la-daronne

  • Comment, lorsqu'on est une femme seule, travailleuse avec une vision morale de l'existence... qu'on a trimé toute sa vie pour garder la tête hors de l'eau tout en élevant ses enfants... qu'on a servi la justice sans faillir, traduisant des milliers d'heures d'écoutes téléphoniques avec un statut de travailleur au noir... on en arrive à franchir la ligne jaune ? Rien de plus simple, on détourne une montagne de cannabis d'un Go Fast et on le fait l'âme légère, en ne ressentant ni culpabilité ni effroi, mais plutôt... disons... un détachement joyeux. Et on devient la Daronne.

  • Quand un daron croque la daronne !

    Après le succès de son
    Manuel du daron, Baptiste Staub reprend la plume et caricature le quotidien des futures mères parfaites ! Résultat, une balade hilarante dans le quotidien chamboulé des mamans et de leur compagnon bien sûr !

    Grossesse, accouchement, vie de couple, quotidien postnatal... L'œil et le crayon affutés de Baptiste Staub font mouche et apportent des réponses aux questions existentielles des futurs parents : pourquoi le ventre de papa gonfle tout au long de la grossesse ? Comment gérer le moment si délicat du choix du prénom ? Comment utiliser un test de grossesse ? (révélation !)...

  • Un témoignage d'une grande force et d'une grande sincérité, résolument optimiste, qui montre que les femmes sont la grande chance des quartiers populaires contre le radicalisme et le terrorisme. " Aujourd'hui, plus que jamais, il me semble important de transmettre aux plus jeunes générations l'histoire oubliée de nos daronnes. Dans nos banlieues, la "daronne', c'est la première femme que tu aimes, et la seule pour qui tu peux pleurer. "Daronne', un mot derrière lequel on cache avec pudeur tout l'amour contenu dans le terme "maman'. C'est parce que je suis sortie du chemin que la mienne avait tracé, en suivant un temps la voie d'une certaine "radicalité' religieuse, que j'ai voulu écrire ce livre. Ce qui m'a sauvé, c'est cet indéfectible lien façonné depuis l'enfance avec elle. Je suis revenue à l'endroit où j'avais rompu pour reprendre le cours de ma vie et mettre en accord toutes mes identités, qu'elles soient religieuses, culturelles, traditionnelles et nationales. Je me suis rendu compte à quel point c'était une erreur de vouloir être autre chose que ce que j'étais, une fille de daronne et fière de l'être ! "

  • De Airbags à Zyva
    Depuis que la Sécurité routière a lancé son slogan " Si t'as un Sam*, t'as le swagg ; si t'as pas de Sam, t'as le seum ", le public sait à peu près ce que seum et swagg veulent dire. Mais il n'est pas sûr que la publicité faite de ces deux mots ait été du goût de ses locuteurs habituels. Comme le soulignait déjà Victor Hugo : " L'argot cherche toujours à se dérober, sitôt qu'il se sent compris, il se transforme... Aussi va-t-il, se décomposant et se recomposant sans cesse. " C'est, parmi des centaines d'autres, le cas de beur (devenu rebeu, rabza, rabzouz), de l'antique daron(ne) et du classique keuf.
    Ce petit dico est donc un instantané du " langage des jeunes des Cités ", comme disent les médias qui oublient que le parler djeun's s'entend aujourd'hui à Trappes comme à Neuilly-sur-Seine. Ici et là, de airbags à zyva, ça rappe et ça zappe la langue de Molière à tout va ! Et à tout âge : l'ado, devenu lycéen puis étudiant, n'abandonne pas le parler de son " tiéquar ".
    Salah Guemriche, ancien journaliste, romancier et essayiste, est notamment l'auteur du très remarqué Dictionnaire des mots français d'origine arabe (Seuil 2007, Points 2015).
    * Sam : sans accident mortel.

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