-mêmes, autant de techniques visant à mettre à distance la vie organique... des autres. Révélatrices d'une souffrance spécifique au travail, ces stratégies professionnelles avouent une ambivalence d'autant plus menaçante qu'elle semble de plus en plus indicible. Car secrété par le processus de civilisation, le dégoût est pris dans des interdits sociétaux incitant à le taire. Cela en fait un instrument d'autant plus précieux de lecture du monde social. Cet ouvrage apporte ainsi une contribution importante à l'histoire, à la sociologie et à l'anthropologie des sensibilités.

  • L´importance de l´histoire pour la vie et l´oeuvre de Chateaubriand, ainsi que l´attachement de l´auteur des Mémoires d´outre-tombe et du Congrès de Vérone à défendre un rôle et une carrière politiques qui culminèrent durant les années 1818-1830 ne peuvent être surestimés : il y allait, pour un écrivain qui s´est « rencontré entre deux siècles comme au confluent de deux fleuves », de son identité. Mais quel contraste offrent cet attachement et cette importance avec ses déclarations de détachement profond de la politique (« La chaleur de mes opinions n´a jamais excédé la longueur de mon discours ou de ma brochure ») ou ses méditations sur la vanité de l´histoire (« Les événements effacent les événements ») !
    En suivant la chronologie de l´oeuvre, l´auteur retrace l´élaboration progressive par Chateaubriand d´une relation difficile mais grandiose entre l´histoire générale et son histoire intime, celle de ses « songes », tendue par une réflexion sur le temps et le devenir. Cette élaboration aboutit à la création d´une figure, l´auteur-sujet des Mémoires d´outre-tombe, de part en part temporelle (« Je ne suis plus que le temps »), libre et tournée, plus encore que vers le passé, vers l´avenir, le nouveau, le possible.
    Bernard Degout, docteur HDR en littérature, est directeur de la Maison de Chateaubriand (Domaine départemental de la Vallée-aux-Loups). Particulièrement intéressé par les rapports entre histoire, littérature et politique sous l´Empire, la Restauration et la monarchie de Juillet, il est l´auteur de nombreux articles, a participé à des éditions de correspondances et à plusieurs ouvrages collectifs ; il a notamment publié Le sablier retourné (1998) et Victor Hugo au sacre de Charles X (2003).

  • Tony Chu, la série phénomène qui vous laisse un sale goût dans la bouche ! Originale, absurde et totalement décalée, la création de Layman et Guillory a remporté tous les suffrages aux États-Unis.À peine sorti de l'hôpital et encore marqué par le deuil de sa soeur jumelle, Tony Chu doit affronter un culte de fanatiques d'oeufs. Ces derniers ont déclaré la guerre à tous les mangeurs de poulets du monde. Pas évident pour un détective cannibale en pleine convalescence... Mais les dégoûts et les douleurs, ça ne se discute pas !« Un art de la surprise et des situations foldingues qui fait que chaque chapitre apporte son lot de fous-rires et de yeux ébahis [...] Nos papilles en redemandent ! » Bodoï« Chacune des histoires justifie pleinement les deux Eisner Awards remportés par la série. » Zoo« Une série totalement décalée, gore, mais extrêmement drôle, à dévorer avec appétit ! » dBD

  • Dégoût

    Laetitia Chazel

    Découvrez Dégoût, le livre de Laetitia Chazel. Bart, jeune avocat brillant, est fauché un soir par un conducteur qui prend la fuite. Le voilà privé de son odorat, de son goût, et de sa libido. En proie au plus noir désespoir, il abandonne sa femme, son emploi, ses amis et songe à en finir.
    Mais sa rencontre avec RR, propriétaire de palaces, change la donne. L'accident a en effet développé chez Bart la capacité de détecter les véritables intentions de ses interlocuteurs. Un talent inestimable pour le magnat redoutable et paranoïaque.
    Savoir avec qui s'associer, négocier en confiance, pouvoir écarter et éliminer les mauvais chevaux : le dégoût extralucide de Bart est la parfaite martingale ! Il devient le renifleur personnel de RR et se voit offrir, en échange, des soirées culinaires raffinées, de l'argent, un médecin très particulier. Et une amitié de plus en plus suspecte au fur et à mesure de leur voyage édifiant dans le monde des palaces.

  • Les présentateurs-vedettes-de-la-télé ont remplacé Albert Camus et François Mauriac. Être intelligent ne sert plus à rien." Nous sommes formatés enfants pour devenir des consommateurs sans personnalité. Il faut du temps pour faire la différence entre les vrais artistes et les faux. Tous les grands créateurs sont de mauvais élèves parce qu'ils ne copient personne. Enfant, je gobais tout. Adolescent, j'ai commencé à comprendre que Georges Brassens avait plus de talent que les yéyés. Dans les années Beatles, j'ai cru au mouvement hippie. Hélas, l'assassinat de l'actrice Sharon Tate m'a remis les deux pieds au sol : je ne pourrais m'en sortir que seul. J'ai donc arpenté les musées, dévoré des livres, vu des dizaines de films pour me fabriquer ma propre société artistique : Vermeer, Baudelaire, Jules Renard, Kurosawa, Miles Davis, Raymond Devos, mais aussi Anquetil, Bourvil, Maradona... Il faut se forger soi-même son propre gout qui impose le dégout des politiciens - des carriéristes sans dimension spirituelle -, des abonnés aux émissions télévisées, de tout ce qui nous éloigne de l'essentiel. Écrivain, chroniqueur littéraire et blogueur, Bernard Morlino aime Molière, Anna Magnani, Hendrix, Brassens, Garrincha... et déteste les imposteurs.".

  • OEuvre monumentale, parue de 1932 à 1995, voici donc Le Dictionnaire de Spiritualité enfin publié intégralement de A jusqu'à Z, avec un index particulièrement utile. A beaucoup de points de vue, c'était un défi. Le pari a été tenu. On peut même dire que les fruits dépassent le projet primitif, car très vite les perspectives du début ont été amplifiées et précisées. Dans les années 30, lancer l'idée et assurer la réalisation d'un tel dictionnaire pouvait paraître, face au bloc solide du dogme catholique, une entreprise marginale concernant les techniques de prière, les états mystiques et les divers phénomènes qui parfois les accompagnent... A cette époque, la réflexion chrétienne, encadrée et limitée par une théologie dogmatique, en grande partie déductive et obligatoire, avait besoin d'un nouveau souffle. Voici que la spiritualité, fondée en même temps sur l'expérience et sur la liberté qui président à l'invention des divers chemins conduisant à Dieu, renouvelait toutes les questions... Cette révolution tranquille s'est faite lentement, sans bruit, sans excès. A sa place, avec d'autres éléments similaires, elle a préparé l'éclosion irrésistible de Vatican II ; et aujourd'hui, patiemment, elle aide à bien comprendre l'originalité et le dynamisme de ce concile... Des milliers de collaborateurs, provenant du monde entier et de tous les horizons, ont contribué à faire de ce Dictionnaire ce qu'il est : particulièrement utile à tous ceux qui veulent mieux connaître les auteurs spirituels de divers pays, suivre l'évolution des mentalités, des institutions, des grandes notions fondamentales... et plein d'intérêt pour tous les curieux. Ainsi s'est-il répandu à travers le monde entier et dans tous les milieux.

  • « Maxime Devatine, vous êtes condamné à vingt ans de vie commune avec Bertha. » Maxime s'appuya au mur, regarda le vide et, comme dans la Bible, il éprouva la sensation qu'un oeil énorme le surveillait. Tuer Bertha ne serait pas à sa portée. Elle était beaucoup plus forte et plus rusée que lui...

  • Il y a, chez Drachline, comme une sorte d'inaptitude à la planète, une sorte de fondamental refus d'adhésion au réel social, qu'il subvertit au nom d'une révolte absolue, non d'un engagement « progressiste ». A.L.

  • Il y a, chez Drachline, comme une sorte d'inaptitude à la planète, une sorte de fondamental refus d'adhésion au réel social, qu'il subvertit au nom d'une révolte absolue, non d'un engagement « progressiste ». A.L.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • « Maxime Devatine, vous êtes condamné à vingt ans de vie commune avec Bertha. » Maxime s'appuya au mur, regarda le vide et, comme dans la Bible, il éprouva la sensation qu'un oeil énorme le surveillait. Tuer Bertha ne serait pas à sa portée. Elle était beaucoup plus forte et plus rusée que lui...

  • Quand c'est l'été
    Et que la rue entière ouvre ses fenêtres pour cuisiner
    Il y a tout plein d'odeurs qui circulent dans mon nez
    Du gâteau au chocolat
    De la noix de coco grillée
    Du gratin dauphinois
    Même des crevettes sautées
    Jusque-là
    Ça va
    Sauf pour celle qui me soulève l'estomac
    Me fait reculer
    Me fait plisser le front et froncer le nez
    Ils ont beau être chou
    Ils ne sont pas mimis du tout
    Ils sentent les oeufs pourris
    Même camouflés dans les lardons et le riz
    Les choux de Bruxelles
    Beurk que oui !
    Sont un haut-le-coeur garanti

  • Vers l'âge de huit ans, je fis deux découvertes capitales : que les grandes personnes mentaient sans arrêt, mais que les livres rétablissaient la vérité. Les grandes personnes, par leurs leçons et leurs punitions, s'acharnaient à me faire voir le monde tel qu'il n'était pas. Les livres me le montraient tel qu'il était, c'est-à-dire comme je le voyais moi-même.
    En outre, ils étaient délicieux car ils mettaient la vérité en musique. La vérité était du Mozart avec Voltaire, du Wagner avec Proust, du Beethoven avec Balzac, du Schubert avec Stendhal.
    La passion du papier imprimé ne m'a jamais quitté, et je dirais presque comme Montesquieu : L'étude a été pour moi le souverain remède contre les dégoûts de la vie, n'ayant jamais eu de chagrin qu'une heure de lecture n'ait dissipé.
    J.D.

  • " Peur et dégoût en Afghanistan raconte l'expérience de la guerre par celui qui l'a vécue de près, qui a connu l'effroi, la souffrance, l'ennui, la désillusion ; par celui qui a vécu, surtout, la passion pour la guerre ou, plus précisément, pour la vie " là-bas'. Peut-on revenir d'une guerre asymétrique ? Peut-on redevenir un homme après avoir témoigné de tant de violences, de tant de souffrances, de tant d'abus ? Comment, surtout, s'arracher des bras de la plus cruelle des maîtresses qui vous enivre de son parfum sauvage ? Histoire d'un rescapé, Peur et dégoût en Afghanistan relate le quotidien de la guerre, dépouillé d'héroïsme, mais riche pourtant d'une puissance évocatrice qui bouleverse par son honnêteté, par sa simplicité... Peur et dégoût pousse les limites du langage soldatesque. Ce témoignage ne raconte pas la guerre d'Afghanistan : il en est l'incarnation. " Stéphanie A. H. Bélanger, Ph. D.

  • À Montréal, comme dans bien d'autres villes, l'histoire de la mise en place d'un réseau d'égouts commence avec la prise de conscience des dangers pour la santé publique que constituent un développement industriel sauvage et une croissance démographique rapide.

    L'égout devient alors un outil par excellence pour contrer les effets pervers d'un processus d'urbanisation qui dépasse tout ce qu'on avait connu.
    La construction d'un réseau d'égouts se révèle être un projet de grande envergure au XIXe siècle. Ingénieurs, médecins, élus municipaux seront les principaux acteurs de combats épiques entre visionnaires qui veulent augmenter la qualité de vie de la population et administrateurs qui veillent aux finances publiques. Combats où les simples citoyens ont également tenu un rôle clé, rarement évoqué par les récits des historiens.

    L'histoire des égouts de Montréal s'inscrit dans l'histoire plus large du développement des villes au XIXe siècle. L'historien Robert Gagnon s'intéresse donc d'abord au processus d'urbanisation qui touche l'Europe et l'Amérique. Il étudie ensuite les effets de cette industrialisation sur la métropole canadienne. Il raconte la création d'un système d'égouts qui échappe au contrôle des grands capitalistes pour tenter de répondre aux intérêts de la population. À travers l'histoire des égouts de Montréal, c'est également celle de la vie quotidienne de ses citoyens et de leur santé que l'auteur raconte.

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