Au Pont 9

  • Un seul etre

    Nic Diament

    « On a bu. C'était plaisant, tout était plaisant. On a ri. On a parlé. De quoi ? De tout, de rien. De la fille qui chante Zerline. De ma robe neuve. Anne passe la main sur sa cuisse et lisse le tissu bleu. Du dîner après. Un rite entre nous, je ne sais jamais dans quel restaurant... Puis je suis partie aux toilettes, il y avait une queue interminable et quand je suis revenue... »
    Anne se tait, le flic la regarde, les yeux flous derrière ses lunettes carrées. Myope lui aussi.
    Elle s'éclaircit la voix. « Je l'ai cherché partout. Au foyer, dans les couloirs, dans les escaliers...»
    Il faut très peu de temps pour qu'une vie explose. À moins que cela prenne vingt-cinq ans. Ce soir-là devait être une fête pour le couple parfait que forment Anne et Christian ; il se termine dans un commissariat. Entre enquête policière et radiographie conjugale, le roman d'une femme bouleversée qui n'a d'autre choix que de renaître à elle-même.

    Chartiste, franco-danoise, Nic Diament a exercé le métier de bibliothécaire notamment à la BPI du centre Pompidou et à la Bnf où elle a dirigé le Centre national de la littérature pour la jeunesse. Elle a publié un Dictionnaire des écrivains français pour la jeunesse (École des loisirs, Paris, 1993) qui fait autorité. Ce livre est son premier roman publié.

  • Un homme arrive un soir chez sa psychanalyste. Elle le fait entrer. Il attend. Elle ne reparaît pas. Alors qu'il découvre qu'elle s'est évanouie, un deuxième patient sonne à la porte. Et bientôt
    un troisième...
    S'ensuit un huis clos burlesque où chacun vit la situation à travers ses obsessions et ses chimères. L'un improvise un dîner, l'autre une séance de psy de groupe, un troisième s'en va explorer
    la maison.
    Dans ce roman qui joue avec les formes théâtrales, le narrateur embrasse peu à peu le langage des uns et des autres, jusqu'à ce que narration et dialogues s'imbriquent.
    Et pendant que se déploie crescendo cette fantaisie nocturne dans l'appartement sens dessus dessous, la ville montre en arrière
    plan certains signes de dérèglement.

    Isabelle Van Welden, née en 1954 à Paris, est venue à l'écriture à partir


    du jeu théâtral. Elle a travaillé longtemps à la Bibliothèque nationale


    de France.

    Précédemment, Le Palais des archives a été publié par les éditions Christian Bourgois.

  • Depuis Ulysse, les héros de nos livres ont pris l'habitude d'aller chercher leur salut dans les îles. De Robinson à Monte Christo, qu'on parte libre ou les fers aux pieds, c'est en creu-sant qu'on y trouve sa vérité.
    Discrète voire effacée, Ève n'a rien d'une héroïne, si ce n'est le courage d'affronter la réalité : elle n'aura jamais d'enfant. Pour accepter d'abandonner tout espoir, la voici qui débarque.
    Sur l'île aux mères, pas de rayon vert, pas de sauvages hostiles ou accueillants, mais des femmes, rassemblées par les hasards du tourisme. A la manière de l'Heptaméron, elles viennent tour à tour déposer leur histoire, leurs joies, leurs tourments surtout, aux pieds d'Ève. Dans la douceur de la fata morgana, ce phénomène étrange ou terre, ciel et mer se mêlent, les récits alors s'enchevêtrent, tentant de partager le secret le mieux gardé du monde, celui qui lie les mères à leurs enfants.
    L'auteur a su dépasser la diversité des cas cliniques pour chanter la douceur de l'échange et l'envoutante sensualité de ces mères entre elles. L'île aux mères, c'est l'Odyssée de Pénélope.

    Fatma Bouvet de la Maisonneuve est psychiatre et addictologue. Elle travaille notamment sur les troubles psychiques des femmes. Elle a publié de nombreux essais scientifiques chez Odile Jacob. L'île Aux mères est son premier roman.

  • « Le voyage à Constantinople », « La mauvaise vie », « Les vainqueurs », « Aurore et Marion », « Les grands froids », « Les feuilles de pêchers », « L'ombre d'un doute », « Les coups du sort » sont huit histoires vraies ou inventées, s'échelonnant de 1915 à 1993, et toutes resituées à Latillé, petit village près de Poitiers, que l'auteur connaît bien pour y avoir passé toutes ses vacances pendant près de cinquante ans. Plus sociologiques que psychologiques, ces nouvelles évoquent des épisodes souvent difficiles de la vie des gens, racontés du point de vue contemporain par une narratrice qui participe des mentalités villageoises tout en observant une distance qui permet l'humour. En concentrant ses histoires dans un même village, l'auteur nous donne à voir l'évolution des mentalités rurales tout au long du XXe siècle. Mais les thèmes abordés (mensonges, jalousie, viol, kidnapping, séduction et abandon...) et le ton utilisé donnent à ces nouvelles une dimension universelle. On rit, on sourit, on s'émeut, et l'on mesure combien le poids des conventions peut dénaturer les meilleurs sentiments dans un quotidien aux apparences paisibles.

  • Cette infortune

    Maxime Cochard

    Cette infortune Maxime Cochard C'est urgent, il faut quitter Roche-Rousse, son avenue du 18-Juin, ses loubards qui tiennent les murs, ses parents trop attentionnés. Bien, mais comment ? Quand on est jeune, séduisant et qu'on préfère les garçons, il y a d'abord Internet, et tous les HotLover914, un peu vieux, un peu timides, qui s'offrent à vous aider. Alors c'est Paris, ses belles avenues, la grande vie, les galeries du Marais. Mais on a beau se donner, il faut aller toujours plus haut, vers les sommets et leurs promesses d'argent et de pouvoir. Et dans les virages de cette course surgissent Lila, les étudiants croisés un soir d'Opéra, le petit frère qu'on a abandonné, et cette soif de justice qui grandit... Maxime Cochard a 32 ans. Militant politique, il a travaillé pendant six ans à l'Assemblée Nationale. « Cette infortune » est son premier roman.

  • Rentrer à la nage

    Rolf Lappert

    Wilbur n'est pas content et il tient à le faire savoir, et sans doute à le rester : chaque fois que les choses s'arrangent, il se débrouille pour tout faire foirer. C'est que la vie a une dette envers lui : sa mère meurt à la nais-sance, son père l'abandonne.
    Qu'est-ce qui fait pourtant que ce héros grognon trouve partout et toujours quelqu'un pour l'aimer ? Des camarades, des enseignants, des directeurs d'institution. Et des femmes surtout, toutes les femmes, des grands-mères, des institutrices et des maîtresses, des fausses mères même.
    C'est que Wilbur est si petit, si fragile, et si bon, même s'il s'en défend bec et ongles.
    Entre geste picaresque et road movie, Rentrer à la nage nous balade, de l'Irlande à New York, en passant par la Suède, sans compter le Nicaragua, la Bolivie, tous les pays rêvés avec Conor, l'ami fidèle, qui, pourtant, tue indirectement la grand-mère. Car la seule chose qui puisse empêcher les gens de faire du bien à Wilbur, ce sont leurs propres névroses.
    Le spectacle que nous donne Lappert, avec une neutralité qui est la forme la plus élégante de la tendresse, est un tour de passe-passe : tous ces personnages, toutes ces histoires s'emboîtent comme des poupées russes, et chaque fois qu'on découvre quelqu'un c'est une nouvelle histoire qui commence. Mais quand on arrive à la dernière poupée, c'est une douleur que l'on trouve, de celles justement qui sont dures, indurées, et qui ne s'ouvrent pas.
    Partez loin avec ce livre, loin dans le monde, loin dans les coeurs. Pas d'inquiétude, laissez-vous porter : vous rentrerez à la nage.

    Né en 1958 en Suisse où il vit après avoir passé de nombreuses années en Allemagne, en France, aux Etats-Unis, en Irlande, Rolf Lappert est l'auteur de huit romans. Rentrer à la nage, finaliste du Deutscher Buchpreis en 2008, a obtenu la même année le Schweizer Buchpreis.

  • « Elle m'avait serré contre elle, sa joue posée contre la mienne en une sorte de lente caresse, sa bouche tout près de ma bouche, tandis que ses hanches frôlaient mon bassin. Elle avait tourné un peu la tête puis elle m'avait embrassé à la commissure des lèvres. Ensuite elle s'était détachée... »
    C'est une histoire d'amour ! Vraiment, avec un début et une fin, comme tous les voyages en train ; et entre la peau du début et l'os de la fin, c'est un livre de chair, pas du tout triste.
    Qui doutera encore, une fois ce roman lu et refermé, de cette affirmation de Spinoza : « le désir est l'essence de l'homme » ? Y sont écrites cette force qui de deux personnes semble n'en faire qu'une - scènes de sexe explicites - et cette confiance amoureuse qui libère et conduit à ces gestes, à ces actes - faire l'amour - si exquis.
    On salive, pour le riz aux aubergines aussi. Mais toujours quelque chose vient troubler la fête.
    Il y a des romans ferroviaires, comme il y eut des romans par lettres. Transports des sens !
    Dans le TGV final : scènes de sexe - avec amour implicite ?

    Gilles D. Perez est né en 1965 à Casablanca. Agrégé de philosophie, il a enseigné en France et à l'étranger. Il a vécu et écrit à Paris, Sofia, Madrid, Buenos Aires. Roman d'amour avec scènes de sexe explicites est son sixième roman.

  • Que cherchent-ils, tous ? Samia, un téléphone, on s'en doute. Pour Antoine et Alain, c'est moins simple, pas sûr qu'ils le sachent eux-mêmes. Derrière l'austère façade d'un lycée parisien, ces grands murs qui ne s'entrouvrent furtivement qu'aux entrées et sorties de classe, on vit, on aime, on souffre, on peut mourir aussi.
    On les suit, eux et beaucoup d'autres, pendant un an. Yveline Piarroux nous fait (re)passer les portes de cet autre monde, dans un style parfaitement juste, qui joue du classicisme comme de la familiarité pour dire le quotidien, les rêves aussi.
    Ils se parlent ou s'évitent, se cajolent ou s'engueulent, sous les boiseries anciennes, autour des tables en contreplaqué. Et puis, il y a ce netsuke, un petit moine qui contemple le ballet de ceux qui vont et viennent, avec une ironie bienveillante, les mains cachées dans ses manches, du haut de ses trois centimètres d'ivoire. Peut-être sait-il ce qu'ils cherchent ? Mais il se tait.
    Enseignante à Paris, Yveline Piarroux a publié de nombreux articles en sciences sociales, notamment dans la revue Espaces-Temps. C'est sa première oeuvre de fiction.

  • « Si j'étais un peu plus patiente, je pourrais être une fille parfaite. J'attendrais que tu répondes à mes mails et si tu ne le faisais pas, ça n'aurait pas d'importance puisque je n'aurais pas de doute sur le fait que tu m'aimes. Pendant que tu ne répondrais pas à mes mails, je me roulerais dans l'indifférence alanguie des fins d'après-midi, j'écouterais la pluie d'été laver les rues, j'ouvrirais grand les fenêtres pour respirer l'odeur de la rue mouillée. »
    Elle l'attend et elle lui écrit. Elle lui écrit qu'elle l'attend, qu'elle attend qu'il lui écrive. Dans Paris déserté par l'été, elle enfile les mails, raconte sa mère, sa soeur, l'enfant, toute la famille Ricoré.
    Marie-Aimée Lebreton nous donne ce que nous attendions depuis que ce média a envahi notre quotidien, le premier roman par mail, dans la pure tradition du roman épistolaire, même si elle convoque au passage Spinoza et la Nouvelle star.
    Pour mieux nous dire ce qu'on vit quand on aime, et taire ce qu'on souffre.
    Marie-Aimée Lebreton est née en Kabylie. Elle est maître de conférences en Esthétique à l'université de Lorraine. Elle publie des romans, du théâtre et vit à Pari

  • « Mémé, elle dit : La question n'est plus de savoir si tu vas y arriver, mon Dédé. Parce que j'ai l'impression que tu y es déjà. »
    Mémé a le sens de la formule et l'art de raconter à Dédé qu'elle élève des histoires où il est question du destin des marins, de la vie des femmes restées à quai, des gars de vingt ans qui partent à la guerre, de l'extraordinaire niché au creux du quotidien. Dédé s'y abreuve et s'en nourrit jusqu'au jour où il lui faut partir, loin, vers les rives de la Méditerranée, mer de tous les possibles. Ces récits deviennent alors des compagnons et des guides tout au long du voyage initiatique qui le transformera et lui donnera les clés de sa vie future.
    Un roman optimiste, plein de tendresse et d'humanité. Pour croire que tout cela est peut-être possible...

    Joëlle Cuvilliez a depuis toujours le goût de l'ailleurs. Elle a longtemps vécu en Tunisie avant de poser ses valises en Seine-Saint-Denis où elle réside et exerce le métier de journaliste. Elle est l'auteure d'une quinzaine d'ouvrages.

  • Aris Sterianos entame un chemin de croix : il perd son tra­vail de journaliste, voit son monde s'écrouler et assiste à une série d'événements qui le mèneront, au fil de son enquête, au coeur d'un système où se croisent élites corrompues, nazil­lons, mafieux et gamins perdus. Tout cela sur fond d'une crise qui a tout balayé.
    Si la Grèce a été bien souvent sur le devant de la scène ces dernières années, ici on passe les portes du cliché. L'auteure nous guide dans une Athènes où la quête de la vérité (poli­tique ou personnelle), le courage qu'il y faut, le rôle rédemp­teur des mots côtoient l'horreur et honorent la vie. Même si elle mène si souvent à la défaite, c'est une défaite qui vaut toujours mieux que rien.
    Au fil des meurtres qui jalonnent sa route, l'enquête poli­cière d'Aris devient quête ontologique. Dans un style tour à tour acéré et poétique, Stavroula Scalidi pervertit avec gour­mandise et virtuosité les codes du roman policier, nous ca­chant jusqu'au bout ce que le héros sait depuis le début, pour le laisser découvrir ce qu'il ignore sur lui-même.
    Stavroula Scalidi est née en 1978 à Nauplie, en Grèce. Elle est à la fois journaliste et écrivain et vit à Athènes. Officine de la peur est son troisième roman (le premier, Tra­hison et abandon, a été primé par , une grande revue littéraire grecque).

  • « Lorsqu'on me demande à quoi je suis bon, je réponds : à ne pas faire trop d'ombre », se dit à lui-même JB, qui n'a toujours pas trouvé de port. Jeune adolescent de cette génération perdue des années 2000, il cherche à combler le vide niché entre ses deux initiales, le prénom amoché que lui ont donné ses parents. À côté de cette jeunesse à la dérive s'en profile une autre, celle de Solange, danseuse perfectionniste et téméraire, prête à tout pour bâtir le futur de ses rêves. Mais ni JB ni Solange ne savent lire les cartes du ciel.
    Dans ce petit quartier de l'est parisien qui leur sert de bocal, tous les adultes semblent tourner en rond à ces enfants. Ils s'aiment mais ne se touchent plus. Ils parlent mais ne s'écoutent plus. Le père de JB noie ses déceptions et ses chagrins dans un grand aquarium rempli de poissons rouges, qui trône au milieu du salon. Le père de Solange, lui, a renié la philosophie et coule désormais des jours absents dans son animalerie. Où vont toutes ces âmes en perte de mémoire ?
    Mais la vie n'entend pas laisser ces disques rayés conter à l'infini leur refrain. L'étrange entente entre ces deux adolescents, l'un aux ambitions écailleuses et l'autre déterminée, quelques pas de côté et quelques brasses de trop vont faire jaillir un nouvel univers. Dans ce premier roman à la fois comique et poétique, qui fait vivre les objets et parler les poissons rouges, une romancière de vingt-trois ans dévoile les incongruités des adultes à travers la recherche de soi des jeunes gens.

  • Les écrivains sont des voleurs, c'est un mal nécessaire. Mais qui se soucie de leurs victimes ? Thomas a pris la vie de Clémence pour en faire un roman, puis s'est enfui, son forfait accompli. Il laisse son fils David seul avec des absents : un père mort, des livres qu'il ne peut pas lire, une mère qui n'est plus là.
    Heureusement, la littérature ne fait pas que blesser, elle soigne aussi : Baudelaire est toujours là pour nous dire que même si nos ailes de géant nous empêchent de marcher, il nous faut toutefois avancer, et c'est ce que fait David, retrouvant sur sa route sa mère, pauvre oiseau blessé.
    Après Trouver l'aiguille, Hélène Bruntz retricote ici une famille déchirée, allant puiser au fond de chaque personnage maltraité par la vie ce qu'il faut de courage pour y croire encore.
    Le bonheur n'est-il pas la forme ultime de l'obstination ?
    Hélène Bruntz écrit depuis toujours. Le Prince des girafes est le deuxième roman qu'elle publie.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Catherine à vingt ans se trouve face à face avec le problème « amour ». Mais hélas, le chemin qui y conduit n'est pas toujours semé de roses... Que faire lorsque tant de tentations s'offrent à vous et qu'on ne sait pas encore ce qu'il en adviendra. Quelle route choisir ? Et de quels prix la jeune vertu d'une frêle créature devra-t-elle payer son expérience ?... Sera-ce Adolphe l'initiateur ou Pierre pour qui les femmes ne sont que plaisirs faciles et maîtresses enamourées, ou encore Marva dont l'expérience s'enrichit grâce à Catherine qui sera l'élu ? Sinon Djemal le Turc ? Si peu chaste qu'elle soit, Catherine ne sait que faire et pourtant les élans de son coeur comme de sa chair l'incitent à basculer plus vite qu'elle n'aurait cru dans les bras qui, avidement se tendent vers elle. Juan Casanova au nom prédestiné sait peindre et traduire avec délicatesse les émois de la chair rétive, mais consentante, de la perverse Catherine dont le corps incertain oscille devant le danger. Belle Catherine... Catherine chérie...

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Eté 1461, dans les geôles de l'évêque d'Orléans, le poète francilien Vallois fait la connaissance de Charles de Voulx, un capitaine normand audacieux qui veut trouver l'île de Brésile pour en rapporter le bois du même nom. Désabusé, il décide de l'accompagner, laissant derrière lui un testament destiné à être imprimé.

  • Juin 1985, deux jeunes femmes partagent la même chambre d'une maternité parisienne. Si leurs routes se croisent ce jour-là, à l'origine tout les sépare. Élégante et raffinée, intelligente mais romanesque, Valérie ne conçoit sa vie que dans le luxe. Elle a trouvé en Paul, séduisant promoteur immobilier, le mari idéal. En contrepartie, Valérie doit lui offrir un héritier... mâle, bien entendu. Brisée par un drame remontant à son enfance, trahie par les hommes, Jennifer n'a jamais réussi à construire durablement sa vie. Elle se raccroche à un dernier espoir : donner naissance à une fille. Face à un destin qui contrarie leurs projets, Valérie et Jennifer vont mettre à profit une erreur de la sage-femme... mais il est des désirs qu'il faudrait accepter de ne pas voir se réaliser !

  • «... Tu seras toujours le dindon de la farce ! » disait Délou. À trente ans, Robert n'a jamais choisi sa vie. Ballotté par les événements, il n'a trouvé son équilibre que grâce au soutien sans faille de Jérôme... Mais Jérôme n'est plus... Et c'est dans ce contexte éprouvant que son chemin croise à nouveau celui de Catherine... ravivant les souvenirs maudits de la tragédie de ses vingt ans. Pure coïncidence ou présage d'une remise en question du drame d'autrefois ? Robert ne pourrait en juger...

  • L'auteur, banquier pendant quinze ans, expose le fonctionnement de la banque et, en trois chapitres (les opérations de caisse, la Bourse et les crédits), trois cents techniques profitables aux clients.

  • Naître à la fin du XIXe siècle dans une modeste famille de paysans n'offrait à Antoine Laribotte que la perspective d'une vie simple faite de labeur et de privations...

  • A douze ans, auréolée de mystère, Agathe se démarque des autres enfants qu'elle inquiète et fascine à la fois. Son monde c'est un peu celui d'Odette Joyeux, avec ses frayeurs et ses cauchemars, lorsque, petite parisienne, elle venait passer ses vacances dans le village poitevin de Nieuil-l'Espoir. Publié pour la première fois en 1941.

  • La vie des Glouk

    N Wolf

    La vie des Glouk Nelly Wolf Les juifs ne sont plus à la mode, déplore Victor à une réunion des Ashkénazes Anonymes. Qu'est-ce qu'on va devenir, se demande Ety, si seules demeurent quelques familles minuscules, où on trouve malgré tout le moyen de se déchirer ? Qu'est-ce qu'on va transmettre, si les rescapés ne veulent pas parler, si tout le monde s'en moque, ou répond à notre place ? Nelly Wolf est universitaire, elle aurait pu se lancer dans une somme académique sur l'identité des intellectuels juifs français de 1990 à nos jours. Ou sombrer dans la « mélancolie de l'ashkénaze triste à famille merdique ». Mais il se trouve qu'elle sait écrire, et merveilleusement bien. Spécialiste du roman moderne, elle a choisi sa forme ultime, la série, avec ses repères, Victor, Ety, les enfants, ses personnages secondaires, ses silhouettes de passage. La chronique est juste parce que drôle. C'est que la chroniqueuse a l'oeil perçant, la dent dure, et le coeur plein d'une tendresse désabusée pour les hommes et les femmes comme ils vont. Goys s'abstenir ? Non. Car, affirme Nelly Wolf, « Les Glouk sont des juifs comme vous et moi ». Nelly Wolf est professeur de littérature française à l'Université de Lille. Elle a publié de nombreux articles et essais sur le roman français des XIX è et XX è siècles. La Vie des Glouk est son deuxième roman.

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