Les finalistes du Prix Libraires en Seine 2018 !

Vous avez jusqu'au 22 mai pour dévorer les 6 livres et élire le lauréat. Inscription dans les librairies du réseau.
  • Gabriële

  • Le camp des autres

    Le camp des autres

    Vous suivez un jeune garçon du nom de Gaspard. Encombré de son chien blessé, il fuit. La forêt les appelle, ils s’y engouffrent, s’y perdent et tentent d’échapper à la dangereuse et puante maison familiale. Tandis que la faim, le froid et la peur grandissent dans le cœur et les tripes du gamin et de son bâtard, vous espérez qu’une bonne âme va venir les sauver…
    Voici le début de ce formidable et bousculant roman d’apprentissage où notre héros ira à la rencontre de la Caravane à Pépère, agglutinement de marginaux de tous poils, vagabonds, utopistes, gitans, socialos et anciens bagnards qui terrorisèrent la France dix ans avant la bande à Bonnot, au début du xxe siècle.
    En rupture totale avec la société, ces récalcitrants épris de liberté, ces détrousseurs de grands chemins, mi-Robin des Bois, mi-bandits tout court, feront-ils une place à notre cher Gaspard ?
    Thomas Vinau use d’une langue inventive, organique et parfois incendiaire qui fait toujours mouche par sa précision et sa concision dans ce génial quatrième roman. 
    Vous répondrez à coup sûr à l’appel de cette caravane haute en couleur grâce à ce roman, le plus poétique et aussi le plus féroce de la rentrée littéraire 2017 !

    Thomas Auxerre, Librairie l'Amandier

  • Sucre noir

    Sucre noir

    Sucre noir c’est avant tout une histoire fabuleuse, une de celle qui, enfant, vous tenait éveillé jusqu’à pas d’heure, vous embarquait à la lueur d’une lampe de poche pour suivre une aventure empreinte de merveilleux, de chair, de vie et de mort !
    Avec un talent de conteur exceptionnel, Miguel Bonnefoy plante le décor de cette fable par une scène d’ouverture inoubliable : la fin du pirate Henry Morgan juché au milieu d’un arbre sur un trésor qui s’effrite comme un sucre.
    Trois siècles plus tard, on suit la destinée de la famille Otero sur trois générations. Grandeur et décadence de cette famille de planteurs et de producteurs de rhum qui préfigure la décomposition d’un État axé sur un schéma économique mono-productif et corrompu. En filigrane, la cupidité anime des protagonistes prêts à tout pour retrouver le trésor d’Henry Morgan.
    Ce superbe roman, le deuxième pour Miguel Bonnefoy après Le Voyage d’Octavio (finaliste du prix Goncourt du premier roman en 2015), est une fable au réalisme magique, écrite avec limpidité et fulgurance.

    Béatrice Putégnat, Les Cyclades

  • La nuit des béguines

    La nuit des béguines

    Peut-on imaginer des femmes vivant librement au Moyen Âge ? C’est tout le thème de ce roman qui nous entraîne dans le Paris du xivè siècle où des femmes ont décidé de vivre autrement. Elles habitent en communauté, dans un cloître, mais ne prononcent pas leurs vœux. Elles reçoivent leurs amis, s’occupent des défavorisés et sont totalement autonomes.
    L’auteure dresse le portrait de plusieurs béguines et plus particulièrement d’Ysabel, Ade et Maheut. Trois femmes qui optent pour un mode de vie différent. Néanmoins, dans un monde d’hommes, cette indépendance d’esprit gêne et notamment au moment de l’Inquisition. Ysabel, Ade et Maheut vont subir les conséquences du procès de Marguerite Porète, une des leurs, condamnée au bûcher pour hérésie suite à la rédaction du texte Le miroir des âmes simples.
    Le lecteur accompagne les béguines dans le Paris du Moyen Âge, dans ses ruelles tortueuses et redécouvre une partie de l’histoire de France. Si vous ne connaissez pas le béguinage, Alice Kiner vous en fait découvrir les rouages et les usages, dans un roman très bien documenté où réalité et fiction s’entrecroisent. C’est une plongée inédite dans cette époque.

    Marie Stefani, Anagramme

  • Le jour d'avant

  • Glaise

    Glaise

    Août 1914, au cœur du Cantal, Joseph se voit confier la lourde responsabilité « d’homme de la maison ». Son père, parti pour une guerre décidée par ceux qui ne la feront jamais, laisse derrière lui le désespoir et un avenir incertain. On ne vit plus on survit, mais a-t-on déjà vraiment vécu ? Car dans un environnement où chaque acte doit être utile, où l’oisiveté est synonyme de mort, on ne trouve pas le temps d’être heureux.
    L’amour et l’insouciance c’est pourtant ce que Joseph découvre au contact d’Anna, jeune citadine ayant fui la ville pour la campagne. Mais l’horreur demeure, et s’insinue dans les brèches, peu à peu elle distille son venin. Les champs et la forêt deviennent le théâtre d’une pièce abjecte, dans laquelle la folie de l’homme détient le rôle principal.
    Cette terre, Franck Bouysse en a extrait sa glaise et en a fait de l’or. Sculpteur, ébéniste et forgeron, artisan des mots, il nous entraine au plus profond de la nature sauvage des paysages… et de l’homme.
    Après son très remarqué Grossir le ciel, Franck Bouysse nous offre un bijou de lyrisme, un terrible vacarme silencieux qui résonne à nos oreilles comme un orage dans la nuit.

    Elura Larquère, Librairie Nouvelle

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